s'éloigne....
Tétouan nous accueille:
Dans le Rif c'est la pleine saison des
melons.
Sur la route nous croisons des véhicules dont le chargement
est ...remarquable!
à suivre
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................................NICOLE RACONTE...................................

Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage....
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La Garonne, à Bordeaux, a 500mètres de large. Elle est difficile à traverser car les courants y sont
violents. Ils sont souvent dus à la force de la marée.
En 1807, Napoléon ordonne la construction d'un pont parce
qu'il a des difficultés à traverser avec son armée pour aller faire la guerre en Espagne.
La passerelle
Elle a été construite pour permettre le
franchissement du fleuve par la voie ferrée
Gustave Eiffel a paricipé à sa construction, il n'avait alors que 26 ans.
Un second pont plus récent la remplace de nos jours.
Le pont d'Aquitaine
C'est un pont suspendu de 679mètres de long en trois travées. Le viaduc d'accés sur la rive gauche a 871mètres de long.
Le Pont d'Arcins permet le bouclage de la Rocade.
Le Pont Saint Jean fut le deuxième construit.
Un cinquième pont routier est en projet.
6 portes sont encore les témoins de l'Histoire du Passagede... Burdigala à Bordeaux
Le grand théatre
Rue Sainte Catherine (plus longue
rue piétonne d'Europe)
Flèche Saint Michel
Le monument des Girondins
Après une absence involontaire je vous emmène en promenade...
Après-midi sur la Dordogne
Se laisser dériver au fil de l'eau avec de temps en temps un coup de pagaïe
pour redresser l'embarcation...
En cette saison la Dordogne est un long fleuve tranquille. Oubliées les querelles avec la Garonne : la Pyrénéenne reçoit-elle les eaux de sa compagne avant le Bec d'Ambes ? Elle serait alors son affluent ou bien creusent-elles ensemble la Gironde pour atteindre l'Atlantique ?
Au puy de Sancy deux torrents, la Dorre et la Dogne se rejoignent pour lui donner naissance. Tout au long de son cheminement elle traverse des régions chargées d'histoire. Sur ses berges les hommes préhistoriques établirent des campements. A l'époque Médiévale de nombreuses forteresses furent édifiées pour surveiller la vallée. Aliénor duchesse d'Aquitaine mit par son mariage, une partie de son cours sous domination anglaise, mais c'est aussi en aval que se termina la guerre de Cent ans.
Entre Bergerac et Castillon, pas de rapides, la marée n'est pas sensible, faire du canoë est un plaisir sans risque et sans fatigue !
Fin du dix neuvième siècle, on trouvait sur certains contrats, l'interdiction de servir plus de trois jours par semaine, du saumon aux ouvriers agricoles ! C'est dire s'ils étaient nombreux dans la rivière ! Aujourd'hui les poissons sont rares et lors de notre promenade nous n'en n'avons pas vu un seul ! Il y a quelques silures énormes qui sont des prédateurs redoutables pour la faune aquatique .
Les cygnes observent avec anxiété les trouble-fêtes que nous sommes. Le mâle surveille notre progression et parade devant ses petits, la femelle reste à l'arrière garde afin de prévenir toute attaque intempestive ! Surtout ne pas essayer de s'approcher, nous affolerions le groupe et devant l'agression supposée, le chef donnerait l'assaut. Plus calme sont les hérons, plus inquiets aussi ! Tous les trois cents mètres environ, il y en a un qui guette. Ils se sont partagé les territoires de chasse. Immobiles, ils scrutent le fond de la rivière espérant découvrir quelques ablettes ou grenouilles qui constitueraient un bon repas. A notre approche, ils s'envolent rapidement ...et se posent légèrement en amont !
Les arbres
Le courant nous entraine, la base nautique est là, finie la promenade...
Vous souvenez-vous ? Au début de notre séjour nous avions rencontré un homme (nous l'avions nommé Diogène), nous sommes revenus le voir. Il vit toujours dans sa citerne, à l'embouchure du Draa, ce fleuve de 1300km, asséché dans la plus grande partie de son cours et qui retrouve à une cinquantaine de km de l'océan retrouve un aspect majestueux qui sied à sa réputation. Atteindre son embouchure est chose facile, une piste entièrement rénovée y conduit. Elle traverse le plateau caillouteux et nous apercevons de loin en loin des champs de blé semés lors des pluies d'automne. Ils ont bénéficié des averses tombées au long de l'hiver et sont aujourd'hui prêts à être moissonnés. C'est un labeur pénible, les machines modernes ne sont pas adaptées, les épis sont très courts et c'est à la faucille que femmes et hommes courbés au ras du sol, fauchent le champ.
Le désert quand il a plu, se couvre de fleurs et un tapis mauve, jaune et vert le recouvre, une vraie splendeur !
Au hasard de nos pérégrinations nous croisons des troupeaux de moutons et de chèvres gardés par des enfants. Les dromadaires déambulent librement dans l'immensité, le chamelier connaît les points d'eau pour les rassembler quand ils viennent s'abreuver. Diogène, notre ami, nous ramasse des vers de vase pour appâter le poisson, pour le remercier nous lui apportons des cigarettes. Contrairement au grec qui nous a inspiré son nom il est dépendant de l'herbe à Nicot et son isolement rend l'approvisionnement difficile. Grâce à ses appâts nous ferons de bonnes pêches et je cuisinerai des soupes de poissons délicieuses.
Vous l'avez deviné nous sommes curieux et aimons découvrir des endroits sauvages. Nous avons décidé de remonter le cours de l'oued aussi loin que le permettrait la piste. Nous atteignons un site qui nous offre en amont et aval une vue éblouissante. A notre époque moderne où tout est répertorié, classé, celui-ci mériterait quatre étoiles. Nous sommes seuls, au milieu de nulle part, coupés de toute vie civilisée et nous sommes heureux de pouvoir profiter de cette beauté.
Nous étions venus pêcher des anguilles : au travail, une ligne à l'eau ! Après plusieurs essais infructueux, un petit crabe puis un autre s'accroche désespérément à la sardine qui garnit l'hameçon. Changement de programme, la balance est mise à l'eau. Croyez-moi , nous nous sommes amusés comme des gamins ! En peu de temps nous avons rempli un seau de crustacés et la soupe du soir était une fois de plus un régal !
Pendant que nous étions occupés par notre récolte un homme s'est approché. C'est un ouvrier du chantier de la piste, il nous a offert un verre de thé. Gardien de la pompe, il vit sous une tente et possède un braséro qui lui permet avec quelques brindilles de respecter les traditions d'hospitalité du pays.
Notre séjour touche à sa fin et nous allons reprendre la longue route qui nous conduira vers la France. Dans une dizaine de jours nous reprendrons nos habitudes mais nous garderons au fond des yeux des paysages et dès que possible nous envisagerons un nouveau départ !
Nicole
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