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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 16:32

Comptines pour attendre Noël…

 

Les hérissons

Les hérissons de la Bourboule

Quand vient Noël, se mettent en boule

 Ils feraient mieux d’aller chercher

 Un cactus pour le décorer

 Avec de beaux oursins dorés

 Et d’inviter le porc épic

Un pique assiette …ou l’as de pique

Ce serait plus sympathique

Mais ils préfèrent rester en boule

Les hérissons de la Bourboule !

 

 

Si j’étais le père Noël

Si j’étais le père Noël

Et si j’étais fatigué

J’aimerais me reposer

Dans un grand nid de cigogne

J’aimerais y faire un somme

                   Sous le grand ciel étoilé

Si j’étais le père Noël

Et si, là-haut, je m’endormais,

Je crois bien que je rêverais

D’un gros cadeau qu’on m’offrirait !

 

Extrait  de « comptines pour les fêtes et les saisons Monique Hion

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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 07:43
Rêveries nippones                                                                          




 Au pays du soleil levant,                                                         
Bientôt la fête des enfants.  
Sur son tatami 
De kimono vêtu
Rêve petit samouraï
 
Carpe noire, carpe rouge 
Flotteront dans le ciel!
 
Kintaro l’hercule
Momotaro le chasseur de dragon
A l’assaut du Fuji s’élanceront!

Au pays des mangas
Les cerisiers en fleurs embaumeront

Au son de la flûte et des tambours
Filles et garçons s’amuseront!

                 

                                                                 Nicole

                         

Texte écrit pour participer à un concours, thème: Je m'amuse au Japon      (texte non sélectionné)

 

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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 19:36

Un jour  de printemps, assise dans un parc, le soleil brille, des enfants jouent et…une petite fille s’approche

-            Tu sais, j’ai rencontré trois arbres qui marchaient.

-            Impossible,  lui répondis-je avec ma logique d’adulte.

-            Si, je t’assure et ils m’ont  conté leur aventure.

 Elle est venue  contre moi et de sa jolie voix chantante a commencé :

Il était une fois trois arbres….

Il y avait un vieux chêne, un jeune châtaignier bavard et un pin maritime haut très haut et très arrogant.

. L’ancêtre âgé de près d’un millénaire,  avait quitté le parc de Vincennes, lassé des visiteurs qui sans cesse le photographiaient et lui arrachaient un bout d’écorce: une rumeur le signalait comme étant l’arbre sous lequel Saint Louis rendait la justice, l’arbre de la sagesse. Le châtaignier,  né dans le Périgord,  avait survécu à la dernière tempête. Le hurlement du vent, les craquements sinistres, la vue de ses compagnons jetés à terre le firent frissonner. Le bruit aigu des tronçonneuses, quelques semaines plus tard, le fit fuir  ce lieu maudit. Le pin tirait gloire de n’avoir point succombé aux tornades qui sur la côte, dévastèrent les pinèdes et soulevèrent la colère de l’océan. Sa situation privilégiée, derrière une habitation, le protégeait des bourrasques qui régulièrement venaient de l’ouest.  Il l’avait échappé belle et pour ne plus voir ce désastre,  prit  la route. 

Ils se retrouvèrent dans une clairière où chacun s’accordait une pause.

Des jours et des jours de marche, narraient l’ancêtre, encore alerte, j’en ai vu des forêts !

Oh ! Moi, j’ai dévalé des montagnes, les glissades sur les pentes neigeuses, un vrai régal ! J’avais perdu mes feuilles et me sentais léger et libre. Les flocons tourbillonnaient et se posaient pour me faire une jolie parure !   

Et moi, j’allais sur les routes de France, tout le monde admirait ma ramure. Au milieu de l’hiver vous aviez tous l’air de moribonds ! Le vert de mes aiguilles, l’odeur de résine, faisaient rêver, je suis l’espoir des jours meilleurs !

 C’était le début du printemps, les bourgeons commençaient à poindre sur les rameaux des trois compères.

-            Voudriez-vous faire un bout de chemin avec moi ? Demanda le châtaignier qui  s’impatientait.  Si nous restons là à bavarder, nous allons prendre racine et n’est-ce pas ce que nous avons refusé ?

Le chêne, en bon patriarche, réfléchit longuement.

      -  Où irons-nous? L’été, la canicule viendront dans quelques mois.

-           Je n’ai aucunement peur de la chaleur bien au contraire !  Elle me convient et permet à mes pommes de s’ouvrir en libérant les pignons !

-          Moi,  j’aimerai voir la mer !

-          Et moi, j’ai des rêves de paysages lointains ! Visiter  les pays chauds,  connaître  les palmiers et les oliviers,  offrir mes châtaignes à ceux qui ont faim !

-          Tu es un jeune sot ! S’exclama le pin. Comment traverseras-tu la mer ?  Ses vagues nous repousseront vers les terres.

La discussion dura des heures et des heures. Le ton s’éleva et il fallu toute la diplomatie de l’ancêtre  pour  éviter une séparation. Ils prirent la direction du sud. Quelques oiseaux se posèrent sur leurs branches et firent des plans pour y construire leur nid, mais quand ils revinrent, un brin de mousse dans leur bec, surprise! Les nouveaux amis étaient repartis vers d’autres horizons.

Tout en cheminant, ils bavardaient  se racontant des histoires de forêt !  Le pin, orgueilleux comme un pou, voulait chaque fois être le meilleur, le plus fort ! L’ancêtre ne trahissait pas sa réputation d’arbre de la justice et le plus jeune les écoutait en souriant.

