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Dimanche 22 juillet 2007

J’ai toujours aimé le désert.

On s’assoit sur une dune de sable. On ne voit rien.

 On n’entend rien.

Et cependant quelque chose rayonne en silence... 

 

- Ce qui embellit le désert, dit le petit prince, c’est qu’il cache un puits quelque part...

Pour le plaisir:

un coucher de soleil sur l'Atlantique,

 en bordure du Sahara.

par Nicole Coste publié dans : Récits de voyage
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Samedi 21 juillet 2007

 

 

extrait du Petit Prince (Saint Exupéry )

- J'aime bien les couchers de soleil. Allons voir un coucher de soleil...
- Mais il faut attendre...
- Attendre quoi ?
-         Attendre que le soleil se couche.
………………
………………
- Un jour, j'ai vu le soleil se coucher quarante-trois fois !
Et un peu plus tard tu ajoutais:
- Tu sais... quand on est tellement triste on aime les couchers de soleil...
 
par Nicole Coste publié dans : Récits de voyage
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Jeudi 19 juillet 2007

Bastide du XIII° siècle

 

Sur les bords de la Dordogne

par Nicole Coste publié dans : Récits de voyage
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Mardi 17 juillet 2007

 

 

 

par Nicole Coste publié dans : Récits de voyage
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Dimanche 8 juillet 2007
Le sage de l’oasis
 
 
 
Comme chaque année, la tribu d’Ali se dirige vers le point d’eau.
Depuis peu, une rumeur circule :
Un homme vit là, sédentaire.
 
 Il possède un dromadaire, âgé lui aussi.
 Les clans racontent tous la même chose :
chaque soir, il part dans les dunes,
son animal chargé de sacs vides,
et revient au matin, les sacs pleins.
 Personne ne sait où il va, personne ne sait ce qu'il transporte.
    Personne n'ose   poser la question.
Un parfum de mystère l’entoure !
Mais Ali n'est pas un homme superstitieux...
 
 
La tribu installée, le campement monté,
Il va errer du côté du nouvel occupant.
 L’histoire de cet homme le fascine et l’intrigue,
il souhaite faire sa connaissance.
Ali est curieux, aime comprendre,
   et apprendre avec les gens, les choses de la vie !
Chaque rencontre est une fête !
Une nouvelle page dans son livre d’études !
 il pose des questions, réclame des explications.
 Elles ne sont pas fréquentes
les occasions de s’instruire dans le désert  ! 
Il a décidé, malgré les réticences de sa famille,
De percer le secret du vieil homme.
Il s’approche de la tente,
une vraie tente berbère de couleur marron, une khaïma.
Tout autour, des cailloux, des rochers,
et le dromadaire mâchouillant quelques buissons,
 le vieillard est à l’intérieur,
 il prépare le thé.
 Que faire ?
 Il ne peut troubler cet instant 
Il reviendra ce soir et…….
 
 
Les soirées, dans les déserts, sont très chaudes;
 quelquefois, un vent très doux vient caresser
 les visages endurcis par les brûlures du soleil.
 Mais, ce soir-là, Ali est insensible à la beauté du ciel,
A la douceur ambiante,
Il ne voit pas les nombreuses étoiles,
 la lune lointaine, cette lune……
enfant son grand-père lui affirmait
que des hommes y avaient posé les pieds...
Non, ce soir,
Ali a décidé de parler à l’homme mystérieux...
 Près de la tente, attaché à un pieu le chameau…

Ses compagnons ont tenté en vain de l’en dissuader
 mais Ali, est curieux et têtu...
Il pénètre sous la toile, le vieil homme est assis,
 les yeux clos, les mains jointes,
invoquant, on ne sait quel esprit.
Un long silence s'installe, le jeune homme ne sait que faire,
 toussoter pour signifier sa présence ou demeurer là,
 à attendre que l'autre réagisse.
Celui-ci regarde l'intrus...
- Que me veux-tu, homme?
La voix du vieux semble sortir des profondeurs du passé,
 rauque, unique, grave et intrigante à la fois,
une voix qui inspire respect...
 Ali a osé pénétrer dans son antre,
Comment va-t-il réagir ?



 Les yeux baissés, regardant ses babouches, il dit.
« Excusez-moi, je voudrais savoir !
-Savoir quoi ? Tu es bien jeune pour savoir !
-Quel est ton nom !
« Ali monsieur ! »
-Ali ! C’est un nom qui a une destinée
un nom qui a toute une histoire,
et tu veux savoir, me dis-tu ? 
Lève les yeux regarde-moi !
-Petit Ali, le savoir c’est la connaissance,
l’intelligence, la sagesse, la science,
c’est tout ça le savoir, c’est aussi le pouvoir…
-Ai-je bien répondu à ta question ?
 Perdu dans toutes ses réponses, Ali ne comprend pas …
Le savoir ….
Mais ce qu’il veut c’est………….
 
