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Dimanche 30 mars 2008

Il a fait chaud toute la journée, la famille s'est réunie sur la terrasse pour profiter de la fraicheur de la soirée. C'est l'heure où chacun oublie ses soucis, c'est l'heure où on a envie de partager ses découvertes. Le ciel est étoilé, pas un souffle ne fait trembler les feuilles des arbres.

Marion, la fillette  est très intéressée par les explications de papa. A son âge on est curieux de tout, on veut tout savoir, tout connaître.

  • - Tu vois là se trouve l'étoile polaire qui indique le nord au voyageur!

Et là c'est le Grand Chariot !

Soudain, un froissement d'ailes, une chauve souris vient près du lampadaire chasser quelques insectes.

Marion pousse un cri

  • - Quelle horreur! Un vampire!

Papa éclate de rire :

  • - Ce n'est qu'une chauve souris qui vient manger les moustiques!
  • - Pourquoi dit-on qu'elle est chauve?
  • - Parce que ses ailes n'ont pas de poils!
  • - Pourquoi?
  • - Ecoute, c'est une belle histoire qu'on m'a racontée quand moi aussi je m'interrogeais!

Il y a bien longtemps, un roi, le roi Salomon avait le pouvoir de parler aux animaux et de comprendre leur langage, il réglait les conflits et son autorité n'était pas contestée,  tous respectait ses décisions.

Un jour, pensant qu'on lui avait désobéi, il les convoqua et annonça qu'il allait les déplumer pour les punir.

La chauve souris arriva la première et insista pour subir la punition sans plus attendre ! On voulut la faire patienter. Le roi était juste et souhaitait connaître les raisons de la faute. Mais devant l'insistance de l'animal, il ordonna à ses serviteurs de la déplumer afin qu'elle puisse repartir au plus vite vers  ses occupations.

Ainsi fut fait ! Plus tard quand tous les animaux furent rassemblés, ils expliquèrent au roi les raisons de leur désobéissance. Celui-ci réfléchit longuement et décida de pardonner. La chauve souris fut donc la seule à subir le châtiment. Honteuse, de peur des moqueries elle décida de ne plus sortir que la nuit pour se nourrir ! C'est pour cela qu'elle est devenue un oiseau nocturne. Répudiée, mise à l'écart, certains la considèrent comme maléfique.

Voilà comment, par sa précipitation, la chauve souris s'est fait une mauvaise réputation !

  • - Elle n'est pas méchante? Demande Marion.
  • - Non, elle cherche sa nourriture. Celle-ci est une pipistrelle. Et maintenant, au lit!



    Histoire inspirée par une légende africaine
par Nicole Coste publié dans : Histoires pour les petits
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Vendredi 28 décembre 2007
                                                               
                                                                           
           
Nuit des merveilles
 
 
 
