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Vendredi 25 mai 2007
Deuxième leçon : la toilette

Aujourd’hui, est jour de fête dans la clairière. Pour la première fois, Saperli et Popette reçoivent des invités. Tous les lapereaux nés au printemps doivent se retrouver !
C’est l’été, le soleil brille, une magnifique journée les attend.
Ils sont très excités et ne tiennent pas en place. Lapinou et Lapinette, leurs parents, très pris par les préparatifs les ont laissés libres.

Les deux lapins ont grandi, ils connaissent bien la prairie et n’hésitent pas à dévaler les fossés, à se glisser sous les buissons en bordure de la forêt pour une partie de cache-cache.
- Un, deux, trois,
- Trouve-moi !
Quand ils reviennent au gîte Saperli et Popette sont maculés de boue. Maman Lapinette se fâche :
- Pour recevoir ses amis il faut être très propre ! A la toilette, tous les deux !
Moment désagréable ! Les deux petits n’aiment pas quand maman leur parle de cette façon.
Lapinette a prévu démêlage, brossage de la fourrure et examen attentif des griffes et des oreilles !
Elle veut qu’ils soient parfaits pour la réception.
Dans le terrier pas de baignoire, pas de savon qui fabrique les bulles avec lesquelles jouent les enfants !
Non, les pattes vont et viennent sur la fourrure pour la lisser, la débarrasser des herbes qui se sont glissées dedans.
- Je vous laisse commencer seuls, mais attention je vérifierai !
Saperli aide Popette, il brosse son dos et attend qu’elle en fasse autant !
La séance devient vite un jeu et comme toujours les cris fusent :
- Saperli, tu m’as tiré les poils !
- Toi, tu m’as griffé !
- Aie !
- Quoi encore ?
- Il m’a poussée dans la mangeoire, j’ai des grains partout, il faut tout recommencer !
Cette fois maman prend sa grosse voix :
- Dans cinq minutes je viens passer l’inspection, dépêchez-vous !
- Vite Popette, maman va se fâcher !
Et frotte, et frotte ! Les griffes s’activent, elles vont et viennent pour enlever brindilles et feuilles qui parsèment leur fourrure. Les petits lapins sont maintenant tout propres, le pelage bien peigné, pas un poil qui dépasse !

- Pouvons-nous aller jouer ?
- Non, je dois regarder les griffes !
- Aïe ! Aïe !
Maintenant les oreilles !
- Oh ! Non ! Pas ça !
Mais bien sur, comme toujours, maman n’écoute pas !
- Et les dents ? Vous n’auriez pas oublié de nettoyer vos dents ?
Les deux petits prennent un air penaud !
Pas de dentifrice à la fraise pour eux, mais une betterave bien dure pour aiguiser les grandes incisives qui poussent, poussent sans arrêt.
- N’oubliez jamais, vous devez user continuellement celles d’en haut sur celles d’en bas sous peine de graves ennuis.
- Que peut-il nous arriver ?
- Des dents comme des défenses d’éléphant !
Saperli et Popette éclatent de rire.
- Et la trompe ? Comment pousse-t-elle ?
- Ne riez pas petits chenapans, c’est très dangereux, vous ne pourriez plus manger.
A ces mots les lapereaux ne rient plus, ils sont très gourmands et grignotent consciencieusement leur betterave .

