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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 07:05

C'est un pays tout plat, où les montagnes sont des dunes blondes qui se déplacent
quand vient le chergui.
C'est un pays où libellules et papillons annoncent le vent chargé de sable...
où les embruns signalent la mer si bleue, si proche qu'on ne voit pas mais qu'on entend
C'est un pays qu'on nomme désert, où la vie se cache:
la gerboise au pelage couleur du sable se repose à l'ombre du rocher, attendant la fraîcheur nocturne pour s’extraire.
le scorpion jaune sous la pierre dardant sa queue prêt à fondre sur l’ennemi,
les mouches qui bourdonnent....
C'est un pays où paissent chèvres et dromadaires....
C'est un pays où l'eau douce est absente mais où les vagues à la crête blanche se fracassent
contre les falaises ocre.

C'est un pays de liberté....
C'est un pays que j'aime....

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8 septembre 2017 5 08 /09 /septembre /2017 11:06

Je vous offre aujourd'hui un conte écrit par une personne qui m'était chère:

C’est une conque marine, ourlée de sable blond, nichée au pied des dunes, un des plus beaux joyaux de la côte d’argent, entre Landes gasconnes et le vaste océan. On ne peut hésiter, c’est un miroir de jade. C’est un trésor des dieux. De l’Olympe lointain Poséidon créa pour nous le Bassin d’Arcachon où sans arrêt la mer se donne et se retire. On dit : c’est la marée.

Mais pourquoi ces marées ?

Alanguie de beauté d’air pur ou de couleurs, je m’étendis ce jour sur la grève dorée.    Clignant des yeux, tamisant la lumière, doucement caressée par la brise marine, je vis alors :

Une perle de lune

Pure comme un diamant

Venue du firmament

Reposait sur la dune

Un astre échevelé

Comme un éclair d’argent

Émergeant de l’Orient

Sourit émerveillé

Reflet! Lueur! Extase!

L’un par l’autre attiré

Astre et perle emmêlés

S’évanouirent dans l’espace.

J’ouvris les yeux. Mais quoi donc ? Je rêvais ; « Non, tu ne rêvais pas. C’est bien ainsi que sont nées les marées du Bassin d ‘Arcachon ». Où suis-je ? D’abord une vision et maintenant des voix. Aurai-je perdu la raison ?

  • Oh ! non. Nous sommes près de toi. Regarde.

Tout près de moi, je ne vois qu’un petit œillet des dunes, blotti dans un creux de sable et près de lui, un chardon bleu, autre parure de la dune. Tous deux semblent rêver en regardant les cieux. L’œillet exhale son parfum léger, subtil, comme un impalpable voile odorant. Et le chardon étale son étoile d’un bleu délicatement argenté par la lumière de ce jour d’été.

Comme je le regarde éberluée, j’entends en un souffle : »C’est un secret que tu viens de percer. Si tu veux savoir, ferme les yeux, écoute. »

Alors j’obéis et j’entends ceci.

« Tu vois, chaque jour cette eau, éternelle vagabonde qui, vue par un poète :

« Rampe, bave, avance, recule,

Et revient épandant  une frange d’écume ».

Il y a de ça beaucoup de temps le Bassin était un lac calme, dormant, à peine ridé par les caprices des vents et protégé par les dieux.

Poséidon, lui-même, avait interdit au tapageur Océan de jouer sur ce golfe, site réservé aux oiseaux de son île, aux tamaris des rives, séjour de calme et de douceur. Eole, dieu des vents, lui-même montait la garde, retenant les tempêtes en de  ça de la dune. Tout était codifié. Pas une lame ne franchissait la passe. Entre dieux on peut bien s’entraider. Entre dieux, disons-nous, mais les dieux ont tellement d’ouvrage qu’il leur faut se faire aider, voire se faire remplacer. Le monde est bien trop vaste et, eux, prennent de l’âge.

Les jours, les ans passèrent. Et les dieux vieillissants revinrent vers l’Olympe, laissant l’ouvrage à des plus jeunes, leur léguant leurs pouvoirs. Et l’on vit tout un monde de fées, de génies, de nymphes, de sylphes et j’en passe, peupler les domaines des dieux.

Plus jeunes, plus fougueux, imitant les humains, tour à tour chaleureux, belliqueux, généreux ou jaloux … que sais-je ? Et la lune, là-haut, complice, les aimait, les aider, les excitait peut-être.

Certain jour un génie des mers et des eaux survolant le Bassin, se rapprochant des berges, aperçut une nymphe gracile autant que belle, nymphe au teint rose, avançant parmi les fougères, parmi les pins.

Il revint, la croisa, la salua. Rencontres qui n’étaient point dues au hasard. Bientôt tous deux plus familiers se promenaient dur le sable des dunes, sur le sable des plages, allaient par la forêt près des bruyères roses, on se baignait aussi et bien sur on s’aimait. Bientôt on décida de s’épouser.

Tout le monde magique bon et généreux, qui hante l’air, les eaux, les bois, fut convié à la noce. Et du soleil couchant jusqu’à l’aube nouvelle, ce serait la fête.