-           24 décembre, youpi s’écria Benjamin, nous y sommes c’est aujourd’hui !
-           Oui  répond maman ce soir c’est la nuit de Noël !
Mais Benjamin a d’autres idées en tête, bien sur il y aura demain matin des cadeaux au pied du sapin. Dans les paquets, soigneusement empilés, il trouvera la console commandée, les DVD choisis, cochés sur la liste remise par papa pour la communiquer au père Noël, le blouson qu’il a admiré dans la vitrine de la boutique, il sera comblé mais pas surpris. Depuis longtemps il sait que ce jour là, ses vœux sont exaucés.
Certains de ses camarades n’ont pas sa chance, ils attendent avec impatience le grand matin et quelquefois il lui arrive de les envier ! Il exagère mais connaître ce petit frisson qui précède la découverte, il aimerait bien !
Jamais il ne dira  cela à ses parents, car en fait il apprécie sa situation et cette année il est lui aussi fébrile, il a rendez-vous ce soir avec …. Chut ! Personne ne doit savoir avant l’heure !
Il y a deux jours, au cours d’une expédition dans les combles, Benjamin a déniché un livre de légendes très vieux et comme il adore lire, il l’a emporté !
A huit ans on aime les belles histoires, on croit encore aux contes de fées même si on ne l’avoue pas !
« Aminuit,  La nuit des merveilles, (ainsi nomme-t-on la nuit de Noël)  les animaux parlent le langage des hommes. Ils échangent des commentaires sur leurs maîtres. » Maman l’a appelé, il n’a pas continué, mais il a mijoté son projet : surprendre ses chiens, Love et Mina. Ce sont deux caniches, chouchoutés par maman, toujours soigneusement toilettés, qui accompagnent la famille depuis de longues années.
Parfois, Benjamin est jaloux de l’attention que maman leur porte, il aimerait savoir ce que cachent ces regards espiègles, se moquent-ils des humains ? Comprennent-ils tout ce qu’on dit comme l’affirme papa ? Comment sont-ils si intelligents sans aller à l’école ? Jamais de devoirs pour eux, jamais ils n’entendent la sempiternelle phrase qui sonne à ses oreilles quand il baille aux corneilles devant ses cahiers : tu dois travailler pour avoir un bon métier quand tu seras grand !
A minuit il quittera la table familiale, prétextant une envie soudaine et pressante et il filera vers la pièce où en principe on aura enfermé les chiens pour qu’ils ne dérangent pas mamie. Pour une fois, Benjamin apprécie qu’elle ne les aime pas !
Après il improvisera mais il y a peu de chance qu’on découvre son absence, les adultes seront occupés à porter des toasts.
La journée n’en finit plus, Benjamin a repéré les lieux, préparé son scénario. A vingt deux heures les invités sont là, tout se déroule comme prévu, Love et Mina ont rejoint leur coussins, tandis que maman et mamie s’activent à la cuisine, papi et papa commentent les dernières nouvelles. Ensuite projection du film : Kirikou et les bêtes sauvages. Blotti contre sa mère, Benjamin se laisse emporter par la magie de l’histoire. Il rêve de l’Afrique, il sera explorateur, il filmera les animaux … mais il a oublié de prévenir le marchand de sable et ses paupières s’alourdissent. Maman le prend dans ses bras et le dépose doucement sur son lit, on le réveillera pour le repas.
Beaucoup plus tard, des aboiements tirent Benjamin de son sommeil. Que se passe-t-il ? Papi vient le chercher, le père Noël est passé, on n’attend plus que lui pour ouvrir les cadeaux, même les chiens manifestent leur impatience.
-           Quelle heure est-il ?
-           Deux heures du matin, tu ouvres les paquets et ensuite on dégustera la bûche de Noël.
Benjamin est déçu, mais rapidement ses nombreux jouets lui rendent son sourire, il y a une surprise : la panoplie Harry Potter, il pourra faire de la magie !
Quelques jours plus tard, il reprend sa lecture interrompue, la fin de l’histoire lui donne des frissons : ceux qui cherchent à surprendre les conversations animales prennent le risque de devenir muet !
-           Je l’ai échappé belle, merci Marchand de sable !
   
 
           
par Nicole Coste publié dans : Histoires pour les petits
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Jeudi 20 décembre 2007
NUIT DE NOËL
 

boules de Noël en papier roses et vertesboules de Noël en papier roses et vertesboules de Noël en papier roses et vertes

