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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 17:25

 

 

 

Huit mois plus tard….

 

 

L’année scolaire se déroulait et déjà on envisageait la suivante. Il y avait eu des bons et des mauvais moments !

Pendant l’hiver rigoureux, papa, un matin, s’était retrouvé dans le fossé à la suite d’une glissade dans un virage, les routes étant verglacées !

Plus de peur que de mal ! Mais la voiture cabossée, avait du être remplacée, l’occasion de suggérer l’achat d’un véhicule tout terrain. Certains de mes copains en possédaient un et j’aurai aimé leur annoncer que moi aussi……. Hélas ma suggestion n’avait pas été retenue.

Bénédicte se passionnait pour de nouvelles chanteuses, maman travaillait désormais pour une maison d’édition jeunesse, et moi je passais de longues heures devant mon PC , pour mes études mais aussi pour devenir expert en jeux vidéo !

Très souvent mes copains participaient à des matches. Nous formions une bande d’amis, garçons et filles, nos parents n’y voyaient rien à redire tant que les résultats scolaires n’en souffraient pas.

Maman avait pris ma suite sur les forums de discussions à propos du Maroc et notre périple était bien défini.

Les grands parents de retour d’Italie nous confiaient leur véhicule pendant le week-end pascal pour un test :

Trois jours en Provence.

La préparation fut rapide, seul le choix des couchages donna lieu à discussion : les adultes occuperaient le lit au dessus de la cabine, et nous devions nous partager les couchages de la dînette, côté route ou autre, l’affaire était importante et nécessita plusieurs essais !

A l’aube, nous partîmes, conscient de faire là un essai décisif pour l’été prochain. Les débuts hésitants de papa dans la conduite firent régner le silence. Au bout de peu de kilomètres, l’atmosphère se détendit et nous appréciâmes le confort et la commodité d’un tel voyage.

Première halte sur un parking au bord du canal du Midi, nous n’étions pas seuls, et pouvions admirer de nombreux modèles de ces véhicules très prisés !

Arènes de Nîmes, pont du Gard, la Camargue, les journées se succédèrent avec leurs lots de découvertes de sites extraordinaires.

J’avais reçu à Noël, un appareil photo numérique et je mitraillais sans arrêt, il fallait bien que je m’entraîne !

La visite du moulin de Daudet, me plut beaucoup : là, il écrivit « La chèvre de Monsieur Seguin ».

Bénédicte, très impressionnée, avait de la peine à le croire ! Elle jubilait en pensant au succès qu’elle aurait auprès de ses copines.

 

Quand nous retrouvâmes papi et mamie, nous étions enthousiastes et ne tarissions pas d’éloges sur leur camping car.

Vous êtes donc décidés pour cet été ?

Oui ! Oui !

C’est parfait, nous avons retenu nos billets et partons chez Patrice du vingt juillet au quatorze août !

Bravo ! Tu verras papi, tout se passera bien, dit Bénédicte sur un ton très ferme.

Cette fois pour nous c’est définitif, nous partons au Maroc, impossible de changer d’idées ! Décrétai-je

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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 17:58

As-tu des nouvelles de Patrice ?

Patrice était le frère de maman, nous  le voyions rarement car, marié à une américaine, il ne traversait pas souvent l’Atlantique pour nous rendre visite. Maman était triste quand elle en parlait. Elle avait été proche de lui, et regrettait leur complicité. Un bébé né l’année dernière, retardait encore  leur visite.

Pourquoi n’allez-vous pas en Amérique, interrogea ma sœur ?

Papi a des angoisses à l’évocation d’un voyage en avion !

Et le bateau ?

C’est beaucoup trop long !

Nos grands parents avaient peur de quelque chose, ça c’était nouveau !

Moi je crois que je vais être malade en bateau, déclara Bénédicte et l’été prochain je serais courageuse ! Si vous alliez chez tonton pendant ce temps ?

C’est une bonne suggestion, nous y penserons !

 La tête pleine de projets, nous reprîmes la route de la Gironde.

La nuit fut peuplée de rêves lointains !

Les vacances ont une fin, les rayons des supermarchés se garnissaient d’articles scolaires, les préoccupations étaient autres, l’aventure était pour plus tard !

 

 

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 10:16

Voyageurs, eux aussi, ils approuvent l’idée.

Nous avons souvent pensé y aller mais nous ne l’avons pas encore fait.

Quel pays avez-vous visités ? Demande Bénédicte soudain très intéressée par la géographie !