 
Ce que Ali voudrait savoir :
Est-ce que son désert sera toujours à lui ?
 Pourra-t-il s'y promener à longueur d'années,
Pourra-t-il y accompagner ses futurs enfants,
les enfants de ses enfants ?
 Les nouvelles de la ville sont surprenantes:
 on dit que des boîtes à images sont apparus dans les maisons,
qu’elles transmettent les nouvelles du monde,
on dit que les hommes en sont fous
et ne se parlent plus !
 
La ville est loin,
Mais elle attire et ensorcèle les jeunes de sa famille.
 
Il est né dans les dunes,
la ville, c'est le bruit,
le monde toujours pressé, courant derrière le temps
Ali riait, comment pouvait-on rattraper le temps?

- Tu as l'air tourmenté, Ali,
assieds-toi près de moi.

Si proche et si loin aussi...
- Tu as peur de l'avenir, n'est-ce pas, je le lis dans tes yeux...
Ali ne sait que répondre,
tout est si confus soudain dans sa tête.
 
- Tu es jeune, Ali... Laisse le temps au temps...
Le jeune homme relève la tête.
Le temps... Non, il ne faut pas laisser le temps au temps,
il faut réagir,
protéger le désert,
pour eux, pour leurs enfants et pour ceux de demain...
- Parle, voyons, vide ta tête, tu réfléchis trop, Ali...
Il regarde le sorcier.
 
Je voudrais dit Ali, je voudrais...
-tu voudrais quoi?
-je voudrais arrêter le temps!
Je voudrais que rien ne change,
que le sable soit toujours le sable,
que les oasis restent des oasis!
-Mon pauvre garçon, apprends que le temps ne s'arrête jamais!
Il poursuit inlassablement sa route,
mais je vais te confier un secret:
 approche, écoute bien ce que je vais te dire...
 
 
….Ecoute Ali ! Quand les hommes du désert
se réunissent autour d’un feu,
ils racontent la légende des filles du vent…
Ce sont les dunes qui sans cesse se déplacent.
Pas facile de les retenir ces coquines !
Personne ni toi, ni moi, ni eux, ne pourrons les dompter.
Quand un grand coup de vent
soulève des milliers de grains de sable !
Hop ! Les voilà quelques mètres plus loin.
Et depuis des milliers d’années, elles sont toujours là !

Il n’était pas venu pour cela !
Cet homme était un véritable sorcier,
 il pénétrait dans vos pensées
 et vous faisait oublier vos questions !
Il n’allait pas repartir comme ça !
 Il voulait savoir, il saurait !
Dis-moi, vieil homme, toi qui as la connaissance,
toi qui connais les secrets du désert,
que transportes-tu,
lors de tes sorties nocturnes ?
Tu es curieux Ali,
 mais la curiosité est utile pour apprendre !
 
Tu n’ignores pas que les autres t’appellent le sorcier
 et qu’ils croient que tu as trouvé une mine d’or ?
Ou autre chose de précieux ?
 Comment peux-tu vivre toute l’année dans cette oasis ?
 Nous sommes des nomades,
nous nous déplaçons en cherchant des pâturages et toi ?
Moi je suis bien trop vieux pour me déplacer, je n’ai pas de troupeau,
 ce que je transporte dans mes sacs ? Viens voir !
Je ne suis pas un sorcier, non !
 Les hommes n’aiment pas que l’on soit différent d’eux,
il faut des explications pour tout !
 Sils ne comprennent pas, ils croient à des pouvoirs mystérieux !!
Tout est si simple, il suffisait de demander !
Ali suivi l’homme,
il le conduisit vers un tas de cailloux derrière les palmiers.
 Tu vois je construis un abri solide qui résiste au vent du désert
quand la saison est mauvaise !
Ali comprit, les choses ont une explication souvent très simple,
 il suffit de poser les questions pour avoir les réponses !
 
Il revint dans sa tente, il devait dormir,
 demain une journée recommencerait,
il faudrait s’occuper des bêtes,
chercher la nourriture…
Et le soir il pourrait repenser au vieil homme
qui avait prononcé des paroles vraies,
des paroles rassurantes...
Oui, son désert survivrait toujours aux hommes,
il pourrait le raconter à ses enfants,
à ceux de demain...