Avec la chanson des cimes, le murmure de  la brise, le clapotis de l’eau, le ciel se remplit d’étoiles, tout alla pour le mieux… jusqu’au moment où nos amoureux tendrement enlacés, saluant leurs amis, s’envolèrent vers leur refuge secret.

Les démons, les méchants, les êtres malfaisants non conviés à la noce veillaient. Ce fut terrible. Arrivant fou furieux un gros nuage noir surgit on ne sait d’où, poussé par un vent en folie.  Un éclair enflamma tous les cieux en un fracas épouvantable, foudroyant nos deux amoureux.    

De leurs corps déchiquetés, tombés sur le sol de la grève, un long ruisseau s’écoula sur la terre et sur l’eau. Le Bassin s’empourpra. La terre se colora jusqu’en ses profondeurs intimes. Le désastre et l’horreur envahirent les lieux. Que faire, sinon appeler à l’aide les dieux ? Qui donc pourrait jamais redonner son visage de paix, de calme, de douceur, de beauté et d’amour à ce coin de paradis !

 En remontant le temps, on consulta Eole. Il parut tout contrit. « J’avais promis, dit-il de veiller sur mes vents, mais mon outre est si vieille, et je suis si usé que je ne peux retenir les effrontés ! Pourquoi maintenant ne pas ouvrir la porte de l’Océan ? Ses allers, ses retours, en balayant les eaux, referaient l’onde claire et laveraient la plage. »

Et oui, on ouvrit les passes. Et alors arriva ce que l’on voit encore.

   « La mer glisse, elle ondule, elle lèche le sable

      Insinuante et douce, elle lèche la plage »   (encore le poète)

Et puis elle repart vidant les berges et découvrant de larges étendues.

Ce ballet incessant, nous rendra-t-il un jour cette conque  de nacre aux eaux de saphir et de jade, brodée de sables d’or ? Non car la terre landaise a gardé en son sein le sang des deux amants. Elle en a fait l’alios qui inlassablement envoie vers le Bassin par les Leyres  voisines, son ocre rouge jusqu’à la fin des temps. Et jamais l’Océan n’aura fini sa tâche. Ainsi perdureront les marées du Bassin d’Arcachon.

Avant de clore ce récit, sachez que pour préserver le souvenir des amants malheureux, les Dieux ont déposé deux fleurs dessus la dune aride : un œillet rose, un chardon bleu. Je vous ai dit comme ils sont beaux. Humbles et solidaires, indifférents au temps qui passe, ils content cette histoire à qui veut bien, l’entendre en écoutant les pins, en regardant les flots. La mer, chaque jour, à chacun d’eux laisse sa dédicace et fait deux fois le trajet.

  • Mais n’est ce pas un rêve ?

  • C’est souvent en rêve qu’on voit la vérité !

« Virgile abandonnait les fêtes de Padoue

Pour s’en aller rêver aux marais de Mantoue »   Delille

Et faire naître en ses poèmes Rome.

Ici, je vous le dis, c’est signé

Là sur le sable humide,

Lisez : marée haute – marée basse

Vous voyez bien que c’est vrai !

        Simone Pomirol  1999

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24 août 2017 4 24 /08 /août /2017 14:09

Après de nombreux voyages au Maroc nous avons choisi, cet été,  de passer quelques jours en Bretagne!

Je voudrais partager avec vous quelques découvertes de petits ports bretons  en Bretagne sud:

Le Port de la pointe de  Trévignon: https://youtu.be/V8VPqGAPxw0

Le port de Doëlan:https://youtu.be/oVII5M4Mb1s

 

Je vous invite à visiter Pont Aven:https://youtu.be/IPuAYTiaRuU

 

   Bonne promenade!

         Nicole

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 11:06

Le baobab

 

Il est dans la savane un arbre qu’on ne peut ignorer.

Appelé arbre de vie, mais aussi arbre pharmacien, c’est le baobab !

Phénomène de la nature il impressionne par son importance. Son tronc ventru peut atteindre 12mètres de circonférence et il culmine à 25 mètres ! Sa longévité est exceptionnelle, plus de 2000 ans. Arbre à palabres, il est sacré pour les tribus africaines et ne doit jamais être coupé.

 Il est couronné de branches irrégulières dépourvues de feuilles   pendant toute la saison sèche (qui peut durer jusqu’à 9 mois par an), et sont semblables à des racines.

Cette caractéristique lui a valu le nom d’arbre à l’envers et de nombreuses légendes circulent à propos de ce phénomène. 

 Au premier temps de la création, après avoir installé hommes et animaux sur terre, Dieu décida de distribuer à chacun une graine pour faire pousser un arbre. Il leur présenta les différentes espèces et chacun choisit la sienne. L’hyène arriva en retard  

Et elle n’eut pas le choix, le baobab était le dernier, elle en fut dotée ! Très en colère de se voir imposé cette semence elle la jeta dans l’immense étendue. Celle-ci retomba à l’envers et réussit à croitre  les racines en l’air !

