NICOLE RACONTE
| Novembre 2009 | ||||||||||
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Vous souvenez-vous ? Au début de notre séjour nous avions rencontré un homme (nous l'avions nommé Diogène), nous sommes revenus le voir. Il vit toujours dans sa citerne, à l'embouchure du Draa, ce fleuve de 1300km, asséché dans la plus grande partie de son cours et qui retrouve à une cinquantaine de km de l'océan retrouve un aspect majestueux qui sied à sa réputation. Atteindre son embouchure est chose facile, une piste entièrement rénovée y conduit. Elle traverse le plateau caillouteux et nous apercevons de loin en loin des champs de blé semés lors des pluies d'automne. Ils ont bénéficié des averses tombées au long de l'hiver et sont aujourd'hui prêts à être moissonnés. C'est un labeur pénible, les machines modernes ne sont pas adaptées, les épis sont très courts et c'est à la faucille que femmes et hommes courbés au ras du sol, fauchent le champ.
Le désert quand il a plu, se couvre de fleurs et un tapis mauve, jaune et vert le recouvre, une vraie splendeur !
Au hasard de nos pérégrinations nous croisons des troupeaux de moutons et de chèvres gardés par des enfants. Les dromadaires déambulent librement dans l'immensité, le chamelier connaît les points d'eau pour les rassembler quand ils viennent s'abreuver. Diogène, notre ami, nous ramasse des vers de vase pour appâter le poisson, pour le remercier nous lui apportons des cigarettes. Contrairement au grec qui nous a inspiré son nom il est dépendant de l'herbe à Nicot et son isolement rend l'approvisionnement difficile. Grâce à ses appâts nous ferons de bonnes pêches et je cuisinerai des soupes de poissons délicieuses.
Vous l'avez deviné nous sommes curieux et aimons découvrir des endroits sauvages. Nous avons décidé de remonter le cours de l'oued aussi loin que le permettrait la piste. Nous atteignons un site qui nous offre en amont et aval une vue éblouissante. A notre époque moderne où tout est répertorié, classé, celui-ci mériterait quatre étoiles. Nous sommes seuls, au milieu de nulle part, coupés de toute vie civilisée et nous sommes heureux de pouvoir profiter de cette beauté.
Nous étions venus pêcher des anguilles : au travail, une ligne à l'eau ! Après plusieurs essais infructueux, un petit crabe puis un autre s'accroche désespérément à la sardine qui garnit l'hameçon. Changement de programme, la balance est mise à l'eau. Croyez-moi , nous nous sommes amusés comme des gamins ! En peu de temps nous avons rempli un seau de crustacés et la soupe du soir était une fois de plus un régal !
Pendant que nous étions occupés par notre récolte un homme s'est approché. C'est un ouvrier du chantier de la piste, il nous a offert un verre de thé. Gardien de la pompe, il vit sous une tente et possède un braséro qui lui permet avec quelques brindilles de respecter les traditions d'hospitalité du pays.
Notre séjour touche à sa fin et nous allons reprendre la longue route qui nous conduira vers la France. Dans une dizaine de jours nous reprendrons nos habitudes mais nous garderons au fond des yeux des paysages et dès que possible nous envisagerons un nouveau départ !
Nicole
vraiment un tres beau voyage, repartir ! nous vous comprenons, bonne journée Nicole et grosses bises
bises
chrystelyne
Je comprends aisément,que vous ayez envie de repartir.
Amitiés.Aimée
amitiés