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3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 17:31
PRIMAVERA
 
  Tandis qu'à leurs œuvres perverses
 Les hommes courent, courent haletants,
 Mars qui rit, malgré les averses,
 Mars prépare en secret le printemps.
 Pour les petites pâquerettes,
 Sournoisement lorsque tout dort,
 Il repasse des collerettes
 Et cisèle des boutons d'or.
 La nature au lit se repose;
 Lui, descend au jardin désert,
 Et lace les boutons de rose
 Dans leur corset de velours vert.
 Sur le cresson de la fontaine
 Où boit le cerf, l'oreille au guet,
 De sa main cachée il égrène
 Les grelots d'argent du muguet.
 Sous l'herbe, pour que tu la cueilles,
 Il met la fraise au teint vermeil,
 Et te tresse un chapeau de feuilles
 Pour te garantir du soleil.
 Puis, lorsque sa besogne est faite,
 Et que son règne va finir,
 Au seuil d'avril tournant la tête,
 Il dit: « Printemps, tu peux venir! » 

 
        Théophile Gautier

Quand arrive le mois de mars, ce poème appris il y a bien longtemps, trotte dans ma tête.
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28 février 2008 4 28 /02 /février /2008 15:25
 
 
 
 
Là, tout près, sur la terre grise,
Alors que je me suis assise,
Trois petites fourmis
Toutes pleines de vie
Se hâtent de voir,
Juste avant le soir,
Qui, un petit bâton,
Qui, un brin de laiton.
 
Mais à peine ai-je écrit
Un vers sur ces fourmis,
Qu’une bête arriva
Et sans mot les happa.
 
 
                               Maryse  Printemps 1970
 
  
Vous avez aimé le poème de Maryse, en voici un autre.Nicole
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26 février 2008 2 26 /02 /février /2008 10:49
 
Quelque part dans un camping du sud Maroc…
 
Ils sont arrivés se tenant par la main….
Avisant un espace libre entre deux camping-cars, ils ont posé leurs sacs et regardé la mer.
Depuis quelque temps déjà, ils sillonnent le pays, s’extasiant de tout, nouant ça et là des amitiés éphémères.
Le beau temps permet l’insouciance!
Peu de bagages sont nécessaires dans ces régions proches du désert: les journées sont chaudes et les soirées clémentes.
 
En un tour de main, la tente igloo est dressée. Le sol caillouteux rend difficile sa fixation, qu’importe ! Quelques pierres en assureront l’équilibre !
Le crépuscule est déjà là, ils oublient de s’inquiéter de ces rubans de brume qui rosissent l’horizon, de ces gros nuages noirs qui rendent le coucher de soleil si particulier. Vite l’appareil photo, pour fixer sur la pellicule le spectacle, chaque fois différent, de la fin du jour.
La nuit tombe vite sous les tropiques, ils vont au village assurer le ravitaillement. Leur marché fait, le sac à provisions bien rempli, ils s’assoient à la terrasse d’un café déguster le thé à la menthe : c’est l’endroit idéal pour les rencontres.
Rapidement rejoints par d’autres touristes, ils ne voient pas le temps passer. La soirée se poursuit autour d’un tagine et les conversations sont animées.
Le vent s’est levé, ils ne s’en alarment pas, ils ne le sentent pas, occupés qu’ils sont à refaire le monde !
Tard, très tard, ils rejoignent leur campement. La toile vole, des gros galets sont ajoutés et, hop ! Au lit !
Le sommeil vient vite, peuplé de rêves ensoleillés, de paysages idylliques !
Plic ! Ploc ! Rien ne les éveille !
La pluie est une chose rare, mais quand elle vient c’est sans modération.
Une flaque se forme, se gonfle, s’étale et envahit l’abri précaire !
Une sensation étrange vient chatouiller leurs pieds, et un cri de stupeur et d’étonnement s’exhale !
-          Il pleut, on est inondé !
 -   La valise, les vêtements !
Rassemblant, aussi vite que possible leurs affaires dégoulinantes, sauve qui peut, ils courent vers un toit plus protecteur !
 
