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Mardi 18 mars 2008
 
Pluie sur le Sahara
 
L’été a été très chaud comme en témoigne le paysage desséché qui s’offre à nos yeux. Depuis six mois pas une goutte de pluie n’est venue  humidifier et rafraîchir  l’atmosphère. Les moutons broutent les rares brins d’herbe qui poussent sur les rochers de la hamada. Les chèvres errent dans le village, chapardant les détritus, elles lorgnent d’un œil avide l’étalage des fruits et légumes. Avec le retour de l’automne, chacun se prend à espérer : Allah sera miséricordieux et enverra l’eau salvatrice.
De temps en temps les hommes scrutent le ciel : des bataillons de nuages s’avancent à l’ouest, la température a chuté de quelques degrés, cette fois l’attente sera récompensée. Mais ici rien n’est simple, il ne suffit pas qu’un gros cumulus stagne au-dessus de nos têtes pour qu’il crève et dispense un arrosage.  
Le vent se lève, violent. Chacun se calfeutre chez soi et assiste impuissant et plein d’espoir  à la révolte des forces de la nature. Les papiers tourbillonnent, les portes claquent, la mer se gonfle et les vagues se jettent à l’assaut de la falaise. Emportées par le souffle puissant, les boules d’écume blanchâtre s’envolent et se posent sur le sol caillouteux.  Quelques gouttes s’écrasent puis tout s’apaise, le ciel redevient bleu pourtant au loin une nouvelle attaque s’annonce. L’horizon s’obscurcit, un nuage crève sans plus de succès. Il faudra attendre le soir, la nuit venue pour entendre le crépitement de l’eau sur la toiture. Hélas dans ce pays de la démesure, un ruissellement dévastateur conclus  souvent la lutte entre les éléments déchainés. A l’aube le soleil se lève inconscient du combat de la nuit. Sur le plateau,  des flaques subsistent, dans une semaine elles se couvriront de reflets verts qui feront la joie des ovins.  « La moindre goutte d’eau tire du sable l’étincelle verte d’un brin d’herbe » ( Saint Exupéry, Terre des hommes)
Parfois la chance sourit et une averse s’abat sur la région. Vite, chaque parcelle de terre cultivable est labourée et l’attente continue : « pleuvoir n’est rien si le sol ne boit pas quand il faut à l’heure des semis et de la récolte ». 

Quand les conditions climatiques sont favorables, des milliers de fleurs surgissent entre les cailloux, le miracle de la vie se renouvelle pour le plaisir des yeux et dans les familles l'espoir renaît: cette année le blé lèvera et le troupeau mangera. Par la Grâce d'Allah!
   
                                 Nicole   18 mars 08
                 En supplément quelques proverbes Touareg :
Le courage de la goutte d'eau, c'est qu'elle ose tomber dans le désert
Les rêves ont leur place dans la vie, une vie sans rêve est comme une terre sans pluie.

Pour lire d'autres proverbes et récits de voyage, allez chez Danae!
par Nicole Coste publié dans : Récits de voyage
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Mardi 8 janvier 2008
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par Nicole Coste publié dans : Récits de voyage
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Vendredi 4 janvier 2008
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J'ai toujours aimé le désert.
On s'assoit sur une dune de sable.
On ne voit rien.
On n'entend rien,
et cependant
quelque chose rayonne en silence.

                                     Saint Exupéry








par Nicole Coste publié dans : Récits de voyage
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Jeudi 3 janvier 2008

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Le plateau surplombe de trente mètres les flots de l’océan qui se fracassent contre les rochers. Le soleil brille, la luminosité est superbe, un  paysage pour le peintre qui saurait fixer sur la toile cet instant particulier.
Quelques pêcheurs installés sur les balcons appâtent et espèrent piéger la grosse prise. Deux marocains examinent la falaise. Ils fixent une corde à un rocher et la jette dans l’eau. Confiant leur vie à ce morceau de chanvre, ils bondissent vers le plateau qui se découvre à marée basse. Personne pour les assurer, aucun harnais de sécurité, ils progressent sous mes yeux ébahis le long de la muraille. Quel trésor espèrent-ils pour prendre de tels risques ?
Ils vont cueillir des anatifes ou pouces- pied, crustacés très prisés des Espagnols, qui leur seront payés très chers.
Tout en remplissant leur besace, ils surveillent la mer et se plaquent contre la paroi quand la vague est forte.
Plus tard à la marée montante, ils referont le chemin inverse et entameront l’ascension de la falaise.
 