 Les pays nordiques : Norvège, Suède, Finlande, ceux d’Europe Centrale : Autriche, Hongrie, etc.

Jamais vers le Sud ?

Si, la Grèce et la Turquie..

Nous on veut aller au pays du Petit Prince !

Comment comptez-vous y aller ?

Grand silence, la décision n’est pas encore prise !

Papa explique :

Nous allons nous renseigner, chercher les possibilités de logement dans des bungalows, ou peut-être acheter une caravane.

Une caravane ! Nous n’étions pas au courant de cette éventualité.

Le camping car ? Vous n’y avez pas pensé ?

Si, mais trop cher à l’achat et la location est également onéreuse.

Peut-être y-a-t-il une autre solution . Qu’en penses-tu Mamou ?

Un regard de connivence entre eux deux, un sourire énigmatique sur les lèvres, ils ont, c’est sur une idée derrière la tête !

A table ! Se restaurer clarifie les idées!

Ils ont l’art d’entretenir le suspense !

A l’ombre du parasol, le déjeuner est une fête : ma grand-mère, bonne cuisinière,  a préparé les terrines de légumes, les salades composées, en choisissant les mets préférés de chacun.

Et vos parents, Gilles, que pensent-ils de vos envies d’évasion ?

Ils ont peur, clame ma sœur, ils ont dit qu’on aurait trop chaud, mais c’est pas vrai, on a cherché sur internet et on peut y aller !

Bien sur que vous pouvez y aller, vous ne serez pas les premiers !

Nous allons vous prêter notre véhicule, nous ne partons jamais en été !

La stupéfaction nous rend muet, puis, ma sœur, la première réagit :

Elle bat des mains et se précipite vers les grands parents pour leur faire un gros bisou !

Nous ne savons comment vous remercier, commence papa !

Oh ! C’est très simple, en faisant beaucoup de photos pour nous donner envie d’y partir l’hiver suivant !

  Je réagis immédiatement :

Tu achèteras un appareil photo numérique, on pourra faire autant de photos qu’on voudra !

On verra, on verra dit maman, pour l’instant, c’est la rentrée qui est proche, le départ n’est pas pour demain !

 Bains, jeux de ballon, nous occupèrent et plus tard nous reprîmes la direction de la maison.

La vue du véhicule de loisir, garé sous l’appentis, relança la discussion. Nos grands parents nous le firent visiter et les adultes échangèrent des considérations pratiques sur son utilisation tandis que déjà nous en prenions possession dans notre imagination.

Le coucher de soleil nous ramena vers la plage.

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17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 16:20

Dans la voiture, papa était un peu mélancolique. Malgré leurs avis divergents  sur bien des sujets, une grande tendresse liait les membres de la tribu.  La nostalgie des grandes fêtes qui rassemblaient tous les membres de la famille assombrissait le retour.          

Quelques jours plus tard, autre visite familiale, nous allions chez  Papou et Mamou. Réveillés de très bonne heure, les serviettes de bain pliées dans le sac, nous étions fins prêts pour la sortie.

A quelle heure on part ? Demanda Bénédicte.

Bientôt ! Répondit papa en prenant ses clés !

La saison estivale finissait, les touristes moins nombreux, le trajet fut rapide et c’est avec joie  que nous arrivâmes chez eux.

Vous avez encore grandis ! Avez-vous mis les maillots de bain ?

Le pique nique est prêt, nous allons sur la plage nous discuterons là-bas !

Maman nous avons toute la journée, prenons le temps !

Regarde, les enfants ne tiennent plus en place, aidez moi, porte les glacières, les sacs, les nattes…

Tout le monde s’engagea sur le sentier  qui conduisait à travers la dune vers le rivage.

Vite, les  vêtements valsent sur le sable et une course poursuite nous entraîne vers l’océan.

L’endroit n’est pas dangereux, ici pas de baïnes, nous pouvons patauger sous l’œil attentif de papa. A son tour il entre dans l’eau et nous entraîne à sa suite sauter les vagues qui viennent s’écraser aux pieds des baigneurs.

Chaque fois c’est le même rituel, papa s’éloigne pour laisser maman en tête à tête avec ses parents. Quand elle a renoué le contact, pris connaissance des infos importantes, elle nous rejoint et nous nous retrouvons ensuite sur les serviettes pour des conversations d’actualité.

Bien évidemment nous n’attendons pas longtemps pour leur annoncer notre projet !  

