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Lundi 2 juin 2008
  




Océan de dunes
Océan d'écume
Clapotis des vagues
Crissement du sable
Vogue la barque
Vole la mouette
Dans
L'immensité du désert
Et la
Vaste étendue de la mer.

Nicole 

par Nicole Coste publié dans : poésies
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Lundi 26 mai 2008

par Nicole Coste publié dans : nicole-raconte
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Mardi 20 mai 2008

 

             

 « Mars qui rit parmi les averses prépare en secret le printemps », déjà les premiers bourgeons apparaissent sur les arbustes et les jonquilles fleurissent dans les vignes. La résurrection est programmée, cette année encore les écoliers iront cueillir ces fleurs jaunes et les vendront sur le marché du samedi au profit des œuvres de l'établissement. Dans quelques semaines les lilas embaumeront et les brassées de rameaux aux grappes violettes parfumeront la maison. Oserai-je avouer que, faisant un retour dans l'enfance je ne manquerai pas de chercher les fleurs à cinq pétales synonymes de porte bonheur. Comme il y a bien longtemps je glisserai le talisman contre ma poitrine et ...l'oublierai !

Une allée de lilas conduisait à la maison de mon enfance. Les premiers jours d'Avril, nous partions à l'école munis de bouquets pour la maîtresse. Une émotion, une bouffée de nostalgie m'a toujours assaillie quand des années plus tard mes élèves m'ont à leur tour couverte de fleurs. Plus tard le joli moi de Mai verra s'épanouir dans les massifs les arums. Bien que la plante exhale une odeur nauséabonde c'est un parfum d'encens qui chatouille mes narines : les gerbes de ces cornets décoraient les églises lors des cérémonies de profession de foi tandis que les inflorescences au gout sucré des acacias ornaient les tables de fête. Contre les grilles du jardin s'accrochaient les branches des roses pompons, épineuses mais si tentantes. Quand la saison le permettait les enfants  couraient dans les champs et ramenaient des brassées de marguerites, occasion de jouer à : je t'aime, un peu, beaucoup... Les bluets et les coquelicots étaient encore nombreux et  les gerbes tricolores étaient de toutes les célébrations du mois. Lors de sorties nature, les enfants qui m'accompagnaient ont découvert  les campanules  qui agitaient leurs clochettes sur les talus avant que la faux du cantonnier ne les supprime ! Ma leçon a porté ses fruits ; elles sont devenues dans ce village, pour un temps, « les fleurs de la maîtresse » ! Dans mon jardin j'ai pendant longtemps accueilli les capucines, et toujours planté des zinnias pour garnir les vases au cœur de l'été, en souvenir des massifs de ma jeunesse.

Une promenade autour de mes plates-bandes me permet ainsi de voyager dans le passé, sans mélancolie, en retrouvant les odeurs et les couleurs qui ont été de toutes les fêtes familiales.

 

 

par Nicole Coste publié dans : nicole-raconte
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Lundi 19 mai 2008

Si vous croyez pauvres gens

Que marcher c'est donné

Si vous croyez pauvres gens

Que la marche est innée..

 

Non, ce n'est pas un droit, non

Non, ce n'est pas un devoir, non

Ce n'est qu'un privilège

Qui ne touche que les non bénéficiaires

 

Il est aisé bien sûr

De mettre un soulier devant une chaussure

Il est aisé pour ceux

Qui ont des pieds, les deux

 

Mais pour les handicapés

Qui n'ont pas de pieds

Ils sont biens attristants

Ces moignons dégradants

 

Si vous croyez pauvres gens

Que marcher c'est donné

Si vous croyez pauvres gens
Que la marche est innée..

