Mardi 18 décembre 2007
C’est un matin calme, trop calme. L’horizon est parfaitement dégagé, la mer est plate, seuls quelques papillons et libellules volètent autour de
nous. Que font-ils ici ? Pas un buisson, pas une touffe d’herbe pour justifier leur présence ? Une belle journée s’annonce pourtant la libellule m’avertit : la tempête venue de
l’est approche. Le vent chaud dévastateur, qui depuis la Lybie brûle tout sur son passage en traversant le grand désert, sera bientôt là, la libellule l’a annoncé !

Cette tranquillité, cette apnée de la nature, c’est le Sahara qui reprend son souffle. Les insectes l’ont pressenti et sont venus se réfugier dans la rocaille du bord de mer espérant que la brise marine vaincra l’ennemi. Au loin le ciel se charge de sable, un nuage brun avance inexorablement. C’est un pays hors du temps, un pays pour les pierres et le vent que rien n’arrête, peut-être aussi pour les scorpions et les gerboises qui trouvent refuge sous un rocher. Le Sarahoui s’enveloppe dans sa djellaba, le visage masqué par le chèche bleu ou noir. Il avance, courbé affrontant l’adversaire seulement si c’est nécessaire. Les rues du village sont vides, les portes sont closes, la poussière tourbillonne. Le souffle culbute les cartons, renverse les caisses et rejette les détritus vers la mer. Parfois il démolit les cabanes de pêcheurs sur le plateau.
Cette tranquillité, cette apnée de la nature, c’est le Sahara qui reprend son souffle. Les insectes l’ont pressenti et sont venus se réfugier dans la rocaille du bord de mer espérant que la brise marine vaincra l’ennemi. Au loin le ciel se charge de sable, un nuage brun avance inexorablement. C’est un pays hors du temps, un pays pour les pierres et le vent que rien n’arrête, peut-être aussi pour les scorpions et les gerboises qui trouvent refuge sous un rocher. Le Sarahoui s’enveloppe dans sa djellaba, le visage masqué par le chèche bleu ou noir. Il avance, courbé affrontant l’adversaire seulement si c’est nécessaire. Les rues du village sont vides, les portes sont closes, la poussière tourbillonne. Le souffle culbute les cartons, renverse les caisses et rejette les détritus vers la mer. Parfois il démolit les cabanes de pêcheurs sur le plateau.
Aujourd’hui il est le maître, il a franchi les dunes, s’est chargé de leur sable ocre et les disperse au gré de son humeur. On croit s’être protégé mais quand viendra l’heure du repas les grains crisseront sous les dents.
Nommé chergui ou simoun ou bien sirocco selon les lieux où il souffle il est partout redouté. Les nomades le subissent. Dès les premiers signes,
le campement s’affaire: entraver les dromadaires pour ne pas les perdre, rassembler le troupeau de chèvres, leur seule possession et consolider la tente.
C’est le vent du désert à qui rien ne résiste. Seule, au bout de quelques heures ou de quelques jours, venue de l’océan une brise fraiche chassera
l’importun. Instantanément la température descendra et la vie reprendra.
par Nicole Coste
publié dans :
Récits de voyage
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Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage....

Commentaires