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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 14:24

Elle déployait la nappe qui, délicatement brodée par une arrière grand-mère,  suscitait toujours l’admiration de maman, disposait les assiettes et distribuait les serviettes.

Belle Maman, pourquoi  n’utilisez-vous pas le papier, c’est tellement pratique.

Je n’aime pas, les armoires sont pleines de linge, il faut bien l’aérer de temps en temps !

Un silence accompagna la dégustation du gâteau.

Où as-tu trouvé les baies ?

Dans la haie qui longe la pièce « des quatre journaux », tu sais celle que tu n’aimes pas parce que les rangs sont trop longs !

On n’en voit jamais le bout avant la fin de la journée, mais vous n’avez pas effeuillé cette année ?

Si quelques pieds de chasselas, on ira voir tout à l’heure, peut-être y en aura t il de mûrs !

 Chaque fois  la conversation s’orientait vers les terres, les récoltes, et nous étions exclus de leurs souvenirs. Bénédicte ramena tout le monde vers son sujet de prédilection.

Il y a des raisins au Maroc ?

Oui ! Et même du bon vin ! Pourquoi cette question s’enquit  grand père.

Je commençais à raconter nos recherches, nos projets, ma sœur intervenant  pour rajouter des détails qui en fait embrouillaient tout.

Maman prit la parole et en quelques phrases les mit au courant de nos intentions.

Il n’y eut pas de tonnerres d’applaudissements  à la fin de son discours mais une moue dubitative, et même réprobatrice.

En été, aller au sud, vous êtes fous ! Vous allez être malades, et la sécurité, vous avez pensé à la situation internationale ?

Ne vous inquiétez pas, prévient papa d’un ton très calme, nous prendrons toutes les précautions et nous vous tiendrons au courant, avec le portable maintenant nous serons toujours à portée de voix !

Vous êtes grands, vous faîtes ce que vous voulez !

C’était la phrase qui clôturait les débats quand les divergences étaient si grandes que rien ne pouvait les aplanir.

Une promenade sur la propriété ramena la sérénité. Les vignes étaient belles, les raisins pendaient, les grains gros et juteux  gorgés de soleil  commençaient à prendre couleur. La vendange serait belle, la récolte abondante, promesse de cuves bien remplies ! Papi s’éloigna d’un pas alerte et revînt les mains derrière le dos cachant sa surprise : de belles grappes bien dorées, qu’il nous tendit avec fierté.

 Disséminées au milieu des cépages destinés à la fabrication du vin, des variétés  produisaient un fruit  sucré qui arrivait à maturité vers le quinze août. Nous aimions éclater les graines avec nos mâchoires et faire gicler le jus dans la bouche pour en apprécier la saveur.

De retour à la maison, assis sous la sapinette, donc nous ne comprenions pas le nom tant l’arbre était gigantesque,    protégés de la chaleur du soleil, les adultes conversaient. Bénédicte et moi étions chargés de cueillir les légumes au potager. Tomates, haricots verts, radis, s’étalaient dans une caisse, ils agrémenteraient les repas de la semaine.

Papi vînt nous rejoindre :

   -   Maintenant, l’arrosage !

La soirée nous réunit autour de la table familiale,  trop souvent désertée par les enfants et les petits enfants, et bien trop grande pour eux deux !

La comtoise sonna dix coups, l’heure des au revoir !

 

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10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 18:30

Les premières réponses furent rassurantes et positives : si nous restions sur la côte, le climat était supportable, il y avait des plages, et on pourrait voir les dunes, le Sahara se prolongeant jusqu’à l’atlantique.

Très gentiment des membres me proposèrent des itinéraires et je pus fièrement montrer mon travail le soir à la veillée !

A la fin de l’été, le projet était fin prêt. Enfin presque ! Nous partirons du 14 juillet au 15 août, vers le Sahara occidental, ne restait plus qu’à savoir comment !

En effet, une question restait sans réponse, prendrions-nous l’avion puis une voiture louée ou bien partirions nous de France avec notre véhicule ?

Et là-bas où logerions-nous ? Une année pour trouver la solution !

Avant la reprise des cours, quelques visites familiales s’imposaient.

Depuis l’achat de la maison, les relations avec la famille paternelle s’étaient un peu distendues : papi et mamie n’avaient pas vraiment approuvé notre choix !

Ils avaient rêvé d’une installation proche de chez eux, avait même envisagé de nous céder un terrain pour que nous fassions construire. Pour eux qui approchaient de la vieillesse et qui s’isolaient de plus en plus, le choix de la forêt landaise était presque une trahison de papa envers ses lieux d’origine.