D’autres explications circulent pour expliquer cette curiosité de la nature. Beaucoup ne sont pas très tendres pour cet imposant « personnage » !

On dit également que lors de la création du monde, Dieu plaça un baobab et tous furent impressionnés par son allure majestueuse. Les oiseaux se posaient sur ces branches et les félins se reposaient à  son ombre fraîche.  Tous le remerciaient  et le baobab était très fier ! Il devint ensuite orgueilleux et hautain et se mit très en colère lorsque ses compagnons ne lui adressaient pas suffisamment de compliments. Il fut prié de changer d’attitude sous peine de punitions. Mais il poursuivit ses remarques désobligeantes. Alors Dieu l’arracha et le replanta à l’envers !

Mais quand on prononce « baobab » mes pensées s’envolent vers le Petit Prince ! Souvenez-vous, il luttait contre les jeunes pousses de cet arbre maléfique  qui allait envahir et détruire sa planète. Puisse le mouton brouter ces arbustes et  permettre à la rose de s’épanouir afin que le bonhomme blond admire les couchers de soleils !

        Nicole  31/01/2017

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29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 15:11

Connaissez-vous les belles histoires du sapin de Noël ?
De nombreuses légendes circulent. L’une d’elles dit que la coutume viendrait d’Egypte. Un voyageur revenant du pays des pyramides raconta que là-bas, on construisait un édifice en bois rappelant les célèbres Gizeh, Kheops, Khephren qui se dressent dans le désert. On décida, en Europe, de faire de même pour célébrer le solstice d’hiver, couronnant l’œuvre d’un disque doré pour célébrer le soleil et la chaleur à venir.
Plus tard Martin Luther demanda qu’on remplace ce simulacre par un sapin. Ses branches toujours vertes étaient un présage de printemps. Elles furent couvertes de petites bougies, symboles de la vie et de la foi.
Une autre légende raconte qu’un bûcheron rentrant chez lui à la nuit tombée fut ébahi par la beauté du spectacle qu’offraient les étoiles brillant à travers les branches des sapins couverts de givre. Expliquant à sa femme la beauté de la scène, il alla couper un sapin et le couvrit de rubans et de bougies ! Les voisins, et surtout les enfants, éblouis à leur tour décidèrent de faire de même !
Voici celle que je préfère :
Une maman s’affairait à préparer la soirée de Noël. L’arbre était dressé, garni de bougie, la pièce consciencieusement nettoyée, dépoussiérée. Le soir venu, tandis que la maisonnée dormait, les araignées chassées revinrent et découvrirent le sapin. Elles s’activèrent à tisser leurs toiles entre les branches. Quand le père Noël vint faire sa distribution de jouets, il les trouva heureuses et satisfaites de leur travail. Pour parachever la décoration il changea les fils grisâtres en fils d’or et d’argent. L’arbre se mit à scintiller et à l’aube les enfants ravis découvrirent la merveille !
C’est depuis ce temps là que les guirlandes décorent désormais tous les sapins de Noël !
Mais la légende dit qu’il faudrait toujours glisser entre les branches de gentilles araignées !

Nicole

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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 15:23

    Une petite fille m’a, un jour, révélé  une histoire surprenante !

Elle s’est approchée et m’a chuchoté à l’oreille :

  •   Tu sais, j’ai rencontré trois arbres qui marchaient.
  •   Impossible lui ai-je répondu avec ma logique d’adulte.
  •   Si, je t’assure et ils m’ont  conté leur aventure.

Je me suis assise, elle est venue tout contre moi et de sa jolie voix chantante a commencé :

Il était une fois trois arbres….

Il y avait un vieux chêne, un jeune châtaignier bavard et un pin maritime haut très haut et très arrogant.

Venus de différentes directions ils se retrouvèrent dans une clairière. L’ancêtre âgé de près d’un millénaire,  quittait le parc de Vincennes, lassé des visiteurs qui sans cesse le photographiaient et lui arrachaient un bout d’écorce. Il faut dire qu’une rumeur le signalait comme étant l’arbre sous lequel Saint Louis rendait la justice, l’arbre de la sagesse. Le châtaignier,  né dans le Périgord,  avait survécu à la dernière tempête. Le hurlement du vent, les craquements sinistres, la vue de ses compagnons jetés à terre le firent frissonner. Le bruit aigu des tronçonneuses, quelques semaines plus tard, le fit fuir  ce lieu maudit. Le pin tirait gloire de n’avoir point succombé aux tornades qui sur la côte, dévastèrent les pinèdes et soulevèrent la colère de l’océan. Il ne dirait jamais que sa situation privilégiée lui assurait la vie sauve. En effet, planté derrière une habitation, il était protégé des bourrasques qui régulièrement venaient de l’ouest. Cette fois, il l’avait échappé belle ! Pour ne plus voir ce désastre il  prit  la route. 

Des jours et des jours de marche, narraient le vieillard  encore alerte, j’en ai vu des forêts !

