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Lundi 12 mai 2008

Dans le grand désert de sable, le vent souffle soulevant la poussière. Chassés des oasis de l'intérieur, papillons et libellules volent vers la bordure littorale ou l'air frais venu de l'océan rend l'atmosphère plus supportable. Dans les rochers, entre les dunes, un jeune fennec s'est réfugié. Profitant de la fraîcheur nocturne pour chercher de la nourriture, il a vagabondé toute la nuit puis, surpris  loin de son gîte par la chaleur matinale, il s'est réfugié dans cette grotte. Loin des siens, loin de ses habitudes, il est aux aguets. Au moindre bruit il agite ses oreilles comme une antenne radar à l'affût du plus petit mouvement. Au loin une caravane passe. Courbant l'échine, s'abritant derrière les dromadaires, les touaregs, enveloppés dans leurs burnous, le visage caché par le chèche,  avancent résignés vers l'oasis la plus proche.

Soudain un galop se fait entendre, le renardeau se réfugie dans le coin le plus sombre. Une gazelle apparaît dans l'entrée. Elle a fui devant un danger connu d'elle seule, aveuglée par le sable qui tourbillonne, elle cherche un refuge pour reprendre des forces. Elle entre, dans l'obscurité elle ne voit rien, pourtant ses narines frémissent, elle flaire et pénètre. Sa curiosité est aiguisée, elle inspecte les lieux et découvre le jeune animal tapi contre la roche. Il tremble. Elle s'approche et le lèche. Son instinct maternel lui souffle qu'il faut rassurer la bête. A grands coups de langue râpeuse elle le rassure. Il se détend peu à peu et se blottit contre elle.

Dehors les éléments se déchainent. Un voile sombre cache le soleil. Bêtes et gens attendent, on ne se rebelle pas contre la nature, on subit, deux ou trois jours de patience et le ciel redeviendra bleu, la vie reprendra son cours.

Gazelle et renardeau, serrés l'un contre l'autre, espèrent une accalmie. Ce soir peut-être, ils pourront rejoindre leur famille.

Se reverront-ils ? Surement pas ! Mais quand le fennec croisera la piste d'une gazelle, ses narines frémiront au souvenir d'un moment d'amitié.

                                      Nicole pour Dimitri

par Nicole Coste publié dans : contes d'ailleurs
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Dimanche 27 avril 2008

 

Anémones                                 Averses

V
iolettes                          Vent

Rhododendrons                                         Rafales

Iris                                                                          Inondations

Lilas                                                                       Le printemps se fait attendre 
Avril nous embaume

par Nicole Coste publié dans : poésies
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Jeudi 17 avril 2008

 Je vous offre un nouveau poème de Maryse.
Elle avait 14 ans.

 

Je suis effilée,
Ou je suis sans vie,

Je suis bordée de barbelé

Ou de très mignons petits nids,

Les rayons du soleil chauffent sur moi

Ou la pluie remplit mes ornières,

Je porte, un moment, le roi

Ou les travailleurs de la terre,

Quelquefois au-dessus des ponts

Je succombe sous tous ces poids,

Quelquefois je tourne en rond

Et beaucoup de fois j’ai soif .

Quel est mon métier

Au dessous des voûtes ?

C’est un jeu ? Personne ne sait,

Car je suis la route ou l’autoroute.

 

 

 

 

 

                                                                                                                                  

 

par Nicole Coste
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Mercredi 9 avril 2008
Un conte du Canada

