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21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 15:49

Mardi 20 octobre

Dans les eaux tumultueuses de l'Atlantique il y avait hier des belles courbines!

 L'une d'entre elles a attérri sur notre table pour le repas du soir.

Pendant que nous pêchions, les goélands faisaient un ballet au-dessus des vagues!

 

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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 19:19

Pays de contrastes

Pays des extrêmes

Ce pays me surprendra toujours!

Une nuit fraîche nous laissait présager  une douce journée! Surprise! Très tôt le vent d'Est s'est levé.

Vent d'Est c'est le chergui venu du désert qui s'est réchauffé aux rayons matinaux du soleil et petit à petit la température monte.

En début d'après-midi le thermomètre affiche 37°, c'est le moment où Eole, capricieux ou moqueur, décide de se retourner! Grand bien pour nous, le mercure atteint une zone de douceur, nous pouvons aller sur les falaises vérifier si le poisson a de l'appétIt!

La mer est calme, plate, seul un petit clapotis en fond sonore.

A flanc de falaise un pêcheur! Comment est-il parvenu jusqu'à  ce rocher? La paroi est raide sur une hauteur de 3 ou 4 m puis un semblant de balcon longe horizontalement ce  mur.

Un peu plus loin,  une mobylette stationne sur le plateau en signalant une anfractuosité, une brèche qui permet de descendre et, en prenant beaucoup de précautions, de rejoindre le poste de travail. Sa témérité ne sera guère récompensée.

Les pêcheurs professionnels ne sont plus très nombreux. Le ballet des vélos moteurs qui autrefois les conduisaient à la recherche de leur gagne- pain a cessé. Seuls quelques obstinés persévèrent. Mais peut-être n'ont-ils que cela pour survivre?

La misère est là bien présente.

Peu de poissons dans la besace, mais nous rentrons.

Le vent agite la toile de l'auvent, un vent à nouveau chaud.

La nuit est étoilée, le marchand de sable est passé!

Plus tard un air frais nous réveille puis un cliquetis sur le toit: il pleut!

Une pluie fine qui s'arrête aussitôt. Quelqus éclairs sur la mer et celle-ci se gonfle de colère on entend les vagues s'écraser sur la plage.

Demain sera un autre jour!

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13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 11:42

Dimanche 11 octobre

Depuis vendredi soir pour certains, samedi pour les autres, c'est weekend!

Sur la falaise les tentes et abris divers décorent le plateau.

Les parasols multicolores donnent un air de vacances.

Choisir son balcon devient plus difficile! Et depuis quelques jours la mer n'est pas donneuse! Nous apprécierons encore plus les jours meilleurs!

Il faut bien sur avoir de bons appâts. Trouver, acheter des sardines n'est pas toujours facile. Il est amusant de se promener au village en "fouinant" pour savoir où se cache le vendeur! Un triporteur attire du monde, il est là! Sardines de Layoune, Dakhla, Tarfaya ou Tantan, peu importe! seule la grosseur les différencie et je doute que les poissons aient une préférence! Le prix est fonction de l'approvisionnement, aujourd'hui 10 DH. 

Assise sur un rocher, je contemple la mer lisse et calme. Qui pourrait imaginer que dans ses profondeurs sombres s'agitent les poissons? Qui pourrait penser qu'ils vont sentir et venir goûter le petit bout odorant qui frétille au bout de la ligne?

Et pourtant ... quelques heures plus tard le fond du panier grouille de bêtes argentées!

Retour au campement, le temps se couvre, va-t-il pleuvoir?

Dans la soirée on se croirait en Bretagne! (Pardon amis Bretons) Etrange pays!Cet après-midi le soleil brillait et nous laissait dégoulinant de sueur et ce soir quelques gouttes de pluie rafraîchisse l'atmosphère!

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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 20:39

Jeudi 8 octobre

Matinée de pêche au Fatma https://www.youtube.com/watch?v=38RILvGBK2U&feature=youtu.be

 

Le Fatma est un oued qui s'est creusé un passage entre les falaises pour rejoindre l'Océan!

Dans son embouchure, très large, se rassemblent les oiseaux marins: flamants roses et oiseaux limicole cherchent leur pitance dans ce marécage.