Oh ! Moi, j’ai dévalé des montagnes, les glissades sur les pentes neigeuses, un vrai régal ! J’avais perdu mes feuilles et me sentais léger et libre. Les flocons tourbillonnaient et se posaient pour me faire une jolie parure !   

Et moi, j’allais sur les routes de France, tout le monde admirait ma ramure. Au milieu de l’hiver vous aviez tous l’air de moribonds ! Le vert de mes aiguilles, l’odeur de résine, faisaient rêver, je suis l’espoir des jours meilleurs !

Ainsi  devisaient-ils  dans la clairière où ils s’étaient rencontrés. C’était le début du printemps, les bourgeons commençaient à poindre sur les rameaux des trois compères.

  •   Voudriez-vous faire un bout de chemin avec moi ? Demanda le châtaignier qui commençait à s’impatienter.  Si nous restons là à bavarder, nous allons prendre racine et n’est-ce pas ce que nous avons refusé ?

L’ancien, en bon patriarche, réfléchit longuement.

      -  Où irons-nous? L’été, la canicule viendront dans quelques mois.

  •  Je n’ai aucunement peur de la chaleur bien au contraire !  Elle me convient et permet à mes pommes de s’ouvrir en libérant les pignons !
  • Moi, dit le chêne, j’aimerai voir la mer !
  • Et moi, j’ai des rêves de paysages lointains ! Aller dans les pays chauds,  voir les palmiers et les oliviers,  offrir mes châtaignes à ceux qui ont faim !
  • Tu es un jeune sot ! S’exclama le pin. Comment traverseras-tu la mer ? Je la connais et sais que ses vagues nous repoussent vers les terres.

La discussion dura des heures et des heures. Le ton s’éleva et il fallu toute la diplomatie du vieillard pour  éviter une séparation. Ils prirent la direction du sud. Quelques oiseaux se posèrent sur leurs branches et firent des plans pour y construire leur nid, mais quand ils revenaient, un brin de mousse dans leur bec, une mauvaise surprise les attendait : les arbres étaient repartis vers d’autres horizons.

Tout en cheminant, ils bavardaient  se racontant des histoires de forêt !  Le pin, orgueilleux comme un pou, voulait chaque fois être le meilleur, le plus fort ! L’ancêtre ne trahissait pas sa réputation d’arbre de la justice et le plus jeune les écoutait en souriant.

Au début de l’été ils stationnèrent sur une place. La ronde des saisons qui jamais ne s’arrête, avait permis au feuillage de chacun de se développer. Désormais chêne et châtaignier arboraient une parure dont la magnificence faisait envie au pin. Celui-ci cependant ne l’avouerait jamais ! Il continuait à pérorer, faisant étalage de sa soi-disant science et de ses connaissances diverses. Ses deux compagnons avaient pris la sage décision de le laisser parler et de profiter de la beauté des paysages. Installés au milieu du square, les voitures venaient se ranger sous leurs branches pour bénéficier de l’ombre rafraîchissante. Les enfants jouaient et leurs cris et jeux mettaient de la gaîté.

Ils décidèrent de faire une longue pause,  de jouir du calme et reposer leur tronc et racines. Cependant  une semaine plus tard ils recommencèrent à sentir des fourmillements dans leurs extrémités.

  •   Non, décidemment je ne suis pas fait pour l’immobilité ! décréta le plus jeune. Qui m’aime me suive ! Je repars en promenade.  

Et tels les trois mousquetaires, unis comme de bons copains et pourtant se chamaillant sans cesse, ils reprirent la route.

Leur marche les entraina vers des rivages marins. Dès qu’il sentit les effluves iodées de la mer, le pin se sentit tout chose ! Il perdit de sa superbe et se remémorant son enfance et sa vie d’avant il se prit à raconter à ses amis de belles histoires. Les écureuils qui volaient de branche en branche, les résiniers qui fendaient son écorce pour récupéraient son sang, lui laissant une cicatrice. C’était il y a bien longtemps, peut-être était-ce ses parents qui avait connu l’outrage, mais peu importe ! Les deux autres étaient sous le charme. Mais lorsque sa vanité  reprenant le dessus, il évoqua les ramasseurs de cèpes, ils rirent de bon cœur ! Que s’imaginait-il donc ? Les bolets poussent aussi dans les chênaies et les châtaigneraies ! Cependant il leur cloua le bec.

  •   Et les bidaous ? Ils élisent domicile sous vos branches ?

Silence, les deux compères ne  connaissait pas ce champignon. Il faut dire qu’on ne le trouve que dans les pinèdes qui bordent l’Atlantique !

Les échanges de souvenirs terminés, il fallait prendre une décision importante :

  •   Allons-nous rester là jusqu’à l’automne ? Le soleil qui déjà darde ses rayons ne brûlera-t-il pas nos futurs fruits ? Et quand l’hiver sera de retour, quand à nouveau se lèveront les tempêtes, comment  résisterons-nous ?
  • Je suis las de cette errance ! Je suis trop vieux pour courir le monde ! Je voulais voir « ailleurs », c’est fait, je me suis éloigné de mon parc, j’ai rencontré des amis, vous, il est temps que je choisisse le lieu de ma retraite !
  • J’ai gambadé, découvert d’autres horizons, je dois me poser quelques années pour permettre à mes châtaignes de trouver un sol adéquat et de germer pour assurer la continuité.
  • Loin de mon océan aux colères terribles, j’ai trouvé une colline d’où je pourrai admirer, de loin, la grande bleue ! 

