Aucun village mais des campements où les nomades pasteurs élèvent des troupeaux de chèvres et de dromadaires. A droite c'est l'Atlantique: les vagues se fracassent contre les falaises, et les eaux poissonneuses font le bonheur des pêcheurs. Un passage sableux, les dunes meublent la hamada qui entoure la lagune de Naïla. Parc national de Khnifiss, Foum Agoutir, accueille les oiseaux migrateurs en route vers l'Afrique.
Au loin un bâtiment arbore le drapeau marocain: c'est une école.
Au milieu de nulle part elle reçoit les élèves Sarahouis .
Les enseignants, souvent originaires du nord du pays, sont séparés de leur famille (femme et enfants), ils sont là pour alphabétiser ces régions oubliées.
Ils vivent dans des conditions rudes, pas d'électricité, une réserve d'eau ravitaillée par camion, et font leurs achats au village à une trentaine de kilomètres.
Une vingtaine d'enfants sont éduqués en langue arabe et bénéficie dès huit ans d'une initiation au français.
Les enfants habitent parfois à plus de dix kilomètres, les parents les amènent en quatre quatre, ces nouveaux vaisseaux du désert.
La fréquentation est irrégulière mais c'est le début de la campagne de lutte contre l'illétrisme commencée depuis
quelques années dans le pays.
NICOLE RACONTE
.
Derniers Commentaires