Horizons lointains
Rêves, espérance,réalité.
Attente ? Ou fuite ?
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NICOLE RACONTE
Horizons lointains
Rêves, espérance,réalité.
Attente ? Ou fuite ?
Sur l'océan d'écume
Battements d'ailes
Mouettes dans le ciel bleu
Océan de dunes
Océan d'écume
Clapotis des vagues
Crissement du sable
Vogue la barque
Vole la mouette
Dans
L'immensité du désert
Et la
Vaste étendue de la mer.
Nicole
Si vous croyez pauvres gens
Que marcher c'est donné
Si vous croyez pauvres gens
Que la marche est innée..
Non, ce n'est pas un droit, non
Non, ce n'est pas un devoir, non
Ce n'est qu'un privilège
Qui ne touche que les non bénéficiaires
Il est aisé bien sûr
De mettre un soulier devant une chaussure
Il est aisé pour ceux
Qui ont des pieds, les deux
Mais pour les handicapés
Qui n'ont pas de pieds
Ils sont biens attristants
Ces moignons dégradants
Si vous croyez pauvres gens
Que marcher c'est donné
Si vous croyez pauvres gens
Que la marche est innée..
Aussi, comme il leur est doux
De savoir qu'à leur tour
Ils pourront faire des pas
Jusqu'au jour du trépas
15 novembre 1978
poème de Maryse
Sa fille Christelle agée d'un an, venait d'être platrée de la taille jusqu'aux orteils alors qu'elle avait tout juste expérimenté la marche.
Aujourd'hui Christelle a retrouvé l'usage de ses jambes.
Anémones
Averses
Violettes
Vent
Rhododendrons Rafales
Iris Inondations
Lilas Le
printemps se fait attendre
Avril nous embaume
Tu as coulé jeunesse,
Déjà voici Vieillesse.
Lorsqu'on allait danser,
Lorsqu'on aimait chanter,
Lorsqu'on allait jouer
Avec notre poupée,
Lorsqu'on grimpait partout
Et qu'on adorait tout,
Passé n'existait point,
Avenir était loin.
Maryse 1970
Coule, jeunesseCoule, coule, jeunesse,Bientôt viendra vieillesse.Lorsque nous resteronsSous le même plafond,Lorsqu’on nous quittera,Que rien on ne verra,Et qu’on trottineraDu lit au débarras,Passé sera derrièreEt avenir, chimères…
Maryse 15 avril 1970
PRIMAVERA
Tandis qu'à leurs œuvres perverses
Les hommes courent, courent haletants,
Mars qui rit, malgré les averses,
Mars prépare en secret le printemps.Pour les petites pâquerettes,
Sournoisement lorsque tout dort,
Il repasse des collerettes
Et cisèle des boutons d'or.La nature au lit se repose;
Lui, descend au jardin désert,
Et lace les boutons de rose
Dans leur corset de velours vert.Sur le cresson de la fontaine
Où boit le cerf, l'oreille au guet,
De sa main cachée il égrène
Les grelots d'argent du muguet.Sous l'herbe, pour que tu la cueilles,
Il met la fraise au teint vermeil,
Et te tresse un chapeau de feuilles
Pour te garantir du soleil.Puis, lorsque sa besogne est faite,
Et que son règne va finir,
Au seuil d'avril tournant la tête,
Il dit: « Printemps, tu peux venir! »
Théophile Gautier
Quand arrive le mois de mars, ce poème appris il y a bien longtemps, trotte dans ma tête.
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