 

Aussi, comme il leur est doux

De savoir qu'à leur tour

Ils pourront faire des pas

Jusqu'au jour du trépas

 

15 novembre 1978

poème de Maryse
Sa fille Christelle agée d'un an, venait d'être platrée de la taille jusqu'aux orteils alors qu'elle avait tout juste expérimenté la marche.
Aujourd'hui Christelle a retrouvé l'usage de ses jambes.

par Nicole Coste publié dans : poésies
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Lundi 12 mai 2008

 

Dans le grand désert de sable, le vent souffle soulevant la poussière. Chassés des oasis de l'intérieur, papillons et libellules volent vers la bordure littorale ou l'air frais venu de l'océan rend l'atmosphère plus supportable. Dans les rochers, entre les dunes, un jeune fennec s'est réfugié. Profitant de la fraîcheur nocturne pour chercher de la nourriture, il a vagabondé toute la nuit puis, surpris à des kilomètres de son gîte par la chaleur matinale, il s'est réfugié dans cette grotte. Loin des siens, loin de ses habitudes, il est aux aguets. Au moindre bruit il agite ses oreilles comme une antenne radar à l'affût du plus petit mouvement. A l'horizon, une caravane passe. Courbant l'échine, s'abritant derrière les dromadaires, les touaregs, enveloppés dans leurs burnous, le visage caché par le chèche,  avancent résignés vers l'oasis la plus proche.

Soudain un galop se fait entendre, le renardeau se réfugie dans le coin le plus sombre. Une gazelle apparaît dans l'entrée. Elle a fui devant un danger connu d'elle seule, aveuglée par le sable qui tourbillonne, elle cherche un refuge pour reprendre des forces. Elle entre, dans l'obscurité elle ne voit rien, pourtant ses narines frémissent, elle flaire et pénètre. Sa curiosité est aiguisée, elle inspecte les lieux et découvre le jeune animal tapi contre la roche. Il tremble. Elle s'approche et le lèche. Son instinct maternel lui souffle qu'il faut rassurer la bête. A grands coups de langue râpeuse elle le rassure. Il se détend peu à peu et se blottit contre elle.

Dehors les éléments se déchainent. Un voile sombre cache le soleil. Bêtes et gens attendent, on ne se rebelle pas contre la nature, on subit, deux ou trois jours de patience et le ciel redeviendra bleu, la vie reprendra son cours.

Gazelle et renardeau, serrés l'un contre l'autre, espèrent une accalmie. Ce soir peut-être, ils pourront rejoindre leur famille.

Se reverront-ils ? Surement pas ! Mais quand le fennec croisera la piste d'une gazelle, ses narines frémiront au souvenir d'un moment d'amitié.

                                      Nicole pour Dimitri

par Nicole Coste publié dans : contes d'ailleurs
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Dimanche 27 avril 2008

 

Anémones                                 Averses

V
iolettes                          Vent

Rhododendrons                                         Rafales

Iris                                                                          Inondations

Lilas                                                                       Le printemps se fait attendre 
Avril nous embaume

par Nicole Coste publié dans : poésies
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Jeudi 17 avril 2008

 Je vous offre un nouveau poème de Maryse.
Elle avait 14 ans.

 

Je suis effilée,
Ou je suis sans vie,

Je suis bordée de barbelé

Ou de très mignons petits nids,

Les rayons du soleil chauffent sur moi

Ou la pluie remplit mes ornières,

Je porte, un moment, le roi

Ou les travailleurs de la terre,

Quelquefois au-dessus des ponts

Je succombe sous tous ces poids,

Quelquefois je tourne en rond

Et beaucoup de fois j’ai soif .

Quel est mon métier

Au dessous des voûtes ?

C’est un jeu ? Personne ne sait,

Car je suis la route ou l’autoroute.

 

 

 

 

 

                                                                                                                                  

 

par Nicole Coste
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Mercredi 9 avril 2008
Un conte du Canada