La nuit était froide et étoilée comme souvent en hiver. Il gelait à pierre fendre. La lune ronde s’épanouissait dans le ciel lumineux. La voie lactée traçait son chemin au-dessus de nos têtes.
Les planètes poursuivaient leur rotation et rien ne semblait troubler leur trajectoire :   
-   Saturne entourée de ses anneaux,
-   Mars la rouge ne s’inquiétait guère de l’attrait qu’elle produisait chez les humains,      
-  Vénus se laissait conter, indifférente, quelques romances.
Aucunes ne jalousaient les puissantes machines qui depuis peu envahissaient l’espace. Les fusées ne remplaceront jamais les étoiles filantes et les satellites seront pour toujours des sphères métalliques.
Des savants, l’œil rivé sur leur télescope, surveillaient le ballet sans fin qui tournait là-haut.
 Il régnait une atmosphère étrange. Dans les villes des petites lumières scintillaient, partout des guirlandes se balançaient et lançaient des lueurs multicolores.
 Les oiseaux, qui n’avaient pas entrepris leur migration, étaient tout étonnés quand par hasard ils ouvraient un œil avant l’aube :
   -   Le jour est-il déjà levé ?
 C’est sûr un évènement important se préparait.
Un petit lapin, né au printemps, curieux, s’approcha d’un parc où trônait un conifère paré d’ampoules rouges, jaunes et bleues.
-       Que se passe-t-il ? Demande-t-il à l’arbre.
-       Tu ne sais pas, c’est la fête de la nativité !
-       Et alors ?
-       C’est la nuit de tous les miracles !
Un peu surpris, ne comprenant pas très bien ce que cela voulait dire, l’animal repartit en gambadant.
-       Miracle ! Miracle ! Chantait-il.
-       Que dis-tu ? Marmonna une hulotte à l’affût d’une invisible proie. 
-       C’est la nuit de Noël ! Cria la bête fière de connaître un secret.
-       La nuit de Noël ! La nuit de Noël ! répétait l’écho.
Minuit !
Les cloches se mirent à sonner, les étoiles à briller encore plus fort.
Partout dans la forêt, résonnèrent les grelots du renne qui apportait à chacun un cadeau.
Les animaux, surpris dans leur sommeil, découvrirent près de leur gîte leur présent qu’ils s’empressèrent de déguster. Inutile de se mettre en chasse, la paix doit régner entre tous. Les plantes secouèrent leurs branches et entamèrent une ronde pour célébrer cet instant magique.
Au ciel, les astres furent pris d’une folie que personne ne remarqua: tous étaient dans la ferveur du saint anniversaire.
Les yeux embués de larmes de joie, le lapereau applaudissait.
Au matin, quand revint le silence après les agapes de la nuit, quand les illuminations s’éteignirent, il s’écria un peu triste :
   -   Adieu Noël ! Adieu !
   -   Pourquoi dis-tu cela ? Demanda dame chouette, l’année prochaine tout recommencera !           
Une fois l’an depuis deux millénaires se produit le prodige : 
Faire régner sur Terre, un instant de paix, d’espoir et de fraternité.
Deux ou trois pirouettes sur l’herbe gelée et la petite bête regagna son terrier, le poil brillant de givre et la tête emplie de merveilleux souvenirs.
 
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par Nicole Coste publié dans : Histoires pour les petits
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Vendredi 27 juillet 2007

 

 

 


Mésaventure d’un petit poisson

 

Petit poisson deviendra grand

Si gros poisson ne le mange pas !

Petit poisson deviendra grand

Si un filet ne le ramasse pas

Petit poisson deviendra grand

S’il ne mord pas un hameçon !

Ainsi va la vie du poisson..

Ainsi songeait petit chinchard..

Au grès des vagues, porté par la marée

Il se trouvait dans un port.

Comme des milliers d’autres avant lui,

Comme des milliers d’autres après lui,

Un seul mot d’ordre :

Manger, ne pas être mangé !

Finir dans la gueule d’un congre ?

Quelle horreur !

Dans celle d’un loup ?

Destin peu enviable !

Dans un plat, préparé avec amour ?

Plus chic mais guère mieux !

Que faire ?

Un chalutier rentra au port

Plein, plein de sardines,

Des goélands l’accompagnaient,

Plongeant et replongeant

Pour attraper quelques morceaux,

Jetés par les marins.

Ne pas s’approcher,

Se faire tout petit,

Se cacher contre les flancs du bateau,

Et se nourrir à bon compte.

Petit chinchard se voyait déjà

Enorme, bien ventru,

Se jetant à son tour,

Sur une sardine bien inconsciente !

Hélas ! le danger était là.

Enivré par l’odeur de la sardine,

Assourdi par les cris des oiseaux,

Attiré par des mouches

Qui s’agitaient entre deux eaux

Il se jeta pour les gober !

C’était un leurre !

Les plumes cachaient un piège !

Un pêcheur les manœuvrait habilement

Lui faisant croire qu’elles étaient vivantes.

Il eut beau se débattre,

Ses sursauts n’eurent comme résultat

Que d’attirer d’autres poissons

Qui se jetèrent à leur tour

Sur les insectes trompeurs !

Un bruit de moulinet,

Un fil qui remonte

Trois gourmands qui se débattent

Et atterrissent sur le quai !

 

Ainsi finit la vie

De trois petits poissons !

 


               Nicole 

 

 

 

 

 

par Nicole Coste publié dans : Histoires pour les petits
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Dimanche 24 juin 2007
 
 
C’était il y a très longtemps,
bien avant que l'homme n’apparaisse sur terre.
En ce temps- là, les animaux s’étaient partagé le monde :
 prairies pour les herbivores, savane pour les carnassiers,
la forêt pour les singes et les oiseaux .
Les points d'eau étaient très enviés, les bagarres y étaient fréquentes.

Certains étaient solitaires, d’autres vivaient en meute, d’autres en familles
et, là-bas, au-delà de la forêt, il y avait le monstre.