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par Nicole Coste publié dans : Récits de voyage
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Lundi 31 décembre 2007
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par Nicole Coste publié dans : Récits de voyage
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Dimanche 30 décembre 2007
Heureux qui comme Ulysse
a fait un beau voyage....undefined


ne garder en souvenir, que les plus beaux paysages...
par Nicole Coste publié dans : Récits de voyage
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Jeudi 27 décembre 2007

Le vent de sable terminé, c'est l'océan qui s'est mis en colère:undefined

Les vagues se jettent à l'assaut des falaises:

par Nicole Coste publié dans : Récits de voyage
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Mardi 18 décembre 2007

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C’est un matin calme, trop calme. L’horizon est parfaitement dégagé, la mer est plate, seuls quelques papillons et libellules volètent autour de nous. Que font-ils ici ? Pas un buisson, pas une touffe d’herbe pour justifier leur présence ? Une belle journée s’annonce pourtant la libellule m’avertit : la tempête venue de l’est approche. Le vent chaud dévastateur, qui depuis la Lybie brûle tout sur son passage en traversant le grand désert, sera bientôt là, la libellule l’a annoncé ! 



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Cette tranquillité, cette apnée de la nature, c’est le Sahara qui reprend son souffle. Les insectes l’ont pressenti et sont venus se réfugier dans la rocaille du bord de mer espérant que la brise marine vaincra l’ennemi. Au loin le ciel se charge de sable, un nuage brun avance inexorablement. C’est un pays hors du temps, un pays pour les pierres et le vent que rien n’arrête, peut-être aussi pour les scorpions et les gerboises qui trouvent refuge sous un rocher. Le Sarahoui s’enveloppe dans sa djellaba, le visage masqué par le chèche bleu ou noir. Il avance, courbé affrontant l’adversaire seulement si c’est nécessaire. Les rues du village sont vides, les portes sont closes, la poussière tourbillonne. Le souffle culbute les cartons, renverse les caisses et rejette les détritus vers la mer. Parfois il démolit les cabanes de pêcheurs sur le plateau.
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Aujourd’hui il est le maître, il a franchi les dunes, s’est chargé de leur sable ocre et les disperse au gré de son humeur. On croit s’être protégé mais quand viendra l’heure du repas les grains crisseront sous les dents.
Nommé chergui ou simoun ou bien sirocco selon les lieux où il souffle il est partout redouté. Les nomades le subissent. Dès les premiers signes, le campement s’affaire: entraver les dromadaires pour ne pas les perdre, rassembler le troupeau de chèvres, leur seule possession et consolider la tente.       
C’est le vent du désert à qui rien ne résiste. Seule, au bout de quelques heures ou de quelques jours, venue de l’océan une brise fraiche chassera l’importun. Instantanément la température descendra et la vie reprendra. 
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par Nicole Coste publié dans : Récits de voyage
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Mercredi 29 août 2007
Une journée hors du temps
 