 
      Au matin, les voisins surpris, découvrent la place vide.
      -   Ils ont déménagé de bonne heure, les jeunes !
 
 
                                                    
 
 
 
  
 
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24 février 2008 7 24 /02 /février /2008 13:55

 

 
 Je publie aujourd'hui un poème écrit par quelqu'un qui m'est proche.
 
 
 
La neige tombe,
Les fleurs se fanent,
Les feuilles dansent,
Les gens frissonnent,
Et moi je pleure.
 
Las, l’hiver est là,
Sans beaucoup de joies,
Les rosiers tremblent
De même les blés,
Et moi je pleure.
 
Là, le sol blanchit,
Et les gens aussi
Ici, le ciel gris
Fait que rien n’est vie,
Et moi je pleure.
 
Seuls, troublant le bruit,
Les oiseaux pépient,
La neige se rue,
La vie continue,
Et moi je pleure.
 
 
 
                                     Maryse janvier 1970
 
 
 
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18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 19:32
Il y a quelques années, j’ai vécu avec mes élèves « une rencontre entre deux civilisations » qui m’a laissée un souvenir encore chargé d’émotion.
Début d’année scolaire, mes élèves, âgés de sept ans, sont invités à une séance cinéma. Le film projeté, « L’enfant lion » nous entraîne dans un conte africain aux paysages de savane magnifiques. L’histoire émeut ces enfants qui découvrent à l’occasion un monde si différent de leur quotidien.
Hasard, coïncidence, je rencontre le week-end suivant, mon neveu et son ami Samba, étudiant sénégalais. Il me propose de soumettre aux écoles de son village, un projet de correspondance scolaire.
Enthousiasmée par cette idée, toute la classe se passionne pour ce pays lointain.
Janvier, réponse positive, nous pouvons envoyer notre lettre de présentation.
Photos, récits, animeront ces échanges. Nous ferons connaissance avec le fleuve Casamance, les vergers de manguiers du village et la vie quotidienne de ces garçons et filles. Il me faudra du tact pour expliquer certaines coutumes  sans troubler ni choquer leur sensibilité.
 
Un jour de printemps, nous organisons une sortie afin de faire un reportage sur notre région. Nous cueillons des plantes en prévision d’un herbier, dessinons, photographions. La motivation est telle que chacun manifeste une ardeur au travail très agréable.
Un moment de repos est bienvenu. Assis sur le bord d’un fossé, dans lequel coule l’eau de la dernière pluie, nous goûtons, nous bavardons. Un lancer de cailloux démarre, une feuille flotte et s’éloigne.
Où va-t-elle ? Jusqu’où la poussera la brise ?
Une longue épopée s’organise : elle rejoindra la Dordogne puis le courant l’entraînera peut-être jusqu’à l’océan. Une « douce folie » s’empare de nous : elle va se diriger vers le sud, fera fi des tempêtes du golfe de Gascogne, n’hésitera pas une seconde au niveau du détroit de Gibraltar et c’est sûr voguera en direction du Sénégal.
 
De retour en classe, nous plancherons de nombreux jours pour raconter à nos nouveaux amis, cette histoire. Envahis par une imagination débridée, nous avons tous embarqué sur la feuille et, comme rien n’est alors impossible, nous remonterons le courant de leur fleuve et, surprise, ils nous verrons débarquer !
 Fiers de notre œuvre, illustrée, reliée, nous l’expédions.
 
Quatre à cinq semaines passent et la réponse arrive.
 Un récit détaillé de « notre visite ». Réceptions, repas, jeux, rien n’est oublié !
Nous fermons les yeux, nous sommes là-bas.
Pour des enfants africains, peut-être même pour des adultes, rien n’est impossible aux européens !
Ils nous attendent « en vrai ». Ils nous donnent le programme de notre séjour.
Pendant un court instant, nous avons joué, imaginé le départ, le voyage, la rencontre.
Un moment de magie qu’il fallait rompre !
Ce n’était qu’une fiction que nous avions intitulée : notre rêve.
Nous écrirons la suite : rêve impossible.
 