Personne ne l'avait vu, mais tout le monde en parlait.
Il était au dire de chacun, effrayant,
 possédait une voix qui vous glaçait le sang.
La terreur régnait dans cette partie du monde !
Un jour cependant, une petite boule de poils, curieuse et inconsciente,
s'approcha de l'orée du bois.
 Un bébé lion avait faussé compagnie à ses parents ……
                                                                                                                             
 
 
Le lionceau regarde autour de lui: l'immensité des arbres
dont les feuilles se balançaient au rythme du vent pernicieux,
les cris des oiseaux sauvages, l'effraient,
il ne sait s'il doit rebrousser chemin
et retrouver sa famille
ou affronter le danger,
si danger il y a;
 mais cette angoisse ne dure pas longtemps,
 la peur, il ne connaît pas!
Avant de s'enfoncer dans les ténèbres de la futaie,
 le lionceau se retourne,
il a cru entendre un murmure...
 Haussant sa tête
où pointent les  premiers poils de sa crinière,
il s’avance.
 Il fait ce qui est interdit depuis des millénaires:
 Il entre au royaume tabou,
il franchit la limite
ne mesurant pas encore l'énormité de son geste.

- Il est fou! Chuchotent les singes.
Il faut aller le chercher !
Ce lion ne sait pas ce qui l'attend là-bas.
Un jeune se dirige
 vers la frontière,
un vieux l’arrête d'un coup de bâton sur le dos.
- Tu es encore plus fou que lui, gronda t il.
Que veux-tu faire?
Jouer aux héros?
- Mais, nous devons le sauver! réplique le petit.
- Ne parle pas si fort! Riposte l’ancien.
D'ailleurs, nous avons assez traîné dans les parages,
allons, rentrons chez nous avant de déclencher une nouvelle bagarre.
 Nous devons partir,
c’est ce que nous avons de mieux à faire!
Bien malgré lui, le jeune singe suit l’ aîné…
 
 
Territoires, limites, frontières, danger, monstre...
L’animal rage, depuis sa naissance,
les adultes sans cesse lui répètent ces mots.
On n'en dit pas plus: interdiction formelle de quitter
le groupe!
Lui, il veut rejoindre le curieux et le sauver !
Le sauver de quoi?
Personne n’a vu le maître du royaume !
Deux jours déjà...
Qu'est-il devenu?
Sa famille ne s'inquiète-t-elle pas?
Il se tasse sur lui-même, abattu...


 Le téméraire est affamé, épuisé : difficile de trouver une proie
quand on ne sait pas encore chasser.
Il ne connaît pas les lieux , il est loin de sa brousse…

Maman lionne ne viendra pas,
une antilope entre les dents pour satisfaire son appétit...
 Son cœur se serre, 
mais bien vite, il chasse cette idée:
 ses frères et sœurs se moquent sans cesse de lui,
on le prend pour un peureux,
un lâche toujours blotti entre les pattes maternelles...
Il en a eu marre de ces sarcasmes, il va leur prouver qu'il n'est pas craintif.
Est- ce mal d'aimer si fortement sa mère et de s’accrocher à elle
tout le temps?
Est-ce plus agréable d’être poussé dans la grande rivière ?
 Il se serait noyé si maman n'était pas intervenue pour le tirer de là...
Il leur prouverait qu'il pouvait être aussi fort que son père...
En attendant, il a faim. L'endroit est hostile.
Il n'a pas rencontré âme qui vive
 depuis qu'il s'est aventuré sous les branchages.
Depuis combien de temps se trouve-t-il là?
Il a perdu toute notion de temps: il fait toujours noir ici.
 Il n'aperçoit pas le soleil...
C'est le royaume de la nuit, disent les adultes.

"- Il ne faut jamais, jamais quitter la meute!
                                                                             Personne ne revient vivant du royaume de la nuit..."
                                                                                                  Le royaume de la nuit...
Il n'y a donc personne ici?

   Un hurlement s’élève des entrailles de la terre...
Le bruit enfle, se propage, s’approche…
Des profondeurs du bois,
s'envolent des hiboux, des chouettes et autres oiseaux rapaces...
C'est comme un roulement de tonnerre à l'heure de l'orage,
 même la montagne ne gronde pas de la sorte
quand elle se met en colère
et crache sa lave brûlante!
Le lionceau a peur, vraiment peur cette fois.
Il pleure, il appelle au secours,
immobile, incapable de faire le moindre pas, tétanisé par la frayeur.