 
 
par Nicole Coste publié dans : contes d'ailleurs
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Dimanche 24 juin 2007
 
 
C’était il y a très longtemps,
bien avant que l'homme n’apparaisse sur terre.
En ce temps- là, les animaux s’étaient partagé le monde :
 prairies pour les herbivores, savane pour les carnassiers,
la forêt pour les singes et les oiseaux .
Les points d'eau étaient très enviés, les bagarres y étaient fréquentes.

Certains étaient solitaires, d’autres vivaient en meute, d’autres en familles
et, là-bas, au-delà de la forêt, il y avait le monstre.

Personne ne l'avait vu, mais tout le monde en parlait.
Il était au dire de chacun, effrayant,
 possédait une voix qui vous glaçait le sang.
La terreur régnait dans cette partie du monde !
Un jour cependant, une petite boule de poils, curieuse et inconsciente,
s'approcha de l'orée du bois.
 Un bébé lion avait faussé compagnie à ses parents ……
                                                                                                                             
 
 
Le lionceau regarde autour de lui: l'immensité des arbres
dont les feuilles se balançaient au rythme du vent pernicieux,
les cris des oiseaux sauvages, l'effraient,
il ne sait s'il doit rebrousser chemin
et retrouver sa famille
ou affronter le danger,
si danger il y a;
 mais cette angoisse ne dure pas longtemps,
 la peur, il ne connaît pas!
Avant de s'enfoncer dans les ténèbres de la futaie,
 le lionceau se retourne,
il a cru entendre un murmure...
 Haussant sa tête
où pointent les  premiers poils de sa crinière,
il s’avance.
 Il fait ce qui est interdit depuis des millénaires:
 Il entre au royaume tabou,
il franchit la limite
ne mesurant pas encore l'énormité de son geste.

- Il est fou! Chuchotent les singes.
Il faut aller le chercher !
Ce lion ne sait pas ce qui l'attend là-bas.
Un jeune se dirige
 vers la frontière,
un vieux l’arrête d'un coup de bâton sur le dos.
- Tu es encore plus fou que lui, gronda t il.
Que veux-tu faire?
Jouer aux héros?
- Mais, nous devons le sauver! réplique le petit.
- Ne parle pas si fort! Riposte l’ancien.
D'ailleurs, nous avons assez traîné dans les parages,
allons, rentrons chez nous avant de déclencher une nouvelle bagarre.
 Nous devons partir,
c’est ce que nous avons de mieux à faire!
Bien malgré lui, le jeune singe suit l’ aîné…
 
 
Territoires, limites, frontières, danger, monstre...
L’animal rage, depuis sa naissance,
les adultes sans cesse lui répètent ces mots.
On n'en dit pas plus: interdiction formelle de quitter
le groupe!
Lui, il veut rejoindre le curieux et le sauver !
Le sauver de quoi?
Personne n’a vu le maître du royaume !
Deux jours déjà...
Qu'est-il devenu?
Sa famille ne s'inquiète-t-elle pas?
Il se tasse sur lui-même, abattu...


 Le téméraire est affamé, épuisé : difficile de trouver une proie
quand on ne sait pas encore chasser.
Il ne connaît pas les lieux , il est loin de sa brousse…

Maman lionne ne viendra pas,
une antilope entre les dents pour satisfaire son appétit...
 Son cœur se serre, 
mais bien vite, il chasse cette idée:
 ses frères et sœurs se moquent sans cesse de lui,
on le prend pour un peureux,
un lâche toujours blotti entre les pattes maternelles...
Il en a eu marre de ces sarcasmes, il va leur prouver qu'il n'est pas craintif.
Est- ce mal d'aimer si fortement sa mère et de s’accrocher à elle
tout le temps?
Est-ce plus agréable d’être poussé dans la grande rivière ?
 Il se serait noyé si maman n'était pas intervenue pour le tirer de là...
Il leur prouverait qu'il pouvait être aussi fort que son père...
En attendant, il a faim. L'endroit est hostile.
Il n'a pas rencontré âme qui vive
 depuis qu'il s'est aventuré sous les branchages.
Depuis combien de temps se trouve-t-il là?
Il a perdu toute notion de temps: il fait toujours noir ici.
 Il n'aperçoit pas le soleil...
C'est le royaume de la nuit, disent les adultes.

"- Il ne faut jamais, jamais quitter la meute!
                                                                             Personne ne revient vivant du royaume de la nuit..."
                                                                                                  Le royaume de la nuit...
Il n'y a donc personne ici?