Ne comprenant pas cette brouille nous avions demandé des explications aux parents.

Maman nous avait fait un cours d’histoire régionale :

La rivalité entre propriétaires de terres cultivables ou d’hectares de pins datait du milieu du XIX° siècle, depuis la création de l’étendue forestière.

La vigne existait déjà au temps des romains, les vestiges nombreux en témoignaient, les fortunes sylvicoles étaient récentes !

Daniel, notre voisin, nous avait raconté l’histoire de sa famille. Bergers pour les ancêtres, résiniers ensuite, il était lui à la tête d’une exploitation qui faisait sa fierté.

Pourtant, racontait maman, certains viticulteurs n’hésitaient pas à placer une partie de leur bénéfice « dans les arbres » car le gel et la grêle n’avaient point prise sur la production.

Depuis la terrasse des grands parents, on apercevait à l’horizon une ligne sombre, là commençait « l’autre pays ».

Pendant l’été, apercevant une fumée s’élevant dans le ciel bleu, pépé et mémé s’inquiétaient, elle signalait un feu de forêt et leur rappelait la triste période des incendies de 1949 qui avait dévasté la forêt,  catastrophe qui était encore dans toutes les mémoires.

Notre arrivée chez les aieuls fut ponctuée d’aboiements peu amènes.

Lorsque nous descendîmes du véhicule, Youky, nous reconnaissant, sauta de joie, et fit plus particulièrement bon accueil à Lorraine. Il l’entraîna vers les prairies. Mamie, attirée par le bruit, apparut sur le seuil. Son visage sévère s’adoucit, heureuse de nous revoir.

Vous venez tellement peu souvent que le chien ne vous reconnaît plus !

Nous voici !

A la fin des vacances ! Ce n’est pas trop tôt ! Je vous croyais partis au bout du monde !

Non, mais l’année prochaine nous partons au Maroc, annonça Bénédicte qui ne savait pas garder une nouvelle !

Au Maroc ? C’est vrai ça ?

Rentrons au frais, dit papa, nous avons tout le temps de parler !

Papi, étendu sur son fauteuil, le journal sur ses genoux, faisait la sieste. Un peu sourd, l’animation n’avait pas dérangé son sommeil !

Coucou, papi, tu ronfles ! Ma sœur lui secouait le bras pour attirer son attention.

Qui es-tu ? Je ne te connais pas jeune fille !

C’était chaque fois les mêmes phrases, le même jeu : un peu bougon, il faisait celui qui était fâché mais au fond de lui, il nous retrouvait avec joie.

Quelques considérations sur le temps, chaud mais clair, qui allait permettre des vendanges précoces, détendirent l’atmosphère.

Mamie, prévenue de notre visite, avait préparé sa fameuse tarte aux mures qui nous faisait tant saliver !

Papi, vas donc chercher des boissons fraîches !

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4 janvier 2015 7 04 /01 /janvier /2015 16:30

 

 Nos discussions étaient en grandes partie consacrées aux pratiques de l’informatique! Une connexion internet m’était indispensable pour mes futurs travaux! L’installateur venait le lendemain pour mettre au point les branchements.

Avant de m’endormir je ne résistais pas au plaisir de pianoter sur mon clavier.

Pendant plusieurs jours, oubliée l’activité en cours, une nouvelle passion m’occupait !

Bénédicte venait souvent me trouver mais j’étais tellement captivé par mes jeux que je ne répondais pas  à sa conversation. Elle s’énervait et les hurlements de colère troublaient la quiétude de la maison. Maman décida d’intervenir : elle nous rappela notre projet, m’interdit de passer tout mon temps devant le clavier pour jouer à des jeux qu’elle qualifia de stupides.

Les chaudes journées d’été nous jetèrent vers la piscine. Nos jeux tapageurs  animaient le jardin, les copains furent invités à nous rejoindre, les vacances semblaient ne devoir jamais finir.

Un soir, après le dîner, papa prit un ton sérieux et grave pour nous annoncer son mécontentement. Nous avions oublié nos promesses, l’année prochaine nous resterions à la maison l’itinéraire n’étant pas prêt.

Dès le lendemain, un peu honteux, ne voulant pas décevoir nos parents, nous décidâmes d’un emploi du temps, d’une organisation qui permettrait de concilier travail et jeux.

Je me précipitais sur l’ordinateur et tapais Maroc dans le moteur de recherche !