La séance est enfin terminée, trois petits tours, elle applaudit satisfaite.
- Vous êtes les plus beaux lapereaux de la clairière, venez vous asseoir près de papa.
Devant leur moue dépitée elle déclare :
- Nous allons apprendre une nouvelle chanson, écoutez

Frotte, frotte,
Peigne, peigne,
Deux lapins tout propres
Nous serons !
Des griffes bien taillées
Des oreilles nettoyées
Regardez, regardez
Deux lapins bien soignés !








par Nicole Coste publié dans : contes d'ailleurs
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Jeudi 24 mai 2007

Petite vieille au visage ridé comme une pomme trop mure, ses longs cheveux blancs torsadés en un petit chignon, toujours habillée de noir, protégée par son « devantou » à la grande poche remplie de secrets, on l’appelait mémé Marie.
Tout le monde avait oublié son vrai prénom, celui qui était inscrit sur le livret, soigneusement rangé dans le tiroir de la table de nuit. Florenzia, née dans la deuxième moitié du 19° siècle, de l’autre côté des Pyrénées, province de Huesca.
L’Espagne, souvenir douloureux, repoussé au plus lointain de sa mémoire, qu’elle aurait souhaité enfoui à jamais.
C’était sans compter sur la curiosité de ses petits enfants. Le jeudi, quand l’école fermait ses portes pour le congé hebdomadaire, quand elle s’asseyait devant la maison, deux fillettes venaient s’accroupir près d’elle.
-          -          Dis, mémé, c’était comment là-bas ?
-          -          Et Isabelle ? Tu l’as vu la reine ?
-          -          Tu as connu la guerre ? Qui a gagné ?
Un silence s’installait, son regard balayait l’horizon où apparaissait, par temps clair, la chaîne pyrénéenne, frontière entre son passé et le présent. La tête entre ses mains elle réfléchissait.
Des odeurs venaient chatouiller ses narines, oliviers, pins maritimes, courses dans la garigue, son regard s’embuait….
     -     Vous savez les filles, mon père était joueur, il a tout perdu ! La propriété et même la robe de mariée de ma mère !
Plus d’argent à la maison, je fus placée très jeune pour gagner mon pain, c’est un temps que j’aimerai n’avoir jamais connu, les maîtres m’exploitaient, ils usaient de moi sans limite, il me fallait fuir !
Un jour, j’appris qu’un voisin, veuf, cherchait quelqu’un pour élever ses deux orphelins. Il possédait des arpents de terre, sur lesquels poussaient des oliviers. La construction d’un barrage avait isolé sa ferme la rendant peu rentable. Pour compléter ses revenus, il traversait la frontière et aller «  bûcheronner » dans les montagnes françaises.
Ma décision était prise, je partirai avec lui et oublierai ma terre natale qui ne m’avait apporté que des malheurs.
Après un séjour dans le Béarn, près de Lourdes, petit village qui ne connaissait pas encore la célébrité, nous nous sommes installés en Gironde, près d’ici au château de Malagar.
 Elle ne savait pas que le fils du «  Moussu » serait quelqu’un de célèbre, un auteur connu, François Mauriac !
  Désormais mari et femme nous avons reformé une famille. Quatre enfants, un garçon et trois filles, sont venus s’ajouter à la fratrie. La maladie, la guerre frapperont le foyer : les deux aînés iront défendre le pays d’accueil et ne reviendront pas. Joseph, le puîné, votre papa, trop jeune pour partir, deviendra le chef de la famille quand quelques années plus tard, « le père » mourra.
Les filles iront à Paris chercher du travail. Joseph demandera et obtiendra la nationalité française.
-          -          Et l’oncle Antoine, mémé, quand l’as-tu rencontré ?
-          -          Il travaillait avec nous au château, quand mon mari est mort, il s’est rapproché de moi et nous avons décidé de vivre ensemble.
-          -          Vous ne vous êtes jamais mariés ?
-          -          Jamais !
-          -          Tu n’as pas envie de revoir l’Espagne ?
-          -          Ah non ! Mon pays c’est la France ! Vos parents sont français, et vous aussi !
-          -          Pourtant, à l’école, on m’appelle l’espagnole.
-          -          C’est parce que tu es brune, tu ressembles à ton père !
-          -          Mais, c’est pas méchants les espagnols ?
-          -          Pourquoi dis-tu cela ?
-          -          Parce qu’ils ne sont pas gentils avec moi !
Mémé Marie ne comprenait pas, pourquoi rejetait-on ses petites filles ?
Elle n’écoutait pas la radio et ne se préoccupait plus de l’histoire de son ancien pays. Pouvait-elle savoir que, là-bas, la guerre civile faisait rage et que les réfugiés cherchaient asile en France ?
Les « rouges » faisaient peur dans les villages. Personne ne les avait vus, on racontait, on se méfiait. La peur de l’étranger revenait et on soupçonnait tous ceux qui étaient différents.
Encore trois années et un nouveau conflit éclate.
-          -          Les hommes sont fous ! clamait-elle.
Cette fois l’aïeule ne pouvait l’ignorer : loin du front, loin des batailles, mais Jean est parti.
            Les filles ont grandi, Marcelle est inquiète : Jean est son fiancé.
La vieille femme recueille les confidences. Les hostilités vont-elles endeuiller la famille ?
Non, le jeune homme reviendra après avoir été fait prisonnier quelques temps. Bientôt elle pourra bercer son arrière petit fils.
Le temps a passé, la paix revenue, la vie a repris son cours normal.
Les fillettes n’ont pas oublié les souvenirs de leur grand-mère. Devenues adultes, mères à leur tour, puis grand-mères, elles ont entrepris des recherches pour retrouver les lieux d’enfance de celle qui voulait tant les effacer de sa mémoire!
La péninsule ibérique est maintenant ouverte au tourisme. Les moyens modernes de communication permettent une fouille méthodique des registres d’état civil.
Un été, par une journée de canicule, après une longue marche à travers la pinède, une maison en ruines dans une clairière leur permet un peu de repos.
Hier soir, à l’auberge du village, les explications un peu confuses des consommateurs les ont conduits vers ces sentiers escarpés.  
Sans trop y croire, la visite commence.
Que cherchent-ils, les descendants de l’aïeule ?
Ils ne le savent pas, leurs études, leur enquête, les a menés ici mais les incertitudes sont grandes, les erreurs possibles.
Pourtant l’occupant des lieux, leur montre une plaque sur laquelle est gravé le nom qu’ils espéraient.
Moment d’émotion, de joie, de nombreuses photos fixeront ce moment qui marquera le retour aux sources.
Plus tard, les recherches poursuivies permettront de retrouver des membres de la famille qui sont restés au pays.
Mémé Marie, tu voulais oublier, et nous avons rétabli le lien entre les deux pays. Les temps ont changé, les frontières sont abolies.
  