Sur la plate forme se retrouvaient de nombreux camping caristes. Cette communauté, sous la houlette de Aziz le gardien, restait là tout l'hiver, Un balcon de pêche, que dis-je une terrasse, leur permettait d'assouvir leur passion. Pauvre bars mouchetés, ils ne résistaient pas à la sardine lancée comme appât et finissaient sur le grill!Il y avait parfois des conflits, chacun se pensant l'unique propriétaire de la place, mais cela ne durait pas! Une sortie de temps en temps pour refaire les provisions: le souk d'El Ouatia était un but de promenade!

Aujourd'hui, personne! le coin est désert!

Les anciens, Gaby, Charlène, Marc, Louis, Frédéric et les autres, trop agés, ne reviennent plus. Ils ne sont pas remplacés. L'endroit n'a-t-il plus d'intéret? L'absence de connexions internet en est-elle la cause? Y'a-t-il une interdiction?

Hélas pour nous la mer a forci! Nous sommes à mi-marée et les vagues se fracassent contre la paroi rocheuse. Un grondement sourd en fond sonore, les tentatives de lancers sont vouées à l'échec.

Le paysage est grandiose! Au-dessus de l'écume s'activent les goélands et les cormorans. Au loin un vol d'oiseaux migrateurs, des fous de bassan probablement, se diragent vers le sud. Ce sont les premiers, les précurseurs! Le froid s'annoncerait-il en Europe? 

Nous changeons de lieu mais .... aucun ne nous convient! Ainsi sont les pêcheurs: à la recherche du balcon qui leur donnera espoir d'une grosse prise!

 

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 10:52

Mardi 6 octobre

Samedi matin nous avons pris la route du Sud, direction Guelmin.

Autrefois célèbre pour son marché aux dromadaires, cette étape caravanière avant la grande traversée du Sahara , ville des hommes bleus, se développe aujourd'hui pour accueillir les touristes.

L'hiver dernier des trombes d'eau se sont abattues sur la région créant des dégats importants. Les oueds transformés en torrents ont emporté tout sur leur passage. La ville d'Ifni est restée coupée du monde pendant plusieurs jours. Les séquelles sont encore visibles et la route qui relie les deux villes garde les stigmates de cet épisode. Les travaux d'urgence ont été réalisés mais à chaque radier (passage d'oued) la vitesse doit être réduite, le goudron n'ayant pas été refait.

Le soleil se lève sur les derniers contreforts de l'Atlas et les grandes étendues sableuses et rocailleuses s'étalent de chaque côté à perte de vue.

Passage du Draa, ce fleuve mythique qui prend naissance dans le Sahara, disparait dans les sables pour réapparaître à proximité de l'Océan!

Contrôle de police rapide  et la ville de tantan apparâit dans la brume.

Que de changements depuis notre premier passage! Il est vrai que c'était au siècle dernier!

Les rues sont maintenant goudronnées, ramassage d'ordures et une circulation importante.

Les festivités de l'Aïd (fête du mouton) sont terminées, les échoppes sont ouvertes, même les boucheries.

Direction El Ouatia, un conseil respectez les limitations de vitesse sous peine d'amende (300DH)! Les caméras radars fonctionnent!

La ville balnéaire abrite le port sardinier et les effluves odorantes chatouillent nos narines!

Les falaises surplombent l'Océan, le plateau est parsemé de cabanes, lieux de vie très sommaires des pêcheurs locaux.

Ils sont là espérant remonter les courbines, (maigres chez nous) dont certaines  atteignent 30kg parfois plus! Nous nous contenterons de prises plus petites!

Le chateau d'eau d'Akhfenir pointe à l'horizon, nous sommes arrivés!

Il est midi, des odeurs de grillades nous ouvrent l'appétit! Un arrêt pour l'achat de deux tajines (70 DH) avant de rejoindre la Courbine d'argent. Cette auberge nous autorise une installation dans sa cour. Nous y retrouvons nos amis, arrivés depuis quelques jours.

 L'installation du campement nous occupe une bonne partie de l'après-midi!

 Un petit tour au village pour les premiers achats! Rien n'a changé ou si peu!

Une nouvelle vie commence!

La mer est belle calme et chaude, les premières prises seront des petits maquereaux (lisettes) qui finiront en grillade!

Aujourd'hui une "récolte" de petits poissons nombreux et variés, je peux cuisiner  une bonne soupe!

Sur la plage, dans les creux des rochers notre ami a fait provision de crevettes! Appâts mais aussi sautées à la poêle pour accompagner l'apéritif!