Un nombre impressionnant de sites s’afficha. Bénédicte piaillait, s’impatientait, elle pensait voir apparaître sur l’écran la solution à notre problème.

Ce ne fut pas si simple ! Les agences de voyage « trustaient » le web pour faire leur publicité !

D’autre part nous ne savions pas trop ou aller. La première matinée s’acheva dans la déception. A midi maman entendit nos récriminations.

Il n’y a que des hôtels ou des voyagistes !

Où allons-nous ? Comment y allons-nous ? Combien de jours ?

Maman sourit, enfin  des questions sérieuses! Elle suggéra une réunion de l’équipe en soirée, nous accorda quartier libre pour l’après midi !

Jeux aquatiques, foot, promenades en forêt, ne laissèrent pas d’espace à l’ennui, les rayons du soleil rasaient l’horizon quand papa rentra du travail.

Quelle soirée ! Sur la terrasse, transformée en « bureau de travail » l’excitation était à son comble. Chacun donna son avis sur « l’affaire » et la meilleure façon de la mettre en œuvre.

Les parents nous confiaient les investigations sur le net  avec des directives établies selon des règles strictes!

Ainsi cadrés, il nous fut plus facile d’avancer dans notre entreprise !

Je devenais expert dans la consultation des forums, je connaissais désormais tout ce qu’il fallait savoir pour faire un tour complet du Maroc et je présentais le soir une série de villes à ne pas manquer.

La carte déployée, je présentais une ébauche de circuit.

Attention, expliquai-je, il ne faut pas aller dans l’intérieur du pays, il fera trop chaud.

Nous resterons donc sur la côte, il y a beaucoup à voir !

 

 Un soir, papa  questionna :

Où habitaient les anciens propriétaires de la maison ?

Aucune idée ?

   -   Allez chercher les lettres !

 Nous avions abandonné les documents à l’origine de notre travail l sur le bureau, cliquer sur le PC nous amusait beaucoup plus !

Une lecture rapide nous permit de situer le lieu. La chance nous souriait :

Depuis quelques jours notre destination se précisait : le nord avait décidé les parents ! Nous nous étions attirés par le désert, les dunes, le pays du Petit Prince, climat trop dur avaient-ils dit !

La région des anciens propriétaires se situait en bordure du désert : Goulimine la ville des hommes bleus, spécifiait la publicité.

Il fallait revoir notre circuit, chercher à nouveau des courbes de température pour savoir si cela pouvait être envisageable !

En surfant sur le net, je découvris des sites des discussions,  chacun donnait son avis sur les séjours dans le pays qui nous intéressait. Je décidais d’y participer.

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3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 18:24
Bonne année 2015

A vous tous qui passait par ici

Je souhaite

Une bonne année 2015

Qu'elle vous conserve une bonne santé

ou vous apporte une amélioration

et que vos projets se réalisent.

Mes voeux vous accompagneront

tout au long de cette année

 puissent-ils se réaliser!

 

Je vous remercie de prêter attention à mes écrits et souhaite

un petit commentaire pour les améliorer.

J'espère que la lecture de mon récit vous est agréable.

                                             Nicole

 

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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 16:42

Les beaux jours nous donnaient l’occasion de magnifiques promenades dans les bois. Assis à même le sol, adossés contre le tronc rugueux d’un pin, nous  observions les écureuils jouant dans les branches, les oiseaux cherchant les insectes pour nourrir leur nichée. La vie partout renaissait, les bruyères fleuries faisaient un tapis mauve dans le sous-bois. 

Tu crois qu’il y a des écureuils là-bas ? Demanda Bénédicte.

Je ne sais pas, il faut demander.

Au repas, nous interrogeâmes les parents. Ils restèrent un instant sans voix.

Peut-être mais nous n’en sommes pas certains, il faudrait se renseigner.

A partir de cette époque, tout nous ramenait vers le Maroc, notre curiosité insatiable prenait souvent les adultes en défaut ?Il est impossible de tout savoir  chaque sujet d’intérêt mérite une étude approfondie et des recherches spécifiques.

L’année scolaire se terminait, la bibliothèque allait nous fournir des ouvrages pour occuper studieusement nos temps libres.

Cette année encore nous resterions à la maison et poursuivrons la découverte de la région tout en préparant « l’aventure ».

A la mi-juin, une lettre de l’est de la France nous parvint :

                               Chers enfants

Votre lettre nous a fait revivre des moments bien lointains ! Quel plaisir de faire connaissance avec les nouveaux occupants de la maison. Elle a été construite en 1969. A cette époque nous étions encore en poste au Maroc et préparions notre retour au pays. En 1971  nous avons emménagé dans cette demeure puis quand l’heure de la retraite a sonné  nous sommes retournés  dans la région de notre enfance.