Et c’est ainsi que les trois amis, élurent domicile sur un plateau des Corbières protégés de la tramontane. Mais de temps en temps, quand l’inaction est trop pesante, ils font une promenade et c’est au cours de l’une d’elle que Sylvie les rencontra.  Ravis de trouver une oreille attentive, ils lui contèrent leur secret.

 

à mon tour je vous le confie ......

 

                                             Nicole

 

         

 

 

 

 

 

 

 

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15 mai 2016 7 15 /05 /mai /2016 07:39

En bordure du Niger il est une ville dont le nom fait rêver : Tombouctou la mystérieuse. On raconte qu’ici, il y a bien longtemps les nomades ont confié la garde d’un puits à une vieille femme nommée Bouctou.

Venues du Sud, chargées d’or, venues du nord, lestées de plaques de sel, les caravanes y échangeaient leur cargaison. Ainsi se développa une cité marchande connue bien au-delà des 
frontières du Sahara. Depuis ces temps lointains, deux fois par an, aux abords de la fabuleuse cité s’organise  l’azalaï : 800 kilomètres  pour joindre Taouedeni ce village, couleur du sol, où dans l’ancien lac asséché, les mineurs ont remplacé les anciens forçats. Dans cet environnement hostile,  ils extraient l’or blanc réputé comme étant le meilleur sel du monde !

 Ali le père et chef du clan, vieillard au visage buriné, a fait de nombreux voyages.  Il est temps pour lui de transmettre le commandement à son aîné. Sofiane est dans la force de l’âge, il porte avec fierté le turban de la tribu.

   Les dromadaires, ici on dit les chameaux, sont bâtés. Tôt le matin, c’est le grand départ. Il faut avancer avant que les rayons de soleil ne viennent ralentir le rythme de la marche. 
Vingt jours pour traverser la hamada, plateau rocheux, et les vastes étendues de  sable du Tanezrouft. Le vent, la chaleur, l’épuisement et l’angoisse  guettent les nomades.

Le soir, au bivouac, quelques brindilles arrachées aux touffes de buisson permettent d’allumer le feu qui fera chanter l’eau dans la théière. Le jeune homme participe aux travaux, la fatigue ne se fait pas encore sentir, il pile le mil pour confectionner les galettes, les dokhns. Il est 
heureux, cette expédition est vitale pour la survie du groupe.

Le  deuxième jour les dunes se dressent devant eux,  leur franchissement n’est pas toujours facile. Le jeune homme songe aux épopées anciennes, aux risques qu’ils encourent.  Une atmosphère étrange règne sur le groupe, un nuage ocre apparaît à l’horizon: dans quelques heures le sirocco soufflera. Le vent chaud venu de l’orient qui dessèche tout sur son passage, ne les épargnera pas. Il faut  rajuster son chèche,  s’envelopper dans sa djellaba et  maintenir fermement la longe qui le relie au chameau. 
Déjà la poussière vole à la surface du sol, les bêtes sont nerveuses et ralentissent la marche. Aucune paroi rocheuse dans les environs pour se protéger, la colonne doit progresser contre le fléau et rejoindre au plus vite la prochaine halte. Sofiane connait les dangers du vent : il efface les traces, on ne retrouve plus les jalons. Ali s’approche et le réconforte :

- Ne crains rien, derrière le cordon de dunes nous pourrons nous mettre à l’abri et organiser le bivouac.

Après quelques heures de marche les voici enfin sur le lieu choisi pour la nuit. Entraver les animaux afin qu’ils ne s’enfuient affolés par la tempête, piler le mil et préparer les galettes, allumer le feu…les diverses tâches occupent les hommes.

 Ce soir toutes ces tâches répétitives sont accomplies lentement, la lassitude et la fatigue 
marquent les visages. 

Le repos est nécessaire, il faudrait dormir, pourtant Sofiane roulé dans sa couverture, observe le ciel. Le vent s’est calmé, là-haut brille l’étoile qui la nuit, leur sert de guide, saura-t-il lui aussi, se fier à elle pour conduire à son tour la tribu vers la mine ?

-   Sofiane ! Près de lui se tient une vieille femme.

-   Qui es-tu ?

-   Je suis Bouctou, la gardienne du puits et depuis des lunes et des lunes la protectrice de ton clan. Les tiens m’ont protégée autrefois, aujourd’hui c’est à moi de vous aider. Demain, quand la tempête soufflera à nouveau, quand les signes qui servent de repère auront disparu, garde courage ! Aie confiance en moi, je vous guiderai.

-   Mais comment ? Sofiane, éberlué se frotte les yeux.

Personne, la vieille femme s’est évanouie !