   Un hurlement s’élève des entrailles de la terre...
Le bruit enfle, se propage, s’approche…
Des profondeurs du bois,
s'envolent des hiboux, des chouettes et autres oiseaux rapaces...
C'est comme un roulement de tonnerre à l'heure de l'orage,
 même la montagne ne gronde pas de la sorte
quand elle se met en colère
et crache sa lave brûlante!
Le lionceau a peur, vraiment peur cette fois.
Il pleure, il appelle au secours,
immobile, incapable de faire le moindre pas, tétanisé par la frayeur.

Ce cri, tous les animaux l'ont entendu
 C’est la panique.
Le monstre s'est réveillé...
Tous: oiseaux, serpents, hyènes, guépards, lions, singes...
Tous se blottissent dans leurs refuges.
Il ne faut pas sortir tant que la terre tremble,
Tant que le silence n’est pas revenu.
 
Et malheur à celui qui se trouve sur le chemin du monstre.
Le petit singe, ne parvient pas à arrêter
 les tremblements de son corps,
- Qu’est devenu le lionceau ?
 
 Ses larmes coulent.
Ah, si seulement l’ancêtre l'avait laissé le rejoindre !
 Au péril de sa vie, il descend du baobab familial,
et détale comme une flèche vers la forêt...
 Sourd aux cris et appels des siens
 il poursuit sa course folle ...
 
 
 
A l'orée du bois, une lueur permet d'apercevoir
les animaux qui s'enfuient.
Le bruit effroyable, le bruit qui vous glace le sang continue.
Où est donc ce monstre ?
Où est donc le petit lion ?
Que peut-il faire pour le sauver ?

La lumière grandit, une odeur acre l'accompagne.
Et toujours ce grondement,
 ce cri du monstre qu'on ne voit jamais
 mais qu'on entend arriver !

 Le lionceau est paralysé.
Ses yeux piquent.
Le singe lui aussi se frotte les yeux.
L’ennemi possède une arme inconnue !
- Viens ! Suis-moi !
Pas de réponse,
Pétrifié, le félin regarde :
 Apparaît devant eux ... le maître des lieux,
la terreur des animaux, le seigneur,
celui dont on parle de génération en génération,
 régnant depuis des siècles.
                                                                                                                                               
 
 
Rouges, orangées, des formes bizarres lèchent le sol
et avancent lentement mais sûrement vers eux :
un être extraordinaire à mille bras !
Sur son passage les arbres s’effondrent,
 partout des craquements se font entendre,
tout disparaît !
Un dragon ? Mille dragons ?
Petit lion n’en croit pas ses yeux !
La chose change de forme en permanence !
 Elle enfle, s’allonge, pour atteindre ses proies !
Tout autour de lui comme un feu d’artifice,
des brindilles rougeoyantes volent
et de nouvelles flammes participent au festin !
Effrayé mais subjugué, curieux,
il ne peut détacher son regard de cet incroyable spectacle.
Vite il faut raconter à maman !
Cette idée le sauve !
Son sauveur le voit partir comme une fusée,
il essaie de le suivre.
Fatigué par les jours sans nourriture,
 petit lion ne peut courir longtemps,
 il s’arrête, suffisamment loin du danger !
Le singe le rejoint, s’assoit sur son arrière train, et lui dit :
nous avons vu le monstre !
 Nous avons gagné le monstre !
 Encore tremblant, d’une voix un peu hésitante , il répond :
- Jamais plus je ne quitterai Maman !
 
 
Lentement il revient vers sa famille,
raconte son aventure,
 ses frères le regardent comme un héros,
 Maman se fâche, un peu, elle a eu tellement peur !
Il promet de ne jamais recommencer,
mais toujours il gardera en lui cette vision du monstre,
 ce monstre INCENDIE qui
 détruit tout sur son passage !         
                                                                                                                                             
 
 
par Nicole Coste publié dans : Histoires pour les petits
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Vendredi 15 juin 2007
UNE PEUR BLEUE
 
 
 
 
 
Bleu horizon, bleu lavande, bleu marine, bleu turquoise, bleu ciel,
Bleu, bleu, bleu !
Combien d’images ?
Combien de souvenirs ?
Combien d’odeurs ?
Qui se souvient du bluet des champs, des campanules, des petits myosotis,
 « forget me not », ne m’oubliez pas !
Nostalgie, nostalgie, claque le linge aux reflets bleutés comme autrefois !
Dis maman pourquoi le ciel est bleu ?
C’est pour les oiseaux, pour qu’ils fassent des rêves bleus !
Et la mer, maman, les poissons dorment-ils eux aussi ?
Maman ! C’est toi qui rêves ? Tu me racontes ?
 