Responsable d’avoir fait naître un fol espoir, j’interviendrai pour choisir les mots qui transmettent nos remerciements, qui regrettent, qui transforment l’aventure en un conte dont on se souviendra tous avec beaucoup d’émotion.
Au moment de fermer l’enveloppe, une petite voix s’élève : j’aimerai bien me glisser entre les feuilles et m’envoler avec le courrier.
 
Samba, l’étudiant, viendra nous voir. Chargé de films, de cassettes audio, il sera notre ambassadeur auprès des écoliers de son village.
 Avec l’aide d’associations, de la municipalité, nous expédierons plus tard des livres pour démarrer une bibliothèque, pour rendre plus tangible le lien qui s’était tissé à l’occasion de cet échange.
 
 
 
 
         
 
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13 février 2008 3 13 /02 /février /2008 17:44
Il y a trente ans,
Nous avons choisi de faire,
Un bout de chemin ensemble
Il fallut accorder nos pas…
Tu étais pressé, 
J’avais besoin de temps….
Main dans la main nous avançons….
Des passions partagées,
Nos différences acceptées
Des tempêtes traversées,
Des raz de marée rencontrés
Main dans la main, nous poursuivons….
Pleins de curiosité,
Nous avons exploré
Des déserts et des chantiers,
Des jungles et des ronciers
Main dans la main nous défrichons…..
A la découverte du monde, 
Nous sommes partis...
Du temps à donner,
Des joies à partager
Main dans la main, 
Nous continuons….
 
 
                            
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6 février 2008 3 06 /02 /février /2008 14:37
J'ai écrit cette histoire d'après une trame fournie par une conteuse dans un atelier d'écriture.