 

par Nicole Coste publié dans : nicole-raconte
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Mardi 22 mai 2007

Première leçon : la politesse
 
Dans la prairie qui s’étend devant le terrier, Saperli et Popette jouent dans l’herbe humide. Maman Lapinette et papa Lapinou sont très fiers de leurs enfants nés à la fin du printemps. Boules de fourrure grise avec une tache blanche sur la poitrine, une queue en point virgule : deux merveilles. Aujourd’hui, il fait beau, curieux ils découvrent la nature.
Moustaches frémissantes, les oreilles dressées, attentifs au moindre bruit, ils s’étonnent de tout. Un papillon qui s’envole et une course folle s’engage. Un souffle de vent dans les branches, c’est la fuite vers le gîte. Ils poussent des petits cris devant les pâquerettes, coupent d’un coup de dent un bouton d’or et respirent avec délectation un bouquet de violettes. 
 Aujourd’hui, toute la famille est invitée chez la meilleure amie de maman, un rappel des leçons de politesse est nécessaire.
   -   Venez vous asseoir, nous allons voir si vous avez bien écouté nos conseils .
-         Oui Maman
-         Quand on arrive chez quelqu’un, on dit :
-         Bonjour
-         Si on vous offre quelque chose, vous direz :
-         Merci Madame.
-         Bravo, approuve papa.
-         Bien, approchez , ajoute maman.
 Lapinette vérifie la toilette : un coup de langue par-ci, un bref coup de patte par là pour lisser le poil, tout est en ordre !
   -   Nous pouvons y aller, en route !
La petite famille trottine allègrement et s’arrête devant un terrier.
-         Toc, toc !
Toujours frapper avant d’entrer et attendre l’invitation pour pénétrer.
-         Venez vite ! Entrez donc ! Qu’ils sont mignons !
Deux petits sauvages se précipitent, ce sont les enfants de la maison, ravis de rencontrer de futurs compagnons.
Très vite, une voix sévère les rappelle à l’ordre :
-         Qu’est-ce qu’on dit ?
-         Bonjour Madame, bonjour Monsieur, salut les copains !
Intimidés, tortillant leurs poils entre leurs pattes, les nouveaux arrivants bégaient :
-         B’jour, b’jour ! 
-         Allons un peu de courage, on ne va pas vous manger ! Allez jouer et ne vous disputez pas !
 