A-t-il rêvé ? Un rayon de lune fait scintiller un caillou blanc sur le sol. Le jeune homme le prend entre ses mains, il le caresse longuement, ses yeux se ferment, il plonge dans un profond sommeil réparateur.  

     Aux premières lueurs de l’aube, la caravane reprend la piste.

- Aw ! Aw ! Tu peux avancer !

Crie le chamelier d’une voix gutturale. Déjà la poussière vole, les grains de sable piquent les visages, la journée s’annonce périlleuse, Sofiane s’est rapproché d’Ali, il le sent tendu, fatigué, c’est un vieil homme, un chibani disent les nomades avec respect. Longtemps il a conduit l’azalai, et avant lui son père, son grand père et son arrière grand père, 
mais aujourd’hui, devant les éléments déchaînés, il est inquiet.

- Akaaba ! crie l’homme de tête, je ne vois plus les signes !

Sofiane, anxieux, presse la pierre qu’il a glissée dans sa poche. Une  incroyable audace l’envahit :
Là-bas, à l’horizon, il entrevoit le creux entre les dunes qui, tel un col, leur permettra de franchir l’erg. C’est la « passe » qu’ils cherchaient. Ses compagnons vont-ils le croire ? N’est-il pas victime d’un mirage, le péril qui guette le voyageur inexpérimenté ?

-   Père ! Père ! Regarde ! Il tend le bras, dans sa main la pierre étincelle au soleil.

Le vieillard a compris, le temps est venu pour lui de se reposer, ce sera son dernier voyage et son fils continuera la tradition.

-   Courage, aie confiance en moi ! Lui a dit Bouctou ! Il sait qu’elle est près de lui, il doit convaincre les autres. La chose est difficile, la discussion s’anime. Les propositions divergent.

-   Il s’avance et d’une voix ferme qu’il ne reconnaît pas lui-même, il indique le chemin à suivre. 

-   Tout droit ! Vite il faut traverser avant que le vent forcisse à nouveau !

 

 

En silence,  la colonne s’ébranle. Sofiane puise sa force dans le talisman donné par Bouctou.

-   Courage, aie confiance en moi ! A-t-elle dit !

Sans encombre la caravane chemine, les dunes semblent s’écarter, 
et l’ouragan se calme. Le soir au campement, le père appelle le fils :

-   Souviens-toi, il ne faut jamais douter !

Bientôt,  ils échangeront le mil contre les lourdes plaques de sel. Sur la longue route du retour, semée d’embûches, la caravane avance. Courbés par la fatigue, les yeux rougis par le soleil, les hommes suivent le jeune chef valeureux, il a mérité son rôle de meneur.

Dans quelques semaines, à Tombouctou la mythique, des danses et des cris de joie fêteront les hommes et les animaux qui ont traversé le  désert aride. 
Ils s’inclineront devant Sofiane louant son courage et son sang froid.

  •   Aie confiance en moi !  Et dans sa main brille le galet blanc.

 

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29 avril 2016 5 29 /04 /avril /2016 17:22


