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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 16:19

 

  Dans l’immédiat il est temps de rejoindre le bivouac prévu pour la nuit. C’est une des contraintes propre aux camping caristes, trouver un lieu propice pour stationner. Heureusement pour nous la préparation du voyage nous assure des étapes soigneusement choisies. Nous allons traverser le Rif pour rejoindre la côte Atlantique.

Les maisons ont des toitures en tôle ondulée et sont entourées de figuiers de barbarie. Les rifaines ont de curieux chapeaux de paille ornés de cordelières en laine très colorées. Maman et Bénédicte demandent un arrêt pour en acheter un. Sur le bord de la route des étalages de poteries, de souvenirs  et  légumes de saison attirent l’œil . L’arrêt provoque un attroupement. Un instant décontenancée la famille hésite à se montrer mais les figures sont avenantes et l’envie importante. Dans cette partie du pays, anciennement colonisée par les espagnols, la langue française est peu pratiquée et les palabres pour se faire comprendre ajoutent à l’étrangeté de la situation. Comme souvent ce sont les enfants qui sauvent la mise. Par gestes ils montrent les objets convoités. La grappe humaine qui s’est agglutinée autour d’eux s’écarte. Un homme s’avance et au milieu de la cohue leur demande :

  Français ? Bienvenue dans notre pays, que cherchez-vous ?

Impressionnée, maman désigne les couvres chefs. L’homme négocie le prix qu’il nous annonce. Fouillant dans sa bourse maman lui tend les quelques pièces demandées tandis que papa s’informe :

  Vous parlez bien le français, avez-vous vécu en France ?

Oui, plusieurs années, où allez-vous ?

Larache, nous y passerons la nuit.

C’est une belle ville, comptez-vous visiter les ruines romaines de Lixus ?

Peut-être au retour, nous descendons vers Agadir.

Agadir, la ville des touristes !

Nous irons plus au sud, peut-être Goulimine.

Bonne chance et bon voyage !

Nous rejoignons notre véhicule enchantés par la rencontre. Bénédicte s’extasie :

Vous avez vu, ils sont gentils ! Mais ils sont sales !

En fin d’après midi nous retrouvons  l’Océan. Les ruines de Lixus, évoquée précédemment, sur la rive droite du fleuve Loukkos,  précèdent  Larache, petite ville de pêcheurs, sur l’autre rive. La zone portuaire s’étale en contrebas de la cité sur une falaise, telle la proue d’un bateau face à l’océan.

L’aire d’accueil se situe à la sortie de la bourgade. Notre première nuit ne sera pas très silencieuse! Toute la nuit des marocains de retour au pays s’arrêtent pour prendre quelques moments de repos. Ils s’interpellent, les enfants jouent, les klaxons retentissent pour appeler les retardataires à l’heure du départ. 

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