Soucieuses, les lapines restent à proximité pour les surveiller tandis que les papas à l’intérieur discutent de choses sérieuses.
Elles papotent, échangent les dernières nouvelles quand un hurlement retentit.
Popette, en larmes, revient vers elles.
-         Que se passe t-il, demande sa mère ?
-         Il m’a tiré les poils !
-         Qui ?
-         Lui, celui qui est tout blanc !
-         Viens ici, vilain garçon, appelle l’autre femelle, demande pardon ! 
-         Elle a pris mon trèfle à quatre feuilles!
-    Je voulais juste regarder.
-         Tu seras puni !
-          Non, il faut qu’ils apprennent à vivre ensemble, dit Lapinette. Toi, tu ne gémis plus, et toi tu montres tes trésors, je te promets qu’elle ne les emportera pas.
 
La paix est revenue, pour quelques instants seulement, cette fois c’est Saperli qui crie :
 
-         Quoi encore ?
-         J’ai mal ! Elle m’a piqué !
-         Qui ?
-         La branche, je me suis approché pour la ramasser, regarde ça saigne !
 
Sur sa patte, quelques gouttes de sang, les larmes perlent entre les cils. Un gros chagrin envahit le lapereau, il tremble et ses oreilles tombent. La vie est très difficile !
Heureusement cela ne dure pas et bientôt un appel retentit.
 
-         Venez, nous allons goûter !
-         Oui, oui, nous avons faim, s’écrient les quatre garnements, qui ont oublié les conseils maternels.
 
Un froncement de sourcil les rappelle à l’ordre :
-         S’il vous plait, chacun son tour, une pomme pour toi, une autre pour lui, encore une et une dernière !
-         Merci madame, merci, merci, merci !
 
Ouf ! Cette fois tout se passe bien. Les mères sont rassurées, leurs enfants sont bien élevés !
 
L’après-midi se termine, le soleil est bas sur l’horizon, il est temps de rentrer, les males vont partir à la chasse.
       -   Au revoir Madame, au revoir Monsieur, salut, bye, bye !
Sur le chemin du retour, fatigués mais heureux, le petit groupe chante et rejoint le terrier.
 
            Je dis bonjour
            Tu dis au revoir
            Nous disons s’il vous plait
            Et puis merci
            Oh ! Pardon
            Nous sommes les joyeux lurons
            Bye ! Bye ! A la prochaine fois !
  
 
 

par Nicole Coste publié dans : Histoires pour les petits
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Mardi 15 mai 2007

Il était une fois un oiseau. Oiseau de mer, il volait au-dessus des flots bouillonnants, se moquant des vagues qui se fracassaient sur les rochers.
Quand le soleil se couchait, quand la mer devenait rose, il se réfugiait dans une anfractuosité de la falaise. Personne ne pourrait l’y déloger, du moins le croyait-il !
Il eut fallu être alpiniste pour escalader l’abrupt et que viendrait-il faire sur cette côte sauvage ?
A l’aube, le volatile s’élançait vers l’horizon lointain mais jamais il n’avait pu l’atteindre. Quand la muraille, qui abritait son refuge n’était plus qu’une ombre dans la brume, il faisait demi-tour et se rapprochait du rivage.
Plongeant dans l’océan pour y pêcher sa pitance, il jouait avec le vent, montant et redescendant, profitant des courants. Jamais fatigué, il se croyait le maître de l’air !
 