Neuf heures du matin, les brumes stagnent sur la 

lagune, un bruit de moteur trouble le silence 

matinal, un parfum iodé flotte dans l’air. Ali, 

Mohamed, Tayyeb, Abderazack rejoignent la rive, 

ils sont allés relever les filets posés la veille. Les 

manœuvres d’accostage accomplies, les bateaux 

échoués sur la vase, ils doivent remonter les 

caisses de soles, mulets, bars, sur la plate-forme 

trente mètres plus haut. Depuis peu un escalier 

remplace le sentier escarpé et rend l’opération 

plus facile.
Ici le temps semble figé, le héron impassible 

cherche pitance au milieu des « floukas », les 

flamants roses se rassemblent sur les plages, 

foulques, cormorans et oiseaux migrateurs font 

halte ou s’installent pour l’hivernage. Là-haut les 

Sahraouis s’affairent : préparer le poisson pour le 

mareyeur, choisir les hommes qui accompagneront 

les touristes du jour. Peuple de pasteurs nomades, 

ils ont installé leur campement, le plus souvent 

fixe, dans les plaines caillouteuses qui longent la 

route transsaharienne. Tentes khaïma ou 

constructions en planches aux toits de tôle ou de 

papier goudronné, elles sont dispersées dans la 

vaste étendue qui s’étale jusqu’au plateau. Tout 

autour, des chèvres broutent la maigre végétation 

qui subsiste après les pluies trop rares, gardées 

par les enfants, tandis que les femmes vaquent à 

leurs occupations.  Accrochés aux touffes 

d’épineux, poils, détritus soulevés par les rafales 

de vent qui soufflent de temps à autre dans ces 

régions arides et au loin les dunes, paysage 

changeant, jamais tout à fait le même et pourtant 

immuable. Parfois une gerboise s’enfuit apeurée, 

un lézard disparait derrière un rocher et si on 

soulève une pierre il est fréquent de trouver un 

scorpion.
 
Qui pourrait croire que dans cette immensité au 

début du siècle dernier sévissaient les rezzous 

entre tribus ? Pays des Réguibat, au nord du Rio de 

Oro, la région garde des vestiges archéologiques 

qui témoignent d’une occupation humaine 

ancienne. Au hasard d’une promenade le long des 

falaises de grés qui bordent la lagune on peut 

observer un cimetière pré islamique, près de 

l’embouchure les ruines d’un fort qui pourrait bien 

dater du XV° siècle. 
Tayyeb ignore surement cette histoire, il fait partie 

du groupe restreint de pêcheurs ayant le droit de 

pratiquer son activité dans ce secteur protégé : 

Naïla, bras de mer qui se prolonge à l’intérieur des 

terres et se termine par une saline, est l’une des 

réserves les plus importantes du pays, c’est un lieu 

paradisiaque, loin des circuits touristiques. Ce 

matin c’est lui qui conduit la barque qui nous 

emmène sur les lieux de pêche. Après avoir dévalé 

l’escalier ensablé, chargé le matériel dans 

l’embarcation, l’homme manœuvre pour rejoindre 

le chenal. Dans les prairies humides, sur l’autre 

berge des moutons paissent. Nous dérangeons les 

oiseaux qui prennent leur envol à notre passage. 

Nous nous protégeons des embruns, tant que le 

soleil n’a pas surgi derrière les dunes, la 

température est fraiche. 

Notre guide, enveloppé dans son chèche noir, 

navigue en connaisseur entre les vasières peuplées 

de limicoles. A l’est l’horizon s’éclaire, rougeoie et 

l’astre ardent apparaît, ce n’est plus du froid qu’il 

faut se protéger mais de ses brûlures sur la peau ! 

C’est l’instant que choisit Tayyeb pour arrêter le  

moteur. Chacun s’active, choisit son appât et lance 

la ligne dans les profondeurs du lac. La journée 

sera faste, l’un de nous remonte une courbine de 

20kg, les autres se contenteront de pièces plus 

petites mais d’un nombre important ! Le retour est 

triomphant escorté de goélands et de mouettes 

rieuses, appâtés par les sardines que nous leur 

lançons, ils poussent des cris stridents.
Cette lagune, au milieu de nulle part est un paradis 

pour les gens de passage. Le désert fascine, « il ne 

s’apprend pas, il se vit » disent les nomades, eux 

mènent ici une vie humble. Le village est à trente 

kilomètres, au loin le flux des camions trouble la 

sérénité des lieux, la ligne électrique impose ses 

pylônes à l’horizon. Ici, dans cette terre de 

rocailles et de broussailles, chiens et chats 

faméliques errent à la recherche de l’eau, les 

hommes palabrent accroupis dans le sable et le 

clapotis rythme le temps.  
 
 
 
 

 

par Nicole Coste publié dans : Récits de voyage
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Jeudi 9 août 2007

Qui n’a jamais rêvé d’aller vers le grand sud ?

 

 

Suivre la route des caravanes qui, chargées d’épices, d’or parfois et quelquefois d’esclaves, remontaient du Niger, traversaient la Mauritanie pour accéder aux provinces du sud, marocaines depuis la Marche verte.

Marcher dans les pas de Saint Exupéry à Cap Juby, fouler le sable à la recherche du Petit Prince, se contenter de l’essentiel, car ici le superflu n’existe pas !

Le Sahara n’offre à perte de vue qu’une grève caillouteuse, un paysage où toute vie végétale semble exclue. C’est à peine si de temps en temps, quelques buissons épineux, croissent contre les rochers. Ils font le bonheur des troupeaux de dromadaires.