 
 
                                                                                                   
 
Un océan tout bleu, ne l’appelle t-on pas le grand bleu ?
Une plongée dans cette eau fraîche, un jour de vent chaud, un chergui qui brûle tout,
 quelques brasses et la descente vers le monde du silence.
Autre univers, autres lois, autres joies, autres rencontres !
Le long des parois rocheuses, une multitude de scintillements bleus électrique attire l’œil.
Que font-ils ? Un ballet de bienvenu ?
Sur le sable, couché contre un caillou, une vieille ! A quoi pense-t-elle ?
Une légère remontée et tout à coup, un nuage d’éperlans m’entourent.
Il y en a partout autour de moi ! Ils pincent l’élastique de mon fusil harpon,
 ils tâtent ma combinaison de néoprène ! Peu comestible !
Dans ce monde envoûtant, je mesure mon infériorité,
 je dois pour ma survie aller chercher l’air à la surface.
Les bulles d’air font fuir les moins hardis, juste des petits battements pour me maintenir
entre deux eaux et les yeux grands ouverts pour ne rien perdre du spectacle.
Un poulpe, recroquevillé dans une anfractuosité m’aperçoit. Il se fait tout petit
et prend la couleur de son repaire. Ne crains rien, je ne te veux aucun mal ! Le fusil,
c’est pour mon ego, pour me rassurer.
Je joue, m’approche : tu demeures immobile et … lâches un jet d’encre pour protéger ta fuite !
Quelques coups de palmes, me voilà dans un banc de balistes aux reflets turquoise, ils tournent,
 tournent, semblent s’encourager, non, non, je ne suis pas un plat gastronomique ! 
Au loin une masse noire, un rocher ?
Des cris, des appels, je dois rejoindre la côte pour me renseigner.
Je me hisse à l’air libre, me retourne… Oh ! Surprise ! Dans une gerbe d’écume,
un orque me salue !
Regrets, regrets….
Autre monde, autres rencontres ? La rencontre n’a pas eu lieu !
 
Dis Maman, les orques, sont-ils méchants ?
Non, personne ne se souvient d’une attaque de cet animal ! Ils préfèrent les raies électriques !
Mais ce jour là, je ne le savais pas !!!
 
                                                                       
      
                                          
 
 
 
 
par Nicole Coste publié dans : Récits de voyage
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Lundi 4 juin 2007

Si vous aimez les aventures de Saperli et de Popette

aidez-moi! Dites-moi où vous aimeriez les voir évoluer.

    Merci et bonne lecture  Nicole

par Nicole Coste publié dans : Histoires pour les petits
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Lundi 4 juin 2007
Saperli et Popette apprennent à compter
 
Connaissez-vous Saperli et Popette ?
Ce sont deux petits lapins, nés au début du printemps dans
la clairière, à l’orée de la forêt.
Leur maman, Lapinette, avec beaucoup de patience en a fait deux lapereaux bien élevés. Ils ont appris la politesse et l’obéissance.
Lapinou, le papa, leur a donné de bons conseils pour connaître les plantes qui nourrissent et éviter celles qui ne sont pas comestibles.
Ils connaissent les dangers de la vie en liberté .
Quand les soirées d’été apportent la fraîcheur après la canicule de l’après-midi, le frère et la sœur retrouvent leurs amis dans la garenne.
Au clair de lune, toujours attentifs au moindre signe de menace, ils gambadent et organisent de joyeuses parties de cache- cache.
Le temps a passé, l’automne s’annonce, déjà les feuilles se parent de belles couleurs et dans l’air flottent des parfums nouveaux.
Dans les bois poussent les champignons et sous les chênes les glands s’amoncellent.
Les enfants préparent leurs cartables, il est temps pour Saperli et Popette d’apprendre à compter.
 
Ils savent depuis longtemps qu’ils ont 2 oreilles. Ils les inclinent et les font tourner pour mieux entendre. Quelquefois elles tombent comme si elles étaient cassées, quand ils ont un gros chagrin !
Grâce à leurs 2 yeux, ils surveillent les alentours et aucun intrus n’échappe à leur vigilance, il y va de leur salut
Posée sur leur derrière, comme un pompon tout blanc, 1 queue s’agite de joie à la vue de maman ou de papa !
Pour détaler, quand l’ombre d’un chasseur apparaît à la lisière du champ, 4 pattes bien vaillantes se détendent.
Parfois ils s’assoient sur leur arrière train, et lissent leur moustache avec les 2 pattes avant
Tiens ! Ils n’ont plus que 2 pattes : 1 patte avant droite
                                                             1 patte avant gauche
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