Demain à mon tour de faire "la marée basse"!

                                                          (à suivre)

 

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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 20:49

Jeudi 1° octobre

Ne voulant pas subir les chaleurs prévisibles de Marrakech nous levons l’ancre tôt à l’aube.

Ali, gérant du camping nous a parlé d’un gros orage sur la ville rouge. Confirmation par un pompiste lors du ravitaillement de la voiture : lundi de fortes trombes d’eau se sont abattues sur la cité, les rues se sont transformées en torrent et les bidonvilles ont été inondés.

Est-ce la conséquence de cette perturbation ? Le brouillard, assez dense, fait son apparition après Settat.

Les champs certainement assoiffés ont absorbé cette eau et  plus aucune trace n’est visible.

Le soleil s’est levé et prend vigueur ! la température s’élève approche les 30° nous ne sommes qu’en fin de matinée !

Nous décidons de poursuivre jusqu’à Ifni pour faire une halte dans cette ville que nous aimons bien. A Tiznit il fait 35° mais l’air de la mer vers Agloo rend l’atmosphère plus respirable, nous perdons 10°.

Une journée de repos est la bienvenue ! Nous en profitons pour équiper l’ordinateur du Modem Maroc Télécom qui me permettra de poursuivre mes récits et de vous en faire profiter !

Vendredi  nous allons au marché aux poissons. Les balistes, liches, raies, sars sont nombreux sur les étals mais pas de sardine pour le pêcheur ! Nous apprenons que le port d’Ifni n’est plus sardinier, les sardines ont migré vers le sud ! Après, Safi puis Essaouira, Agadir c’est Ifni qui laisse la place à Tantan.

Demain nous entamerons notre dernière étape.  

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 17:25

mercredi 30 septembre 2015

Les connexions n’étant pas suffisantes je n’ai pas assuré mon reportage

Quand nous avons acheté les billets nécessaires pour notre traversée on nous a recommandé de prendre le premier bateau, plus grand et plus accessible pour notre attelage !

Son départ étant à 8 heures le lever est matinal bien avant l’aube !!

Embarquement sans souci, le conseil était bon, nous avons fait demi-tour à l’intérieur et nous nous sommes placés prêts pour la sortie.

A l’intérieur je repère des fauteuils à l’avant du ferry et me dirige vers eux pour avoir une belle vue du voyage. Une hôtesse nous indique que la mer  étant forte,  il va y avoir du tangage et du roulis et qu’il est préférable de s’installer au centre. Je ne suis pas très fière, sujette au mal de mer il ne m’en faut pas beaucoup pour …. Courage ! On va se détendre et … tout ira bien. Peu de temps après le départ, annonce : les passagers sont priés de se regrouper au centre du bateau ! Nous ne sommes pas nombreux, une trentaine environ,  et le personnel est aux aguets. Ils scrutent les visages pour prévenir  tout incident et s’éviter la corvée du nettoyage !

Nous sommes sous surveillance et cela me distrait !

Nous croisons le rocher de Gibraltar, fidèle gardien du détroit. Je le soupçonne (mais j’ai surement tort !) de regarder d’un regard hautain le port d’Algésiras à qui il prend la place du cerbère !

Ce n’est qu’une heure trente plus tard que nous aborderons les côtes marocaines. Tout s’est bien passé, malgré des creux importants, nous reprenons  les véhicules, solidement attachés et calés .

Direction la douane marocaine ! Que de changements depuis nos premiers passages ! Certes c’est beaucoup moins folklorique et dépaysant mais c’est le progrès. Les candidats à l’entrée sont rares, le personnel s’occupe, bavarde et … il faut attendre que l’inspecteur ait fini sa conversation pour apposer le tampon qui nous donnera l’autorisation de franchir la grille.

L’entrée au Maroc se fait sous une pluie battante ! L’eau ruisselle, les caniveaux débordent mais le temps change vite! Tétouan, la ville blanche,   apparaît baignée de soleil !

Soleil qui nous accompagne jusqu’à Moulay Bousselham. Installation face à la lagune, notre première nuit au Maroc s’annonce calme.

Aujourd’hui, petite étape : Mohamédia. Nous sommes sous les eucalyptus.

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 16:28

lundi 28 septembre 2015

Tôt le matin nous sommes prêts à reprendre la route !  De gros nuages noirs emplissent le ciel, des éclairs le zèbrent, le vent se lève, il est temps de quitter cette région !