Dans le sud Gironde entre les rives du fleuve et le coteau, s’égrènent les villages de Saint Pierre d’Aurillac, Saint Maixent et Verdelais. C’est le pays de mon enfance, y flotte le souvenir des années école et des années collège. Pays de mes origines, il l’est aussi pour François Mauriac à Malagar. Sur la terrasse du célèbre domaine, accoudé à la balustrade, « devant cet horizon de vignes et de pins » un homme en espadrilles, chapeau de paille, un paquet de livres sous le bras : Monsieur François est de retour dans la maison familiale. Acquise par son arrière grand père, elle sera son port d’attache.
- « Au sortir de Langon, il fallait d'abord traverser la Garonne sur le vieux pont Eiffel aujourd'hui disparu. Une ligne droite, un virage à gauche sous le grand viaduc, et la montée commençait, dure … ».
- pour contempler « le plus beau paysage du monde » : le vignoble amoureusement entretenu, les raisins, grappes dorées, promesses de délices…
- « Les étés d’autrefois brûlent dans les bouteilles d’Yquem et les couchants des années rougissent le Gruaud Larose ».
- Crus de prestige, issus des terres de l’autre côté de la rivière. Le vin de chez nous est plus modeste !
- « J’ai également été « friand des restes du garde-manger », j’ai déjeuné « sur le pouce d’une carcasse, d’une tranche de confit froid, ou encore d’une grappe de raisin et d’une croûte frottée d’ail ».
Voisine d’un « grand écrivain » excite la curiosité ! Qui êtes-vous Mr Mauriac ?
- « Si jamais je survivais, je sais bien que ce ne serais pas moi, puisque même de mon vivant je ne suis pas cet homme que les autres imaginent et que je ne sais pas moi-même qui je suis. »
- Je dialoguerai donc avec vos écrits !
- « Dis moi ce que tu lis, je te dirai qui tu es ; il est vrai, mais je te connaitrai encore mieux si tu me dis ce que tu relis. J’ai lu et relu vos livres : « La lecture, une porte ouverte sur un monde enchanté ». Avec vous j’ai cheminé dans la Lande, sous mes pieds crissaient les aiguilles de pins, je respirais avec plaisir le parfum de résine et de bruyère à Argelouse j’ai cherché Thérèse. Je l’ai aperçue sur les marches du Palais de justice de Bazas mais pourquoi n’avoir raconté que des histoires sombres ?
- Je suis « le grand maître de l’amertume… »
- Moi aussi je pourrai dire : « A vous lire, monsieur, j’ai cru que vous alliez troubler l’harmonieuse image que je garde de votre (notre) région. J’ai failli prendre la Gironde pour un fleuve de feu et la Guyenne pour un nœud de vipères… »
- Cette région, je l’ai quittée…
- A la veille de vos vingt deux ans, « deux semaines avant les vendanges à Malagar…un mois avant le passage des palombes dans le ciel de Saint Symphorien ».
- C’est Bordeaux que je quittais : « si nous fûmes mes amis et moi, si pressés de fuir notre ville c’est que nous l’emportions avec nous. »
- Bordeaux que vous considériez comme un désert culturel, Bordeaux qui vibrait pour le rugby que vous abhorriez !
- Comme tous les sports, je ne me suis jamais passionné pour ces jeux du stade !
- Seules, les corridas vous enthousiasmaient.
- « Nous redoutions, …de manquer le premier taureau »
- Provincial vous étiez, provincial et ambitieux, c’est dans la capitale que vous vouliez être reconnu, mais vous serez toujours François de Gironde. Malagar restera à jamais votre domaine et si aujourd’hui il est propriété de la région Aquitaine, c’est l’auteur du Mystère de Frontenac, du Sagouin, du Désert de l’amour qu’on vient chercher dans ces lieux devenus monument historique.
- Ma mère disait que je n’aurai jamais mon buste dans la préfecture !
- Votre buste, je ne sais mais une route porte votre nom ! Vous qui aimiez tant la solitude !
- «Je suis venu ici me terrer et me taire»
- Elle conduit les promeneurs en longeant la Garonne au gré de ses méandres
- «Pauvre Malagar, il appartient à un rêve dont j'ai déjà commencé à m'éloigner pour jamais.» où « le soir j’observe (j’observais) de ma terrasse la forêt que j’ai quittée et dont l’immense armée noire ferme l’horizon. »
- Votre Querencia ! (l’endroit de l’arène où se réfugie le taureau)
- « La vérité c’est que j’appartiens à l’innombrable espèce de chèvres qui ... ne s’éloignent jamais du piquet qui a fixé une fois pour toutes leur destin. »
- Mais une chèvre qui vit à la campagne à la saison des vacances et qui s’y ennuie dès que les caprices de la météo viennent troubler la douceur des étés girondins où que la guerre vous oblige à y demeurer !
- « L'affreux de la vie à la campagne, c'est d'être livré sans recours à la pluie, à la boue, à la neige, à la nuit. »
Ecrire, écrire, toujours écrire pour oublier.
- « Je me distrais avec un long roman… »
- Et plus tard éditorialiste au Figaro
- « Vous ne sauriez croire comme c’est merveilleux de finir sa vie comme journaliste… »
- Et d’être comparé à une girouette, d’être à contre courant et empli de contradictions, « traitre à votre classe ». Mais il faut que je me taise : vindicatif vous étiez,
- « je vous aurez prévenu » !
Il se fait tard Monsieur Mauriac, avant de clore ce dialogue, je vous fais cette confidence : Quand votre petite fille (Régine Desforges, femme du dessinateur Wiaz), a publié La bicyclette bleue, j’ai aimé retrouver la propriété de Montillac, avec Léa, comme à la suite de vos héroïnes, j’ai arpenté les rangs de vignes, grimpé au calvaire de Verdelais, pris le train à la gare de Langon. Peut-être auriez vous pu faire ce commentaire :
- C’est un livre…dont un chrétien doit penser beaucoup de mal. C’est bien intéressant tout de même. » et dans votre regard s’allumerait une petite flamme qui vous ramènerait à votre jeunesse, cette adolescence qui vous a poursuivi toute la vie.
- « Je me dis que peut-être, quand je ne serais plus là, mes livres continueront, … à faire aimer le cher et doux pays auquel je dois tout… »
- Tous les ans dans Malagar réaménagé, se retrouvent, écrivains, artistes et visiteurs curieux. Tous, dans vos pas, font et refont vos promenades, et se retrouvent sous la charmille pour partager le plaisir de la visite. Cette maison du pays de Garonne « ce n’est que ça ! » (allusion à une remarque d’écrivain célèbre, qui s’est vu traiter d’imbécile et écarté de ses relations.)
« Adischats » Monsieur Mauriac, vous avez dit « Les morts seraient bien embarrassants s’ils revenaient », peut-être seraient-ils déçus : A Malagar l’allée de cyprès qui faisait votre fierté n’est plus, et dans la Lande, le murmure des pins et le chant des cigales sont remplacés par le vrombissement des voitures et bientôt du TGV, mais le chêne est toujours là devant le chalet de Saint Symphorien.