 
 
Pourtant un jour, l’ennui
vînt : il lui fallait une compagne ! Jeune présomptueux qui croyait qu’un cri suffirait pour qu’accoure ou plutôt vole à sa rencontre, une femelle esseulée !
 
Il s’égosilla en vain et ses appels stridents n’eurent aucun effet. Il dut moduler, exécuter un ballet aérien pour tenter une compagne. Enfin quelqu’un s’approcha et l’accompagna jusqu’au logis. Mais la demeure ne convenait pas à la belle. Examinant chaque creux, chaque fente, la femelle choisit de se poser sur un caillou en surplomb servant de balcon à une petite grotte.
L’aménagement du lieu demanda une longue après midi mais au crépuscule le couple put se reposer dans une résidence à sa convenance. La suite aurait pu être bien banale : pondre les œufs, couver et élever une famille, mais un imprévu vînt troubler cette quiétude.
Un matin, alors que le soleil montait dans un ciel bleu sans nuage, un sanglot, un miaulement déchira le silence.
Dérangé dans la préparation du nid, le mâle plongea vers la sortie, la femelle se terra dans le coin le plus sombre.
Grâce à ses yeux perçants, il fouilla la paroi, inspectant chaque recoin. Il allait et venait, prêt à fondre sur l’intrus et à défendre bec et ongles sa propriété.
Ce n’était qu’un chaton accroché à une pierre sur le balcon voisin ! Jouant sur le sommet de la falaise, essayant maladroitement de poursuivre une alouette, il avait dévalé le flanc rocheux et apeuré il miaulait à perdre haleine.
Que faire ? A l’approche de l’oiseau l’angoisse de l’animal augmenta.
Ses griffes lui permettaient de remonter mais le vertige et la peur le paralysaient.
Que se passa t-il dans la tête des mouettes ?
Préoccupés par leur descendance, cette jeune vie leur apparut comme un heureux présage. D’un commun accord, ils décidèrent de nourrir l’orphelin en déposant près de lui des petits poissons.
 Le chaton reprit des forces, s’enhardit, et put enfin rejoindre le sommet et reprendre une vie plus normale.
Il y eut cette année là sur la falaise, deux belles nichées d’oisillons qui s’envolèrent vers la liberté dès que leurs ailes eurent assez de force !
Dans un village voisin, un gros matou, faisait le beau, fier et oublieux de sa mésaventure, il paradait pour montrer sa force et son courage ! Personne ne saurait pourquoi il miaulait, quand d’aventure, un goéland tournoyait au-dessus de la place du village !

par Nicole Coste publié dans : nicole-raconte
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Jeudi 10 mai 2007
Il était une fois une petite graine ,
une petite graine toute ronde, toute verte,
 une petite graine somme toute bien ordinaire !
 Pas de quoi en faire une histoire,
 sauf que……
Cette graine était tombée sur une feuille…
 un grand coup de vent l’emporta loin d’ici,
dans le nid d’un oiseau !
 une petite graine dans le nid d’un oiseau , rien d’extraordinaire ?
 pas de quoi…. ,
 sauf que….
En s’agitant dans le nid , les oisillons firent tomber la graine
qui s’envola vers …
un panier de pique-nique posé là,
 par une famille venue passer la journée en forêt.
Une graine dans un panier,
rien d’extraordinaire,
 pas de quoi…….,
 sauf que……..
La graine, toute petite , toute ronde, toute verte,
atterrit, le soir, dans une valise,
en partance pour ….New York !!!
Après un voyage en avion,
dont elle ne vit pas grand chose,
sauf que….
Elle fut secouée, retournée, puis transportée
et enfin sa prison s’ouvrit .
 Elle se cacha dans un coin.
Toutes les petites graines aiment se cacher…..
Rien de bien ……
Le bagage fut agité par la fenêtre d’un gratte- ciel
et à nouveau le grand voyage !!!!
 