En ce temps là l'ours régnait sur le ciel. Il paressait, allongé paisiblement , il gardait jalousement la lumière et la chaleur, toute la lumière et toute la chaleur.
Pendant ce temps sur terre, il faisait froid, très froid! Il neigeait dans les montagnes, il neigeait dans les plaines. Il faisait nuit sans interruption. Les animaux mouraient de froid et de faim.Un vent glacé soufflait, tous grelottait.
Devant cette situation catastrophique, les animaux tinrent conseil.
Ils discutèrent longtemps cherchant des solutions pour y remèdier. Une idée leur vînt, ils partirent à la recherche du plus grand arbre de la région. Après plusieurs jours de quête ils trouvèrent un sapin centenaire qui leur parut convenir. Il était si haut que la cime semblait toucher le ciel!
Ils appelèrent l'écureuil.
Celui-ci grimpa, grimpa...grimpa si-haut qu'on ne le vit plus. Il poursuivait son escalade , arriva dans le brouillard, puis dans les nuages. A mesure qu'il montait, il agitait sa queue et perçait un trou dans les cumulus. Inquiet, il se demandait si son ascension aurait une fin, pourtant malgré la fatigue, il n'abandonnait pas. Ses efforts furent récompensés, la voute s'éclaircit et apparut enfin une lumière. L'écureuil fut aveuglé, sa fourrure commençait à roussir à cause de la chaleur.
Il venait d'atteindre le monde d'en haut!
Mais aussitôt la lumière s'engouffra par le trou percé par la queue de l'animal. 
Sur
Terre  le jour fit place à la nuit. Les animaux applaudirent.
Tout la-haut les yeux de l'écureuil s'habituérent à la lumière, il regardait émerveillé, quand il vit dans une île proche, endormi à l'ombre d'un arbre inconnu, le maître des Terres d'en Haut: UN OURS ENORME. 
Aux branches de l'arbre pendaient des outres de belles tailles. C'était l'arbre à chaleur portant ses fruits pleins de la chaleur qui manquait tant sur Terre.
   -   Comment faire pour ramener un fruit, un seul suffirait à donner du bonheur à mes amis?
Il redescendit et leur raconta ce qu'il avait vu, puis il leur demanda de grimper avec lui. A la queue leu leu, les uns rapidement, les autres avec difficulté, tous entreprirent l'ascension à sa suite. Les premiers attendirent patiemment les plus lents et enfin réunis, les questions fusèrent:
   -   Qui aura le courage d'aller décrocher une outre de chaleur?
   -   Qui aura la force de la transporter?
   -   Qui n'aura pas peur de l'ours?
   -   Qui pourra courir assez vite pour lui échapper?
   -   Qui saura traverser l'eau pour atteindre l'île?
Le lièvre court vite mais ne sait pas nager!
Le castor nage vite mais n'est pas assez fort!
C'est alors que l'écureuil vit le renne, timide, assis à l'écart du groupe.
   -   Tu sais nager, tu es rapide à la course et tu as sur la tête des bois pour te défendre contre la méchanceté de l'ours! Veux-tu aller chercher une outre de chaleur?
Ils étaient tous d'accord, seul le renne était capable de s'acquiter de cette tâche.
Il accepta et partit vers l'île où vivait l'OURS TERRIFIANT.
Il nageait sans bruit, quand à mi-chemin, il entend une petite voix près de son oreille.  
   -   Je suis la souris, je suis sur ton dos bien accroché à tes bois!
   -   Tu es trop petite, tu vas te faire dévorer!
Le renne était faché mais il était trop tard.
   -   Tiens toi tranquille, ne bouge pas!
Sur l'île, il se précipita vers l'arbre, décrocha une outre et repartit en courant le plus vite possible. Réveillé, l'ours furieux détacha son canoé et pagaya pour rejoindre le voleur. Le renne appela la souris, silence, elle n'était plus là.
   -   Pauvre petite bête, elle a du tomber sur l'île.
Le renne nageait mais l'ours se rapprochait dangereusement quand sa pagaie se brisa. Son bateau se mit à tourner et le renne put rejoindre la rive. Applaudi par ses amis, il voulut leur raconter l'aventure quand la souris débarqua de la pagaie transformée en radeau! Elle avait grignoté le bois pour stopper la poursuite de l'ours!
Ils redescendirent sur TERRE.
A l'ouverture de l'outre, la neige fondit, une douce chaleur se répandit partout, 

Si quelquefois la lumière disparait, si le soleil ne brille pas toujours c'est que parfois l'ours, le maître d'en haut, vient se coucher sur le trou de l'écureuil!

   Depuis ce temps là, se succèdent le jour, la nuit, l'été et l'hiver!


 
par Nicole Coste publié dans : nicole-raconte
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Dimanche 6 avril 2008

Elle pousse sur les plateaux du sud Sahara.
Ses vésicules sont remplies d'eau et permettent
de se laver les mains.
 

par Nicole Coste publié dans : nicole-raconte
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Mercredi 2 avril 2008
 
Pour espérer il faut de la patience
La patience d'attendre
Mais attendre c'est espérer
 
     Maryse 25 juillet 73
par Nicole Coste publié dans : poésies
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Dimanche 30 mars 2008

Il a fait chaud toute la journée, la famille s'est réunie sur la terrasse pour profiter de la fraicheur de la soirée. C'est l'heure où chacun oublie ses soucis, c'est l'heure où on a envie de partager ses découvertes. Le ciel est étoilé, pas un souffle ne fait trembler les feuilles des arbres.

Marion, la fillette  est très intéressée par les explications de papa. A son âge on est curieux de tout, on veut tout savoir, tout connaître.

  • - Tu vois là se trouve l'étoile polaire qui indique le nord au voyageur!

Et là c'est le Grand Chariot !

Soudain, un froissement d'ailes, une chauve souris vient près du lampadaire chasser quelques insectes.

Marion pousse un cri

  • - Quelle horreur! Un vampire!

Papa éclate de rire :

  • - Ce n'est qu'une chauve souris qui vient manger les moustiques!
  • - Pourquoi dit-on qu'elle est chauve?
  • - Parce que ses ailes n'ont pas de poils!
  • - Pourquoi?
  • - Ecoute, c'est une belle histoire qu'on m'a racontée quand moi aussi je m'interrogeais!

Il y a bien longtemps, un roi, le roi Salomon avait le pouvoir de parler aux animaux et de comprendre leur langage, il réglait les conflits et son autorité n'était pas contestée,  tous respectait ses décisions.

Un jour, pensant qu'on lui avait désobéi, il les convoqua et annonça qu'il allait les déplumer pour les punir.