Ce cri, tous les animaux l'ont entendu
 C’est la panique.
Le monstre s'est réveillé...
Tous: oiseaux, serpents, hyènes, guépards, lions, singes...
Tous se blottissent dans leurs refuges.
Il ne faut pas sortir tant que la terre tremble,
Tant que le silence n’est pas revenu.
 
Et malheur à celui qui se trouve sur le chemin du monstre.
Le petit singe, ne parvient pas à arrêter
 les tremblements de son corps,
- Qu’est devenu le lionceau ?
 
 Ses larmes coulent.
Ah, si seulement l’ancêtre l'avait laissé le rejoindre !
 Au péril de sa vie, il descend du baobab familial,
et détale comme une flèche vers la forêt...
 Sourd aux cris et appels des siens
 il poursuit sa course folle ...
 
 
 
A l'orée du bois, une lueur permet d'apercevoir
les animaux qui s'enfuient.
Le bruit effroyable, le bruit qui vous glace le sang continue.
Où est donc ce monstre ?
Où est donc le petit lion ?
Que peut-il faire pour le sauver ?

La lumière grandit, une odeur acre l'accompagne.
Et toujours ce grondement,
 ce cri du monstre qu'on ne voit jamais
 mais qu'on entend arriver !

 Le lionceau est paralysé.
Ses yeux piquent.
Le singe lui aussi se frotte les yeux.
L’ennemi possède une arme inconnue !
- Viens ! Suis-moi !
Pas de réponse,
Pétrifié, le félin regarde :
 Apparaît devant eux ... le maître des lieux,
la terreur des animaux, le seigneur,
celui dont on parle de génération en génération,
 régnant depuis des siècles.
                                                                                                                                               
 
 
Rouges, orangées, des formes bizarres lèchent le sol
et avancent lentement mais sûrement vers eux :
un être extraordinaire à mille bras !
Sur son passage les arbres s’effondrent,
 partout des craquements se font entendre,
tout disparaît !
Un dragon ? Mille dragons ?
Petit lion n’en croit pas ses yeux !
La chose change de forme en permanence !
 Elle enfle, s’allonge, pour atteindre ses proies !
Tout autour de lui comme un feu d’artifice,
des brindilles rougeoyantes volent
et de nouvelles flammes participent au festin !
Effrayé mais subjugué, curieux,
il ne peut détacher son regard de cet incroyable spectacle.
Vite il faut raconter à maman !
Cette idée le sauve !
Son sauveur le voit partir comme une fusée,
il essaie de le suivre.
Fatigué par les jours sans nourriture,
 petit lion ne peut courir longtemps,
 il s’arrête, suffisamment loin du danger !
Le singe le rejoint, s’assoit sur son arrière train, et lui dit :
nous avons vu le monstre !
 Nous avons gagné le monstre !
 Encore tremblant, d’une voix un peu hésitante , il répond :
- Jamais plus je ne quitterai Maman !
 
 
Lentement il revient vers sa famille,
raconte son aventure,
 ses frères le regardent comme un héros,
 Maman se fâche, un peu, elle a eu tellement peur !
Il promet de ne jamais recommencer,
mais toujours il gardera en lui cette vision du monstre,
 ce monstre INCENDIE qui
 détruit tout sur son passage !         
                                                                                                                                             
 
 
par Nicole Coste publié dans : Histoires pour les petits
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Lundi 4 juin 2007

Si vous aimez les aventures de Saperli et de Popette

aidez-moi! Dites-moi où vous aimeriez les voir évoluer.

    Merci et bonne lecture  Nicole

par Nicole Coste publié dans : Histoires pour les petits
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Lundi 4 juin 2007
Saperli et Popette apprennent à compter
 
Connaissez-vous Saperli et Popette ?
Ce sont deux petits lapins, nés au début du printemps dans
la clairière, à l’orée de la forêt.
Leur maman, Lapinette, avec beaucoup de patience en a fait deux lapereaux bien élevés. Ils ont appris la politesse et l’obéissance.
Lapinou, le papa, leur a donné de bons conseils pour connaître les plantes qui nourrissent et éviter celles qui ne sont pas comestibles.
Ils connaissent les dangers de la vie en liberté .
Quand les soirées d’été apportent la fraîcheur après la canicule de l’après-midi, le frère et la sœur retrouvent leurs amis dans la garenne.
Au clair de lune, toujours attentifs au moindre signe de menace, ils gambadent et organisent de joyeuses parties de cache- cache.
Le temps a passé, l’automne s’annonce, déjà les feuilles se parent de belles couleurs et dans l’air flottent des parfums nouveaux.
Dans les bois poussent les champignons et sous les chênes les glands s’amoncellent.
Les enfants préparent leurs cartables, il est temps pour Saperli et Popette d’apprendre à compter.
 