Extraordinaire, cette aventure !!
Peut-être bien qu’on pourrait en faire une histoire !!
 
Après avoir tournoyée dans le ciel Américain,
elle se posa dans un parc au milieu d’un jardin .
Là, elle prit le temps de germer,
 profitant des soins accordés aux fleurs !
 
Et voilà comment une petite graine,
 bien ordinaire, se fit une nouvelle vie en Amérique !
une vie bien ordinaire,
 pas de quoi en faire toute une histoire…..
bien que…..
 
 
par Nicole Coste publié dans : contes d'ailleurs
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Vendredi 4 mai 2007
Il était une fois, une goutte d’eau,
ronde comme une perle, qui se prélassait sur la ramée.
Le soleil la faisait briller de tous ses feux.
Elle était arrivée là, venant d’un petit cumulus, au cours d’une pluie fine.
A l’aube, elle glissait lentement sur le bord de la feuille,
craignant d’avoir le vertige.
Elle devait s’éloigner de la chaleur qui l’expédierait vers un autre nuage,
or elle voulait tenter la grande aventure !
On lui avait raconté qu’elle pouvait faire un très long voyage,
 à condition d’être patiente,
avant de revenir dans le ciel d’où elle retomberait
et pourrait recommencer indéfiniment ce périple !
Mais, si elle n’y prenait garde,
elle retournerait aussitôt d’où elle était venue !
Un papillon s’approcha, vite s’éloigner, ne pas lui servir de petit déjeuner !
se faire toute petite contre la tige, mais……
tout à coup : plouf !
Elle atterrit sur une primevère toute jaune.
Elle huma le parfum délicat, s’en imprégna.
La tête commençait à lui tourner et sans y prendre garde, elle roula sur la terre
du sous-bois.
Elle entendit comme un clapotis, tout près d’elle : des milliers d’autres gouttes
sautaient sur les cailloux.
Elle devait les rejoindre, ne pas rester seule dans ces lieux inconnus !
-Où allez-vous si joyeuses ? 
-Nous partons pour la grande aventure, veux-tu venir avec nous ?
Comment refuser une invitation si gentiment formulée ?
-Je viens !
D’autres gouttes esseulées se joignirent à elles.
Tout à coup, un grand trou noir !
On y va ! on y va ! crièrent les premières. Attention ! baissez les têtes, ouvrez
grand vos yeux !
Certaines se mirent à trembler et leur chant se fit plus doux. On aurait dit un train
fantôme, sillonnant sous terre, se frayant un passage entre les pierres. De temps
en temps, le convoi dérangeait quelques vers de terre ou autres insectes sous
terrains. Un petit lérot, qui avait creusé son terrier tout près,
 s’enfuit, ne voulant pas
être emporté par le convoi.
Il y avait des cris, des silences, des peurs et des inquiétudes,
mais beaucoup de
curiosité pour la suite .
Où tout cela allait-il les conduire ?
Une lueur apparut au loin :
-La sortie, j’aperçois la sortie, hurla le chef de train.
Un précipice les attendait
avant leur retour vers la lumière.
Floc ! Floc ! Floc! Firent-elles en tombant sur les cailloux.
Une source avait jailli,
 et un petit ruisseau se faufila entre les touffes
d’herbes,
 sous les branches des arbres et qui toujours descendait
emporté par le courant.
Soudain le paysage changea.
Des près fleuris bordaient le ru qui se
Tordait et serpentait pour pouvoir avancer.
D’autres rus les rejoignirent et une petite rivière se forma.
Petite goutte, complètement stupéfaite par ce voyage n’osait parler
de peur de perdre sa place.
Au-dessus d’elle, des barques naviguaient,
à côté d’elle, des poissons mangeaient ,
certains essayant de remonter à contre courant.
Sur la rive des enfants jouaient.
De loin en loin d’autres rivières les rejoignaient.
 A droite, à gauche, devant, derrière….de l’eau
 Inquiète petite goutte demanda :
-Où allons –nous ?
-Vers la mer,  ignorante !
Ne sais-tu pas que le grand océan nous attend ?
Elle n’osa plus rien demander, voyant que les autres se laissaient transporter,
elle fit de même.
et atteignit la mer !
Des grosses vagues la secouèrent, elle se retrouva sur le sable
et le soleil brûlant l’expédia vers un cumulus.
Ce voyage là était terminé,
mais elle reviendrait sur terre et recommencerait !
 Elle était prête pour la grande aventure !  
                                                                                                       Nicole
 