Contrairement à ce que vous avez écrit : « que mon grand père de Langon soit allé prendre femme dans la grande lande, du côté de Villandraut et de Saint Symphorien, j’ai toujours cru que le don littéraire en moi était lié à cette double appartenance. » le talent n’est pas affaire de terroir ! Vous pouvez me lire et me relire, peut-être me connaitrez-vous mais, et je le regrette, lecteur, seule l’œuvre de mon admirable voisin mérite votre attention !
Nic 9 janvier 11

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24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 15:49

 

 

 

 

Il était une fois une petite graine ,

une petite graine toute ronde, toute verte,

 une petite graine somme toute bien ordinaire !

 Pas de quoi en faire une histoire,

 sauf que……

Cette graine était tombée sur une feuille…

 un grand coup de vent l’emporta loin d’ici,

dans le nid d’un oiseau !

 une petite graine dans le nid d’un oiseau , rien d’extraordinaire ?

 pas de quoi…. ,

 sauf que….

En s’agitant dans le nid , les oisillons firent tomber la graine

qui s’envola vers …

un panier de pique-nique posé là,

 par une famille venue passer la journée en forêt.

Une graine dans un panier,

rien d’extraordinaire,

 pas de quoi…….,

 sauf que……..

La graine, toute petite , toute ronde, toute verte,

atterrit, le soir, dans une valise,

en partance pour ….New York !!!

Après un voyage en avion,

dont elle ne vit pas grand chose,

sauf que….

Elle fut secouée, retournée, puis transportée

et enfin sa prison s’ouvrit .

 Elle se cacha dans un coin.

Toutes les petites graines aiment se cacher…..

Rien de bien ……

Le bagage fut agité par la fenêtre d’un gratte- ciel

et à nouveau le grand voyage !!!!

 

Extraordinaire, cette aventure !!

Peut-être bien qu’on pourrait en faire une histoire !!

 

Après avoir tournoyée dans le ciel Américain,

elle se posa dans un parc au milieu d’un jardin .

Là, elle prit le temps de germer,

 profitant des soins accordés aux fleurs !

 

Et voilà comment une petite graine,

 bien ordinaire, se fit une nouvelle vie en  Amérique !

une vie bien ordinaire,

 pas de quoi en faire toute une histoire…..

bien que…..

 

Texte écrit par Nicole

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20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 16:33

Pourquoi les appelle –t-on « chauves souris » ?

 

Il a fait chaud toute la journée, la famille s’est réunie sur la terrasse pour profiter de la fraicheur de la soirée. C’est l’heure où chacun oublie ses soucis, c’est l’heure où on a envie de partager ses découvertes. Le ciel est étoilé, pas un souffle ne fait trembler les feuilles des arbres.

Marion, la fillette  est très curieuse. A son âge  on veut tout savoir, tout connaître , et papa est là pour expliquer, répondre aux questions !

  •  Tu vois là se trouve l’étoile polaire qui  indique le nord au voyageur !

Et là c’est le Grand Chariot !

Soudain, un froissement d’ailes, une chauve souris vient près du lampadaire chasser quelques insectes.

Marion pousse un cri

  • Quelle horreur ! Un vampire !

Papa éclate de rire :

  • Ce n’est qu’une chauve souris qui vient manger les moustiques !

  • Pourquoi dit-on qu’elle est  chauve ?

  • Parce que ses ailes n’ont pas de poils !

  • Pourquoi ?

  • Ecoute, c’est une belle histoire qu’on m’a raconté quand moi aussi je m’interrogeais !

Il y a bien longtemps, un roi, le roi Salomon avait le pouvoir de parler aux animaux et de comprendre leur langage, il réglait les conflits et son autorité n’était pas contestée,  tous respectait ses décisions.

Un jour, pensant qu’on lui avait désobéi, il les convoqua et annonça qu’il allait les déplumer pour les punir.

La chauve souris arriva la première et insista pour subir la punition sans plus attendre ! On voulut la faire patienter. Le roi était juste et souhaitait connaître les raisons de la faute. Mais devant l’insistance de l’animal, il ordonna à ses serviteurs de la déplumer afin qu’elle puisse repartir au plus vite vers  ses occupations.

Ainsi fut fait ! Plus tard quand tous les animaux furent rassemblés, ils expliquèrent au roi les raisons de leur désobéissance. Celui-ci réfléchit longuement et décida de pardonner. La chauve souris fut donc la seule à subir le châtiment. Honteuse, de peur des moqueries elle décida que désormais elle  ne sortirait plus que la nuit pour se nourrir ! C’est pour cela qu’elle est devenue un animal nocturne. Répudiée, mise à l’écart, certains la considèrent comme maléfique.

Voilà comment, par sa précipitation, la chauve souris s’est fait une mauvaise réputation !

  • Elle n’est pas méchante ? Demande Marion.

  • Non ! pas du tout !

 

                                 

  •  

 

 

 

 

 

 

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