La chauve souris arriva la première et insista pour subir la punition sans plus attendre ! On voulut la faire patienter. Le roi était juste et souhaitait connaître les raisons de la faute. Mais devant l'insistance de l'animal, il ordonna à ses serviteurs de la déplumer afin qu'elle puisse repartir au plus vite vers  ses occupations.

Ainsi fut fait ! Plus tard quand tous les animaux furent rassemblés, ils expliquèrent au roi les raisons de leur désobéissance. Celui-ci réfléchit longuement et décida de pardonner. La chauve souris fut donc la seule à subir le châtiment. Honteuse, de peur des moqueries elle décida de ne plus sortir que la nuit pour se nourrir ! C'est pour cela qu'elle est devenue un oiseau nocturne. Répudiée, mise à l'écart, certains la considèrent comme maléfique.

Voilà comment, par sa précipitation, la chauve souris s'est fait une mauvaise réputation !

  • - Elle n'est pas méchante? Demande Marion.
  • - Non, elle cherche sa nourriture. Celle-ci est une pipistrelle. Et maintenant, au lit!



    Histoire inspirée par une légende africaine
par Nicole Coste publié dans : Histoires pour les petits
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Lundi 24 mars 2008
 

 

 

Tu as coulé jeunesse,

Déjà voici Vieillesse.

Lorsqu'on allait danser,

Lorsqu'on aimait chanter,

Lorsqu'on allait jouer

Avec notre poupée,

Lorsqu'on grimpait partout

Et qu'on adorait tout,

Passé n'existait point,

Avenir était loin.

                                                                                                                           Maryse 1970

 

par Nicole Coste publié dans : poésies
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Mardi 18 mars 2008
 
Pluie sur le Sahara
 
L’été a été très chaud comme en témoigne le paysage desséché qui s’offre à nos yeux. Depuis six mois pas une goutte de pluie n’est venue  humidifier et rafraîchir  l’atmosphère. Les moutons broutent les rares brins d’herbe qui poussent sur les rochers de la hamada. Les chèvres errent dans le village, chapardant les détritus, elles lorgnent d’un œil avide l’étalage des fruits et légumes. Avec le retour de l’automne, chacun se prend à espérer : Allah sera miséricordieux et enverra l’eau salvatrice.
De temps en temps les hommes scrutent le ciel : des bataillons de nuages s’avancent à l’ouest, la température a chuté de quelques degrés, cette fois l’attente sera récompensée. Mais ici rien n’est simple, il ne suffit pas qu’un gros cumulus stagne au-dessus de nos têtes pour qu’il crève et dispense un arrosage.  
Le vent se lève, violent. Chacun se calfeutre chez soi et assiste impuissant et plein d’espoir  à la révolte des forces de la nature. Les papiers tourbillonnent, les portes claquent, la mer se gonfle et les vagues se jettent à l’assaut de la falaise. Emportées par le souffle puissant, les boules d’écume blanchâtre s’envolent et se posent sur le sol caillouteux.  Quelques gouttes s’écrasent puis tout s’apaise, le ciel redevient bleu pourtant au loin une nouvelle attaque s’annonce. L’horizon s’obscurcit, un nuage crève sans plus de succès. Il faudra attendre le soir, la nuit venue pour entendre le crépitement de l’eau sur la toiture. Hélas dans ce pays de la démesure, un ruissellement dévastateur conclus  souvent la lutte entre les éléments déchainés. A l’aube le soleil se lève inconscient du combat de la nuit. Sur le plateau,  des flaques subsistent, dans une semaine elles se couvriront de reflets verts qui feront la joie des ovins.  « La moindre goutte d’eau tire du sable l’étincelle verte d’un brin d’herbe » ( Saint Exupéry, Terre des hommes)
Parfois la chance sourit et une averse s’abat sur la région. Vite, chaque parcelle de terre cultivable est labourée et l’attente continue : « pleuvoir n’est rien si le sol ne boit pas quand il faut à l’heure des semis et de la récolte ». 

Quand les conditions climatiques sont favorables, des milliers de fleurs surgissent entre les cailloux, le miracle de la vie se renouvelle pour le plaisir des yeux et dans les familles l'espoir renaît: cette année le blé lèvera et le troupeau mangera. Par la Grâce d'Allah!
   
                                 Nicole   18 mars 08
                 En supplément quelques proverbes Touareg :
Le courage de la goutte d'eau, c'est qu'elle ose tomber dans le désert
Les rêves ont leur place dans la vie, une vie sans rêve est comme une terre sans pluie.

Pour lire d'autres proverbes et récits de voyage, allez chez Danae!
par Nicole Coste publié dans : Récits de voyage
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Mercredi 12 mars 2008
Conjugaison du verbe : donner
 
Je te donnerai la vie
Tu me donneras l'espoir
Il  te donnera l'avenir
Nous te donnerons l'amour
Ils te donneront les peines
 
 
 
J'ai écrit ce poème lorsque j'ai su que j'étais enceinte de Kiki
                     Maryse 5 février 1976
 
 
 
 
Kiki a aujourd’hui 31 ans ; elle est à son tour maman 
 
d’Emma et de Nathan, Bruno est venu quelques 
 
années plus tard, il est  papa de Théo et de Ethan.
par Nicole Coste publié dans : poésies
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