Nos trois enfants, Pierre, Michel et Françoise âgés, lors de notre retour en France, de dix sept, quinze et neuf ans  se séparaient de leurs camarades marocains et  quittaient de vrais amis. Longtemps ils gardèrent le contact, échangèrent régulièrement des lettres probablement la correspondance que vous avez retrouvée. Nous les avons questionnés, ils vous donnent la permission de la lire et de consulter les documents qui sont avec.

Nous sommes très émus à l’idée que vous envisagiez un voyage à la suite de cette découverte. Nous y avons passé de très bons moments. Le pays a du changer et évoluer  mais nous pensons que vous ne serez pas déçus.     

Nous vous souhaitons de bonnes vacances et nous tenons à votre disposition pour d’autres renseignements.

 

Youpi ! On va pouvoir lire les lettres s’écria Bénédicte, dont la patience commençait à s’émousser.

Attention, souvenez-vous de notre projet tempéra maman!

N’oubliez pas poursuivit papa, vous devez organisez nos prochaines vacances !

Heureusement, les devoirs scolaires se faisaient rares, nous pouvions consacrer du temps à nos nouvelles lectures.

J’avais bien travaillé, mes notes étaient bonnes et j’allais recevoir en récompense un ordinateur. Il serait très utile pour nos recherches futures.

Dès les premiers jours de vacances, j’accompagnais papa pour l’achat de l’objet tant convoité. J’avais  une petite idée et le dernier modèle, le plus performant me semblait tout indiqué ! La discussion porta sur les périphériques : avais-je besoin d’un scanner ? D’une imprimante ? Pouvais-je utiliser ceux du PC familial ?

Je souhaitais, évidemment une autonomie complète. En échange de plusieurs logiciels, dont certains jeux, je me contentais de l’imprimante.

Le retour à la maison fut animé et bruyant. J’expliquais à mon père tout le bon usage que j’allais faire de ces achats. Plein de bonnes résolutions, je me voyais déjà préparant mon année scolaire afin de briller à la rentrée. Il calma mon enthousiasme, ne m’en demandant pas tant. Il se contenterait d’un usage modéré.

Installer la machine, demanda une réorganisation de ma chambre. Dans la soirée je m’assis enfin devant un jeu. Ma sœur commentait la partie ce que je n’appréciais guère.

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25 décembre 2014 4 25 /12 /décembre /2014 16:39

Elle ne voulut rien dire dans la voiture, garda le secret malgré nos questions tout le long du trajet de retour !

Arrivés dans le séjour la lettre encore cachetée était posée sur la sellette de l’entrée. Une bousculade faillit être fatale au pot de fleurs contre lequel elle nous attendait. Nous ne recevions pas souvent de courrier, l’impatience nous rendait maladroit pour l’ouvrir. Deux feuillets en furent extraits et je me chargeais de la lecture à voix haute.

                                       Chers enfants,

 Nous étions en voyage en Italie et nous sommes rentrés la semaine dernière. Nous sommes ravis que vous vous plaisiez dans cette maison, vous verrez chaque saison apporte de nouvelles raisons de l’aimer !

Notre santé est bonne, c’est très gentil à vous de vous en préoccuper.

Ainsi vous avez décidé de mettre de l’ordre dans les combles, quel courage ! Nous ne l’avons jamais fait et les secrets y sont restés !

Voilà l’adresse des anciens propriétaires, ils ont vécu de longues années au Maroc avant d’être muté en France, ils y avaient sûrement gardé des contacts.

Transmettez notre bon souvenir à vos parents.

Nous vous embrassons bien fort et faisons des caresses à votre chien !

             Mr et Mme Lafon

             67 rue Victor Hugo

                     54 Neufchateau

 Nous nous propulsâmes vers la carte de France du bureau pour situer cette ville. Meurthe et Moselle, dans l’est, annoncions-nous à maman, ravis des nouvelles reçues.  

Le week-end prolongé de l’ascension commençait, un travail nous attendait !

Dès le lendemain matin, nous entreprîmes la réalisation d’une missive. Sur les conseils de papa, nous réalisâmes quelques photos qui  complèteraient la présentation de « l’affaire » !

Cette fois la lettre fut rédigée en famille : une nouvelle étape vers  « l’aventure ».

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