A nouveau les champs moissonnés brûlés par un été qui fut certainement caniculaire. A l’approche de Séville le vignoble fait son apparition. Est-ce le Xéres ? Je l’ignore. Les vendanges sont commencées et les troupes de cueilleurs sont au travail.

Vers l’est  le ciel est encore chargé, nous allons vers le sud et peut-être aurons nous la chance d’échapper à la pluie !

La traversée de la ville se fait sans encombre et rapidement. Le pont qui enjambe le Guadalquivir nous en signale la sortie. Il y a plus de cinq siècles, Christophe Colomb empruntait le fleuve pour rejoindre les Indes, du moins le pensait-il !

  Ce sont maintenant des champs de coton qui bordent la route. La récolte bat son plein et les machines ont, fort heureusement, remplacé les esclaves.

Le vent s’est levé, un vent fort, habituel dans la région. Les éoliennes tournent à plein régime. Ce sont les nouveaux moulins à vent ! Que dirait Don Quichotte ? Essaierait-il de se battre contre elles ?

Eoliennes, champ de panneaux solaires, la transition énergétique commence à se mettre en route.

Algésiras, port d’embarquement pour le Maroc !

 Une halte est nécessaire !

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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 19:39

samedi 26 septembre 2015

Deuxième  jour de transhumance !

Après avoir franchi les Pyrénées, nous traversons le Pays Basque espagnol. Peu de différence avec son alter égo en France ! Dans les prairies vertes sur les pentes des collines paissent les moutons. Quelques maisons traditionnelles avec leurs toits à deux pentes posés comme un chapeau sur les murs  blanchis à la chaux et agrémentés de volets et portes rouge carmin. Les frontières n’ont plus qu’un rôle symbolique ! Il est loin le temps où les contrebandiers rusaient pour passer d’un pays à l’autre espérant faire fortune  en faisant du commerce illicite ! Les sentiers ne sont plus utilisés, (peut-être par des randonneurs ?) mais les voitures circulent sur les autoroutes qui traversent la montagne grâce à l’imagination des architectes et à leurs prouesses techniques. Tunnels, viaducs, se succèdent  et les vrombissements des moteurs font un fond sonore continuel.  

Plus loin le plateau de Burgos est  hérissé d’éoliennes. C’est un jour sans vent et leurs pales restent immobiles.  La brume matinale se dissipe et les nuages suspendus dans les vallons ont disparu.

Valladolid , ville historique, se profile à l’horizon et une cinquantaine de kilomètres plus loin c’est Tordessillas qui sera notre ville étape !

Surprise, dans la soirée un orage s’abat sur le camping. Grondements de tonnerre, éclairs puis grosses gouttes et enfin quelques grêlons viendront rafraîchir la nuit.

Dimanche 27 septembre

Une bonne nuit de sommeil, un bon petit déjeuner et la routine reprend !

400km nous séparent de Mérida où nous stationnerons. Traversée de l’Estrémadure : des immenses plaines moissonnées, couvertes de chaume desséchées brûlés par le soleil, montées, descentes, la route est monotone ! La température s’élève et …. Nous avons retrouvé l’été !

C'est dimanche nous nous accordons une après midi repos! Demain nous irons à la pointe de l'Europe et rejoindrons Algésiras!

 

 

 

 

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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 16:32

Maroc 2015-09-25

Depuis quelques jours les hirondelles se rassemblent sur les fils électriques, dans les vignes les machines à vendanger sont au travail, les moutonniers ont repris le chemin de la bergerie et dans les forets les « palomayres » terminent les palombières pour attendre l’oiseau bleu.

Nul doute, l’été est terminé la saison des migrations est commencée, il est temps de prendre la route vers le sud !

C’est chose faite ce matin ! L’attelage est prêt, le chargement au complet, il suffit d’actionner le démarreur pour commencer le voyage.

Le brouillard automnal est au rendez-vous mais se dissipe vite et laisse place à un beau soleil.

La forêt landaise succède au vignoble girondin.

En fin d’après-midi les Pyrénées se profilent à l’horizon, nous approchons de la frontière et il est temps de faire une halte !

 Nous dormirons au Pays Basque, toujours aussi vert et aussi beau !

  Les vacances ont commencé et je vous invite à me suivre…..

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