 

 

 

Le désert est atténué par la frange littorale et le plateau rocailleux est soudain entaillé par le lit d’un oued.

Venu des lointaines montagnes de l’Atlas, il s’enfonce parfois dans le sable pour ressurgir plus loin et poursuivre sa quête de la mer.

Le flux et le reflux érigent souvent une barrière de sable, coupant cette rivière de son but ultime.

Il s’étale et la lagune ainsi formée, devient paradis pour les oiseaux marins.

Flamands roses, hérons, y font une halte sur le chemin de leur migration. Les goélands, les mouettes, y cherchent pitance.

Que survienne un orage et le passage s’ouvrira à nouveau, l’eau douce s’unira à l’eau salée, et les poissons repeupleront l’oued !

 

 La route des caravanes était marquée de puits, celle des nouveaux nomades est un long ruban goudronné, l’eau toujours nécessaire mais l’essence indispensable pour avancer.

Le dromadaire n’est plus qu’un élément du troupeau destiné à la boucherie, les quatre quatre les ont   remplacés pour les courts trajets, et les camions transportent du Nord au Sud le ravitaillement, et du Sud au Nord la production des provinces sahariennes.

Les oasis sont devenues stations service et autour d’elles se développe et s’organise le commerce des nécessités.

Deux  formes tourisme se côtoient 

 

 Il y a celui qui veut toujours aller plus loin, repousser sans cesse les frontières de l’accessible.

Il y a peu la route s’arrêtait à Villa Cisneros, Dakhla, au-delà la sécurité n’était plus assurée ! La guerre du front Polisario a semé des mines non répertoriées et le danger guettait le téméraire.

 

 

Cela ne pouvait durer ! Au prix de vies humaines, de négociations, de palabres, la voie est libre vers la Mauritanie puis le Sénégal. Bravant les vents de sable, si fréquents, il est tentant d’aller voir….et de croiser ou suivre les chercheurs d’un nouveau trésor.

Cette côte, sauvage s’il en est, est une des plus poissonneuses du Maroc. Professionnelle ou de loisir, la pêche en fait sa richesse.

Les camions qui, en grand nombre, remontent vers Agadir sont chargés de courbines, bars, daurades…

Et dans ce lieu oublié du monde…..

 

Dès le mois d’octobre, les camping-cars arrivent. Le bouche à oreille a bien fonctionné. On amène ses amis, puis les amis de ses amis…

Pour le pêcheur, point de puits pour situer le campement, son chemin est parsemé de balcons, de rochers et de postes de pêche

 

Une esplanade, le regroupement s’organise. Quartier des français, des italiens, des allemands, l’Europe se forme, se centralise et se décentralise au gré des caractères de chacun !

 

 

 

Certains s’installent pour six mois et aménagent leur espace, d’autres ne seront que de passage et devront rester discrets, ne pas s’imposer, il y a les habitués et les autres ! Quelques problèmes de voisinage viendront pimenter le séjour. On transporte avec soi ses valises et ses habitudes. La vie en communauté n’est pas toujours facile, la promiscuité ne facilite pas les rapports.

 

Il y aura toujours un chien qui vagabonde au-delà du territoire qui lui est attribué, une radio qui est réglée trop haut, la mauvaise humeur se manifeste, les clans se forment ! Rien de bien grave et la bonne humeur règnera à nouveau dans quelques heures !

Il y a quelques années, seuls des courageux venaient y exercer leur passion.

Le désert n’offre aucune des richesses habituellement recherchées par le touriste.

Il n’y a rien à y voir, rien à entendre, il faut être animé de sollicitations très fortes pour y vivre ou bien y être né.

 

Le soleil s’y lève déformé par la brume, mais en montant au zénith, il lancera ses flèches brûlantes.  Ce n’est pas pour le folklore que l’indigène se drape dans sa djellaba et s’enroule dans son chèche !

 Point d’adduction d’eau, point d’électricité, le village le plus proche est à trente kilomètres, le pain frais quotidien est un rêve !

Mais le progrès est passé par là ! Avec la multiplication des touristes, le camion citerne vient remplir les bidons d’eau, les véhicules se sont améliorés, congélateur, panneaux solaires, permettent de recréer une vie meilleure. Les paraboles fleurissent, et un village de vacances est né !

 

 

 

 

 

 

par Nicole Coste publié dans : Récits de voyage
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