Au pied du château fort, perché sur la colline, une forêt dense s’étale. On raconte à la veillée que les bêtes sauvages y font la nuit des sarabandes qui font crier de peur les enfants des serfs. L’hiver quand il gèle à pierre fendre, on perçoit au loin les hurlements des loups. Il circule dans ces lieux des histoires extraordinaires des histoires de fées, de lutins, de mauvais génies. Dans une clairière, cachée par un fouillis de branches et de feuillages il est une masure. Une veuve et ses trois fils vivent là depuis la mort du père. Quand les travaux qu’elle doit effectuer chez le seigneur lui laisse quelques loisirs, elle brode. Ses ouvrages sont appréciés de la châtelaine. Quand il y a fête dans la grande salle commune, quand les troubadours content les nouvelles au son de la vielle, chacun admire les tapisseries qui recouvrent les murs., les commandes affluent et la mère peut ainsi améliorer l’ordinaire à la maison. En ce jour ensoleillé d’automne, elle s’est installée en pleine lumière pour admirer le paysage qu’elle crée depuis de longs mois. Elle a laissé libre cours à son imagination, cette œuvre c’est son rêve, le champ de coquelicots, elle se souvient : une goutte de sang est tombée de son doigt , et aussitôt quelques points lancés, l’odeur des moissons, les blés, les fleurs…Ah ! S’il était aussi facile de faire pousser un champ de blé !! La vie serait plus douce et le pain plus présent dans le coffre !
Le vent fait tourbillonner les feuilles, la fraîcheur la fait frissonner, elle s’est trop attardée, il est temps de rentrer et d’allumer le feu quand soudain une rafale emporte la toile. Elle court, affolée, mais le mauvais génie de la forêt lui joue un vilain tour, impossible de récupérer sa broderie. Elle pleure, ses enfants la trouve prostrée au coin de la cheminée. Ils s’inquiètent : est-elle malade ? A-t-elle appris une triste nouvelle ?
Non, son rêve s’est envolé, elle n’a plus le courage de se battre. Petit à petit, sa santé décline. Dans la clairière il n’y a plus de chants, plus de rires, la soupe est claire faute d’argent pour les achats. Le fils aîné décide de partir à la recherche de la toile, il confie la garde de la maman à ses frères :
-         Je serai vite de retour, attendez-moi, la joie reviendra ! Hélas, les semaines passent.
-         Que faire ? Je vais à sa rencontre annonce le second garçon,
-          Aie confiance, dit-il au benjamin , je ramènerai la broderie et maman sourira à nouveau !
Mais l’attente est longue, trop longue.
-         Où sont mes frères ? S’interroge le troisième, et un matin le voilà sur les chemins questionnant les rares passants :
-         Avez-vous vu l’ouvrage de maman qui s’est envolé le jour du grand vent ?
Une vieille, édentée, de l’autre côté de la forêt le fait entrer dans sa masure.
   -   Es-tu le troisième fils de la brodeuse ?
   -   C’est moi, je cherche l’ouvrage de ma mère qui s’est envolé le jour du grand vent !
Elle lui tend une bourse remplie de pièces d’or.
   -   Mais, qu’est-ce ?
-         Les fées ont pris la toile, mais elles ont bon cœur et pour te dédommager elles t’offrent ces quelques pièces !
-         As-tu vu mes frères ?
-         Oui ! Ils ont pris la bourse et sont allés s’installer à la ville !
Le jeune homme réfléchit, il sait que l’argent ne guérira pas leur mère.
-         Où sont les fées ? Il faut que je ramène l’ouvrage, ma mère ne survivra pas à sa perte !
La vieille, qui était en réalité une sorcière, l’accompagne vers une prairie. Au bord d’un ruisseau, les jeunes fées tirent l’aiguille ! Des laines de toutes les couleurs sont éparpillées sur l’herbe verte, elles copient la fameuse toile, mais l’ouvrage est long et le jeune est triste.
-         Quand pourra-t-il reprendre son bien ?
Une jeune et jolie fée écoute son histoire, elle est émue et réussit à convaincre ses compagnes de lui rendre la toile qui leur sert de modèle. Elle le fait patienter quelques instants : le temps pour elle de broder, près du ruisseau qui borde le champ de blé, une jeune fille qui lui ressemble, pense le jeune garçon !  
De retour chez lui, il étend la toile et va chercher sa mère. Quand ils arrivent sur le seuil, le vent se lève et devant leurs yeux étonnés la toile s’envole, s’étire, se partage et …devient réalité !
Le champ de blé, les coquelicots, la maisonnette et là-bas près du ruisseau il reconnaît la jeune fille.
Dans la clairière la joie est de retour, la mère est guérie et bientôt le gazouillis d’un bébé…car, vous l’aviez deviné : ils se marièront et auront beaucoup d’enfants !! 
                                                                               
 
 
         
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4 février 2008 1 04 /02 /février /2008 16:55

Je vous offre aujourd'hui un conte trouvé dans  un recueil ...je ne connais pas son origine


Il y a bien longtemps, tout au début de la création du monde, le moineau et le pivert étaient soeurs.
On vînt un jour les prévenir que leurs parents étaient très malades. Vite, demoiselle moineau arrête sa toilette et part...les joues sales, le bec à moitié propre.
Demoiselle pivert fait d'abord grande toilette: rouge à lèvres, enfin rouge à bec! poudre de riz, mascara...puis elle part et ...hélas quand elle arrive, il est trop tard, ses parents sont morts.
Voilà pourquoi le moineau a toujours l'air ébouriffé, mal coiffé, mal débarbouillé, mais il vit près des hommes et sans se fatiguer mange les miettes. 
Le pivert, certes est très beau, a un joli plumage, un bec tout rouge...et doit toute la journée taper contre l'écorce pour trouver quelques insectes. Quand vient la nuit il se réfugie dans le creux d'un arbre et pleure, son bec lui fait mal.
La nuit venue, le moineau, lui, profite de la chaleur du toit des maisons et dort le ventre plein!

