Le voyage commence !
Mercredi après midi, nous quittons la vallée de la Dordogne, direction plein sud.
Nous partons sous un ciel bleu et un beau soleil mais nous savons que ce n’est que provisoire, l’hiver est là et bientôt la froidure
qui l’accompagne !
La première étape sera courte, un petit galop d’essai pour nous réhabituer à notre vie de nomade.
Urrugne, au Pays Basque sera notre point d’arrêt. Après Bordeaux la brume s’étale sur le sud de la Gironde puis avec l’entrée dans les
Landes le soleil revient , mais les rayons entre les branches des pins rendent la conduite fatigante. Travaux de réfaction des voies, file de poids lourds à droite , la nuit est bienvenue
et la fin du trajet souhaitée ! Le camping est très agréable, bien entretenu, et très bien équipé. De nombreux étrangers y résident , Hollandais, Allemands, Anglais ont, comme nous,
migré vers des cieux plus cléments, à chacun son sud !
Installation rapide puis direction l’Espagne distante de 10 km pour quelques achats qui rendront plus festives les rencontres futures.
Un bruit incongru nous interpelle : il vient des roues et nécessite un examen. Rien n’explique ceci, pourtant l’accompagnement « musical » continue. Passage de la Bidassoa, ce
fleuve frontière qui est devenu historique depuis le mariage de Louis XIV avec Marie Thérèse d’Espagne conclut sur l’île des faisans en cet endroit. Achats terminés, le bruit est toujours là,
nouvel examen et cette fois la cause est détectée : roues non vissées ! heureusement nous avions fait faire une révision complète avant le départ avec contrôle des pneumatiques !
Tout est bien qui finit bien nous pouvons repartir !
Après une nuit calme, c’est tôt le matin que levons l’ancre. Les Pyrénées, barrière naturelle nous
séparent de nos voisins, leur franchissement est grandement facilité par la multitude de tunnels, de ponts qui enjambent les vallées. Au lever du jour, un paysage tout blanc de givre
s’offre à nos yeux, pour qui veut fuir l’hiver ce n’est que la confirmation de l’utilité de notre échappée !
Deuxième étape, dont le but est Aranjuez au sud de Madrid. Le voyage est à nouveau sans histoire et vers 16h nous sommes arrivés.
Aranjuez est une ville magnifique témoin de l’histoire de ce pays. On ne peut la traverser sans avoir dans l’oreille la musique du concerto qui porte son nom.
Troisième étape : vers Algésiras avant d’aborder le nouveau continent. La température est remontée, il fait beau et
doux. Sur les pentes des montagnes d’Andalousie les amandiers sont en fleurs. Les huileries sont en plein travail, la récolte des olives étant récente, cela se sent !
Devant l’agence de voyage, nombreux sont les candidats au départ ! Nous choisissons une traversée matinale : départ 8
h !
Quelques photos :

Traversée 1 heure, passage de la frontière, les papiers sont prêts : fiches de police et de douane, les formalités se font
rapidement .
Ironie, à la sortie un contrôleur nous demande le passeport de notre chien !
Quand on connaît l’état sanitaire des chiens au Maroc, vérifier la vaccination anti rabique à l’entrée est une mesure en faveur de
l’entrant !
Comme à chaque nouveau séjour nous constatons des constructions nouvelles, le Maroc s’aménage pour recevoir les touristes, et la côte
méditerranéenne n’a rien a envié à son homologue espagnole.
La traversée du Rif pour rejoindre la côte atlantique est source de surprises : camion surchargé, doublement en
catastrophe, nous devons redoubler de prudence, nous avons le temps et laissons passer les « plus pressés ».
Sur le bord de la route, des vendeurs proposent les produits locaux de saison : oignons, cœurs de palmier, œufs, fromages
présentés dans des corbeilles tressées, pommes de terre etc
Nous rejoignons l’autoroute qui relie aujourd’hui Tanger à Agadir.
Ce soir la lagune de Moulay Bousselham aura notre visite. Ouverte sur l’océan elle est un lieu prisé et attire
touristes et pêcheurs. On peut faire une promenade en barque et admirer les oiseaux marins qui y élisent domicile. Nous y ferons sûrement halte au retour, aujourd’hui la température ne nous
convient pas !
Au petit matin 3°, brouillard, direction Marrakech!
Sur la bande d’arrêt d’urgence, les rencontres sont surprenantes : un cycliste à contre sens, des joggeurs, certains ignorent le
code de la route ! Nous avons même vu un véhicule traverser le terre plein pour repartir en sens inverse ! Des moutons broutent l’herbe des bas-côtés, celle-ci est évidemment plus
appétissantes !
En direction de Marrakech, nous remarquons des représentants de la Police Royale en faction sur les ponts qui enjambent l’autoroute,
un convoi officiel est programmé, nous ne le croiserons pas et tôt dans l’après midi, après une halte dans un restaurant, nous rejoignons le camping choisi.
De nombreux paons sillonnent les allées, ils sont l’attraction du lieu et se retrouvent sur les photos
souvenirs !
Lundi matin, 5° il nous faut atteindre Agadir pour profiter d’une douceur agréable. Pour cela la nouvelle autoroute
ouverte il y a peu permet un voyage sans histoire. Certes la route nationale est plus agréable pour la beauté des paysages mais la circulation dense des poids lourds la rend dangereuse et le
souvenir de quelques voyages avec frayeurs ne nous permet pas d’hésiter sur le choix de l’itinéraire ! A cette heure matinale peu de véhicules, le soleil se lève sur l’Atlas et bientôt la
plaine du Souss s’étale devant nous. Cette fois nous ne ferons pas d’arret dans la ville touristique aux 300 jours de soleil par an ! Nous avons appris que les campings sont pleins, nous
poursuivons vers Sidi Ifni.
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