Ils savent depuis longtemps qu’ils ont 2 oreilles. Ils les inclinent et les font tourner pour mieux entendre. Quelquefois elles tombent comme si elles étaient cassées, quand ils ont un gros chagrin !
Grâce à leurs 2 yeux, ils surveillent les alentours et aucun intrus n’échappe à leur vigilance, il y va de leur salut
Posée sur leur derrière, comme un pompon tout blanc, 1 queue s’agite de joie à la vue de maman ou de papa !
Pour détaler, quand l’ombre d’un chasseur apparaît à la lisière du champ, 4 pattes bien vaillantes se détendent.
Parfois ils s’assoient sur leur arrière train, et lissent leur moustache avec les 2 pattes avant
Tiens ! Ils n’ont plus que 2 pattes : 1 patte avant droite
                                                             1 patte avant gauche
                                             1+1=2
Les 2 autres ont disparues dans la fourrure !
                                             4-2=2
Quel drôle de jeu pensent-ils en se rapprochant !
4 pattes pour Saperli
4 pattes pour Popette
Maman ! Maman ! Combien font 4 et 4 ?
                                            4+4=8
Les deux jeunes se mettent à chanter :
              1+1=2
              2+2=4
              4+4=8
Ecoute, Maman ! Nous savons compter !
Non ! Pas encore ! Il y a d’autres nombres que vous ne connaissez pas, le jeu peut se poursuivre !
Regardez :
 
Saperli, Popette et Lapinette
       1+1+1 = 3
Papa arrive
        3+1 = 4  
Lapinette ramasse une fleur, puis deux, puis trois, elle compose son bouquet tout en chantant :
1 2 3 4 5 6 7   8 9 10
 
Maintenant à vous ! Lapinou sera très content de voir vos progrès !
Moi, je vous apprendrai une nouvelle chanson pour vous souvenir de tout cela !
Sagement assis sous un chêne, le frère et la sœur font et refont des petits tas de glands. Ils ne se lassent pas, il y a bien quelques disputes:
-         Tu as pris mes glands !
-         J’en ai plus que toi !
Les querelles ne durent pas, les lapereaux s’entendent bien.
Le crépuscule s’annonce, il est temps de rentrer au terrier, Lapinette comme promis leur chante la chanson pour apprendre à compter !
Ce soir papa Lapinou sera fier d’entendre ses enfants !
  
   1, 2,3,
   Deux lapins et leur maman
   1, 2, 3,4,
   Quatre pattes pour courir
   5, 6, 7,8,
   Les amis venaient voir
   1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9,10,
   Nous sommes les plus forts en calcul !
  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
par Nicole Coste publié dans : Histoires pour les petits
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Mercredi 30 mai 2007
 
Lapinou et Lapinette reçoivent des invités
 
 Dans le terrier de la clairière deux petits lapins tout propres attendent leurs copains. Saperli et Popette sont devenus de vraies gravures de mode ! Cela n’a pas été très facile !
Il y eut des cris, des pleurs :
-         Ca pique ! Grogne Popette quand maman veut inspecter les grandes oreilles avec un brin d’herbe.
-         Tu me fais mal ! S’insurge Saperli quand elle nettoie les griffes avec une brindille !
Lapinette s’est fâchée, Lapinou a grogné et les deux petits ont compris qu’il était préférable d’obéir ! 
L’épreuve terminée, les lapereaux voudraient bien reprendre les jeux.
   -   Interdiction absolue, vous ne devez pas vous salir ! Lapinette prépare la réception car il y aura foule tout à l’heure dans la prairie. 
-         Nous allons cueillir du thym et du romarin près de la forêt, vous venez avec moi.
-         Oui ! Maman.
L’idée d’une promenade les enchante. Enfin une occasion de se dégourdir les pattes !
 Dans la garenne toute proche, Lapinette indique les plantes qui feront saliver leurs invités. En ramener une brassée n’est pas nécessaire, quelques brins suffiront à parfumer le terrier, et lorsque les invités seront là, ils iront tous jouer à celui qui en trouve le plus !