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15 juin 2007 5 15 /06 /juin /2007 18:10
UNE PEUR BLEUE
 
 
 
 
 
Bleu horizon, bleu lavande, bleu marine, bleu turquoise, bleu ciel,
Bleu, bleu, bleu !
Combien d’images ?
Combien de souvenirs ?
Combien d’odeurs ?
Qui se souvient du bluet des champs, des campanules, des petits myosotis,
 « forget me not », ne m’oubliez pas !
Nostalgie, nostalgie, claque le linge aux reflets bleutés comme autrefois !
Dis maman pourquoi le ciel est bleu ?
C’est pour les oiseaux, pour qu’ils fassent des rêves bleus !
Et la mer, maman, les poissons dorment-ils eux aussi ?
Maman ! C’est toi qui rêves ? Tu me racontes ?
 
 
 
                                                                                                   
 
Un océan tout bleu, ne l’appelle t-on pas le grand bleu ?
Une plongée dans cette eau fraîche, un jour de vent chaud, un chergui qui brûle tout,
 quelques brasses et la descente vers le monde du silence.
Autre univers, autres lois, autres joies, autres rencontres !
Le long des parois rocheuses, une multitude de scintillements bleus électrique attire l’œil.
Que font-ils ? Un ballet de bienvenu ?
Sur le sable, couché contre un caillou, une vieille ! A quoi pense-t-elle ?
Une légère remontée et tout à coup, un nuage d’éperlans m’entourent.
Il y en a partout autour de moi ! Ils pincent l’élastique de mon fusil harpon,
 ils tâtent ma combinaison de néoprène ! Peu comestible !
Dans ce monde envoûtant, je mesure mon infériorité,
 je dois pour ma survie aller chercher l’air à la surface.
Les bulles d’air font fuir les moins hardis, juste des petits battements pour me maintenir
entre deux eaux et les yeux grands ouverts pour ne rien perdre du spectacle.
Un poulpe, recroquevillé dans une anfractuosité m’aperçoit. Il se fait tout petit
et prend la couleur de son repaire. Ne crains rien, je ne te veux aucun mal ! Le fusil,
c’est pour mon ego, pour me rassurer.
Je joue, m’approche : tu demeures immobile et … lâches un jet d’encre pour protéger ta fuite !
Quelques coups de palmes, me voilà dans un banc de balistes aux reflets turquoise, ils tournent,
 tournent, semblent s’encourager, non, non, je ne suis pas un plat gastronomique ! 
Au loin une masse noire, un rocher ?
Des cris, des appels, je dois rejoindre la côte pour me renseigner.
Je me hisse à l’air libre, me retourne… Oh ! Surprise ! Dans une gerbe d’écume,
un orque me salue !
Regrets, regrets….
Autre monde, autres rencontres ? La rencontre n’a pas eu lieu !
 
Dis Maman, les orques, sont-ils méchants ?
Non, personne ne se souvient d’une attaque de cet animal ! Ils préfèrent les raies électriques !
Mais ce jour là, je ne le savais pas !!!
 
                                                                       
      
                                          
 
 
 
 

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commentaires

AKAM 25/07/2007 22:34

J'ai trouvé ces textes très poétiques et ils nous amènent vers un monde de rêve. Continuez et faites nous connaître vos nouvelles publications.

Martine 20/06/2007 09:39

voilà qui confirme qu'en matière d'écriture , tu es un cordon bleu..émerveillée, j'en reste bleue !!

Melenea 18/06/2007 21:56

Comme c'est bien raconté, comme d'habitude on y est en plein dedans.... merci narratrice hors pair pour nous avoir fait partager cette peur.... pas ordinaire... un orque tout de même...
Mél