par Nicole Coste publié dans : Histoires pour les petits
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Mercredi 2 mai 2007
    Une semaine en Toscane et me revoilà!
par Nicole Coste publié dans : contes d'ailleurs
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Mercredi 18 avril 2007

Flamants en quête de nourriture dans une lagune du sud marocain

par Nicole Coste publié dans : Récits de voyage
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Lundi 16 avril 2007

 

 Je vais vous conter l'histoire d'une sorcière.

Peut-être l'avez-vous rencontrée ?

 

 

Elle vit au milieu des machines, des appareils ménagers et prend 

 

 

un malin plaisir à tripoter les commandes et les manettes de ces monstres.                                                                                         

C'est ainsi qu'un jour, dans une ferme, un homme et son épouse eurent une journée pour le moins difficile.

 Imaginez : un grand hangar rempli de tracteurs, de moissonneuses batteuses, de machines à vendanger, de faucheuses et autres engins bruyants !

 

 

 

 

 

La sorcière ne dédaignait pas la mécanique, qu’elle pratiquait à sa façon, non conventionnelle !

 

Au milieu des fils et des clés, elle évoluait, parfaitement à l’aise, une vraie reine !

 

Elle jouait du tournevis comme une artiste. Un fil rouge sur une prise verte, c’est beaucoup plus joli ! Le bleu s’accorde mieux avec du jaune !

 

Et si je branchais celui-ci avec celui-là pour changer un peu !

 

Imaginez le résultat ! 

 

 

 

Mais à quoi ressemblait donc cette sorcière pour agir sans se faire remarquer ?

 

Elle était dotée de pouvoirs puissants, et pouvait à volonté, se glisser dans n’importe quel outil !

 

Ce jour là, se sentant  particulièrement en forme, elle élit domicile dans une clé, et aussitôt  se met au travail !

 

Je visse, je dévisse, je revisse…

J’assemble, celui-ci avec celui-là ! Ce robot pourrait bien s’adapter sur ce bouton, quant à celui-là, à mon avis il serait plus utile si je le branchais sur cette prise !

 

Le travail terminé, elle se cache dans un coin de l’atelier et pique un somme.

 

Arrive le propriétaire, qui avait décidé, ce jour d’automne, de commencer les vendanges.

 

Il s’installe au volant et tourne la clé de contact.

 

Dring, dring, une sonnerie retentit, il recommence…dring, dring, à nouveau une sonnerie ! Un peu surpris, notre homme cherche son portable, point de téléphone, c’est bien la machine qui sonne !!!

 

Il veut alors actionner la commande des phares, un bruit de perceuse se fait entendre !

 

Il se gratte la tête, respire un grand coup, ferme les yeux, les ouvre et recommence la manœuvre…..

 

Même résultat !!

 

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