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31 janvier 2008 4 31 /01 /janvier /2008 14:06
 
Il était une fois un poulpe qui vivait là au milieu des rochers en bordure de l’océan.
Malgré toutes les péripéties de sa vie il avait conservé intactes ses huit tentacules.
Il y avait eu des prises de bec avec des congénères, lutte pour conserver son territoire, bataille rangée pour la capture d’une proie, quelques cicatrices en témoignaient. Il savait mieux que quiconque se coller au sol et en prendre la couleur afin de se confondre avec son milieu, le prédateur passait son chemin mystifié.
Sa gourmandise lui causa bien des frayeurs !
Se souvient-il du jour où, croyant trouver une proie facile il goba une sardine posée devant son trou ? Prudemment il avança une tentacule, tâta la chose puis comme rien ne se passait, il fit un autre essai, toujours rien ! il s’étira, s’enroula autour du poisson et recula prestement vers le fond de sa tanière. Mal lui en prit ! Il se sentit happé vers l’extérieur, eut l’impression qu’on lui déchirait son appendice. Il s’accrocha, se colla de toutes ses forces sur un caillou, abandonna quelques lambeaux de peau et put enfin s’éloigner vivement en crachant un nuage d’encre pour protéger sa fuite.
Il n’oubliera pas le jour où voulant chasser un prétentieux qui voulait pénétrer dans son domaine, il se trouva harponné et jeté sur le sable. Il se tortilla, s’enroula, se déroula et quand une vague vint lécher le sol il repartit avec le reflux ! Sauvé grâce à la marée !

Une vie de poulpe bien remplie !

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28 janvier 2008 1 28 /01 /janvier /2008 10:19
Je vous offre aujourd’hui un conte du Burkina Fasso
 
L’éléphant, le chef des animaux, donna un jour l’ordre à tous les animaux de se rendre 
auprès de lui…
Tous sinon se serait la guerre.
Tous obéirent…c’était le chef.
Chacun prépara ses paquets, ses provisions pour le voyage et se mit en route…
Bientôt les voilà tous devant l’éléphant.
Les uns arrivant un peu plus tôt les autres un peu plus tard, mais tous…enfin presque.
L’éléphant fit l’appel, et chacun de répondre : je suis ici !
Tous sauf l’escargot.
L’éléphant appela : ESCARGOT
Personne ne répondit
Trois fois l’escargot ne put répondre, l’escargot n’était pas là…
La réunion commença sans lui. L’éléphant présidait cette assemblée
Tout était bientôt terminé, lorsque les animaux qui étaient tout au fond de la cour 
se mirent à crier :
Voilà l’escargot, voilà l’escargot !
Le pauvre animal s’approcha, tout honteux, tout tremblant, il redoutait la colère de l’éléphant, 
mais comment pouvait-il faire ?
Il n’était pas de taille à lutter contre lui.
-         D’où viens-tu lui demanda l’éléphant ?
-         De mon village !
-         Et pourquoi arrives-tu si tard ? N’as-tu pas reçu mon ordre ?
-         Je l’ai bien reçu, grand chef éléphant, je l’ai reçu… 
et je me suis mis en route aussitôt mais le chemin est long ,
 tu ne m’as donné qu’un pied pour marcher, 
souvent les branches entraient dans mes yeux, cela me retardait, 
et puis je redoute le froid, la pluie me donne la fièvre !
-         Alors pour arriver chez toi en bonne santé 
je suis retourné chercher ma case et je l’ai transporté avec moi !
-         Voilà chef éléphant ce qui m’a retardé !
-         Voilà pourquoi j’arrive si tard !
L’éléphant se mit à rire, il rit beaucoup !
Il rit longtemps !
 
Tous les animaux qui avaient eu très peur pour l’escargot se mirent à rire
 
Puis l’éléphant dit :
-         Tu as bien parlé ESCARGOT ? 
désormais tu auras des yeux au bout de tes cornes, 
ainsi les branches des arbres ne pourront plus te frapper, 
et pour te punir d’être arriver en retard, 
désormais tu porteras ta maison sur ton dos…
 Et c’est depuis ce temps là 
que l’escargot a des yeux au bout de ses cornes 
et qu’il porte sa maison sur son dos !
 
Mais ce n’est pas une bien grande punition !
 
 
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