En ce temps là l'ours régnait sur le ciel. Il paressait, allongé paisiblement , il gardait jalousement la lumière et la chaleur, toute la lumière et toute la chaleur.
Pendant ce temps sur terre, il faisait froid, très froid! Il neigeait dans les montagnes, il neigeait dans les plaines. Il faisait nuit sans interruption. Les animaux mouraient de froid et de faim.Un vent glacé soufflait, tous grelottait.
Devant cette situation catastrophique, les animaux tinrent conseil.
Ils discutèrent longtemps cherchant des solutions pour y remèdier. Une idée leur vînt, ils partirent à la recherche du plus grand arbre de la région. Après plusieurs jours de quête ils trouvèrent un sapin centenaire qui leur parut convenir. Il était si haut que la cime semblait toucher le ciel!
Ils appelèrent l'écureuil.
Celui-ci grimpa, grimpa...grimpa si-haut qu'on ne le vit plus. Il poursuivait son escalade , arriva dans le brouillard, puis dans les nuages. A mesure qu'il montait, il agitait sa queue et perçait un trou dans les cumulus. Inquiet, il se demandait si son ascension aurait une fin, pourtant malgré la fatigue, il n'abandonnait pas. Ses efforts furent récompensés, la voute s'éclaircit et apparut enfin une lumière. L'écureuil fut aveuglé, sa fourrure commençait à roussir à cause de la chaleur.
Il venait d'atteindre le monde d'en haut!
Mais aussitôt la lumière s'engouffra par le trou percé par la queue de l'animal. 
Sur
Terre  le jour fit place à la nuit. Les animaux applaudirent.
Tout la-haut les yeux de l'écureuil s'habituérent à la lumière, il regardait émerveillé, quand il vit dans une île proche, endormi à l'ombre d'un arbre inconnu, le maître des Terres d'en Haut: UN OURS ENORME. 
Aux branches de l'arbre pendaient des outres de belles tailles. C'était l'arbre à chaleur portant ses fruits pleins de la chaleur qui manquait tant sur Terre.
   -   Comment faire pour ramener un fruit, un seul suffirait à donner du bonheur à mes amis?
Il redescendit et leur raconta ce qu'il avait vu, puis il leur demanda de grimper avec lui. A la queue leu leu, les uns rapidement, les autres avec difficulté, tous entreprirent l'ascension à sa suite. Les premiers attendirent patiemment les plus lents et enfin réunis, les questions fusèrent:
   -   Qui aura le courage d'aller décrocher une outre de chaleur?
   -   Qui aura la force de la transporter?
   -   Qui n'aura pas peur de l'ours?
   -   Qui pourra courir assez vite pour lui échapper?
   -   Qui saura traverser l'eau pour atteindre l'île?
Le lièvre court vite mais ne sait pas nager!
Le castor nage vite mais n'est pas assez fort!
C'est alors que l'écureuil vit le renne, timide, assis à l'écart du groupe.
   -   Tu sais nager, tu es rapide à la course et tu as sur la tête des bois pour te défendre contre la méchanceté de l'ours! Veux-tu aller chercher une outre de chaleur?
Ils étaient tous d'accord, seul le renne était capable de s'acquiter de cette tâche.
Il accepta et partit vers l'île où vivait l'OURS TERRIFIANT.
Il nageait sans bruit, quand à mi-chemin, il entend une petite voix près de son oreille.  
   -   Je suis la souris, je suis sur ton dos bien accroché à tes bois!
   -   Tu es trop petite, tu vas te faire dévorer!
Le renne était faché mais il était trop tard.
   -   Tiens toi tranquille, ne bouge pas!
Sur l'île, il se précipita vers l'arbre, décrocha une outre et repartit en courant le plus vite possible. Réveillé, l'ours furieux détacha son canoé et pagaya pour rejoindre le voleur. Le renne appela la souris, silence, elle n'était plus là.
   -   Pauvre petite bête, elle a du tomber sur l'île.
Le renne nageait mais l'ours se rapprochait dangereusement quand sa pagaie se brisa. Son bateau se mit à tourner et le renne put rejoindre la rive. Applaudi par ses amis, il voulut leur raconter l'aventure quand la souris débarqua de la pagaie transformée en radeau! Elle avait grignoté le bois pour stopper la poursuite de l'ours!
Ils redescendirent sur TERRE.
A l'ouverture de l'outre, la neige fondit, une douce chaleur se répandit partout, 

Si quelquefois la lumière disparait, si le soleil ne brille pas toujours c'est que parfois l'ours, le maître d'en haut, vient se coucher sur le trou de l'écureuil!

   Depuis ce temps là, se succèdent le jour, la nuit, l'été et l'hiver!


 
par Nicole Coste publié dans : nicole-raconte
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Dimanche 6 avril 2008

Elle pousse sur les plateaux du sud Sahara.
Ses vésicules sont remplies d'eau et permettent
de se laver les mains.
 

par Nicole Coste publié dans : nicole-raconte
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Mercredi 2 avril 2008
 
Pour espérer il faut de la patience
La patience d'attendre
Mais attendre c'est espérer
 
     Maryse 25 juillet 73
par Nicole Coste publié dans : poésies
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