Au début de l’été ils stationnèrent sur une place. La ronde des saisons qui jamais ne s’arrête, avait permis au feuillage de chacun de se développer. Désormais chêne et châtaignier arboraient une parure dont la magnificence faisait envie au pin. Celui-ci cependant ne l’admettait  pas ! Il continuait à pérorer, faisant étalage de sa soi-disant science et de ses connaissances diverses. Ses deux compagnons avaient pris l’habitude de le laisser parler et de profiter de la beauté des paysages. Installés au milieu du square, les voitures venaient se ranger sous leurs branches pour bénéficier de l’ombre rafraîchissante. Les enfants jouaient et leurs cris et jeux mettaient de la gaîté.

Ils décidèrent de faire une longue pause,  de jouir du calme et reposer leur tronc et racines. Cependant  une semaine plus tard,  des fourmillements agitèrent  leurs extrémités.

-            Non, décidemment je ne suis pas fait pour l’immobilité ! décréta le plus jeune. Qui m’aime me suive ! Je repars en promenade.  

Et tels les trois mousquetaires, unis comme de bons copains et pourtant se chamaillant sans cesse, ils reprirent la route.

Leur marche les entraina vers des rivages marins. Dès que  les effluves iodés de la mer parfumèrent l’air ambiant, le pin eut une bouffée de spleen! Il perdit  sa superbe et se remémorant son enfance et sa vie d’avant il raconta  à ses amis de belles histoires. Les écureuils qui volaient de branche en branche, les résiniers qui fendaient son écorce pour récupéraient son sang, lui laissant une cicatrice. C’était il y a bien longtemps, peut-être était-ce ses parents qui avait connu l’outrage, mais peu importe ! Les deux autres étaient sous le charme. Mais lorsque sa vanité  reprenant le dessus, il évoqua les ramasseurs de cèpes, ils rirent de bon cœur ! Que s’imaginait-il donc ? Les bolets poussent aussi dans les chênaies et les châtaigneraies ! Cependant il leur cloua le bec.

-            Et les bidaous ? Ils élisent domicile sous vos branches ?

Silence, les deux compères ne  connaissaient pas ce champignon, on ne  le trouve que dans les pinèdes qui bordent l’Atlantique ! Le chêne poursuivit, témoin de l’Histoire de France il était intarissable et sa vie remplit d’anecdotes. Le châtaignier raconta les automnes aux belles couleurs flamboyantes et la joie que lui procurait l’abondance de fruits.    

Les échanges de souvenirs terminés,  une décision importante s’imposait :

-            Allons-nous rester là jusqu’à l’automne ? Le soleil qui déjà darde ses rayons ne brûlera-t-il pas nos futurs fruits ? Et quand l’hiver sera de retour, quand à nouveau se lèveront les tempêtes, comment  résisterons-nous ?

-          Je suis las de cette errance ! Je suis trop vieux pour courir le monde ! Je voulais m’éloigner de mon parc, j’ai fait de belles rencontres, il est temps que je choisisse le lieu de ma retraite !

-          J’ai gambadé, découvert d’autres horizons, je dois me poser quelques années pour permettre à mes châtaignes de trouver un sol adéquat et de germer pour assurer la continuité.

-          Loin de mon océan aux colères terribles, j’ai trouvé une colline d’où je pourrai admirer, de loin, la grande bleue !

  Les trois amis, élurent domicile sur un plateau des Corbières protégés de la tramontane. Mais de temps en temps, quand l’inaction est trop pesante, ils font une promenade et c’est au cours de l’une d’elle que Sylvie les rencontra  Ravis de trouver une oreille attentive, ils lui contèrent leur secret.


Le départ du conte est vrai: Sylvie, cinq ans, m'a réellement dit: j'ai rencontré trois arbres qui marchaient! La suite .... est due à mon imagination

                                                    

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30 mars 2008 7 30 /03 /mars /2008 16:00

Il a fait chaud toute la journée, la famille s'est réunie sur la terrasse pour profiter de la fraicheur de la soirée. C'est l'heure où chacun oublie ses soucis, c'est l'heure où on a envie de partager ses découvertes. Le ciel est étoilé, pas un souffle ne fait trembler les feuilles des arbres.

Marion, la fillette  est très intéressée par les explications de papa. A son âge on est curieux de tout, on veut tout savoir, tout connaître.

  • - Tu vois là se trouve l'étoile polaire qui indique le nord au voyageur!

Et là c'est le Grand Chariot !

Soudain, un froissement d'ailes, une chauve souris vient près du lampadaire chasser quelques insectes.

Marion pousse un cri

  • - Quelle horreur! Un vampire!

Papa éclate de rire :

  • - Ce n'est qu'une chauve souris qui vient manger les moustiques!
  • - Pourquoi dit-on qu'elle est chauve?
  • - Parce que ses ailes n'ont pas de poils!
  • - Pourquoi?
  • - Ecoute, c'est une belle histoire qu'on m'a racontée quand moi aussi je m'interrogeais!

Il y a bien longtemps, un roi, le roi Salomon avait le pouvoir de parler aux animaux et de comprendre leur langage, il réglait les conflits et son autorité n'était pas contestée,  tous respectait ses décisions.

Un jour, pensant qu'on lui avait désobéi, il les convoqua et annonça qu'il allait les déplumer pour les punir.

La chauve souris arriva la première et insista pour subir la punition sans plus attendre ! On voulut la faire patienter. Le roi était juste et souhaitait connaître les raisons de la faute. Mais devant l'insistance de l'animal, il ordonna à ses serviteurs de la déplumer afin qu'elle puisse repartir au plus vite vers  ses occupations.

Ainsi fut fait ! Plus tard quand tous les animaux furent rassemblés, ils expliquèrent au roi les raisons de leur désobéissance. Celui-ci réfléchit longuement et décida de pardonner. La chauve souris fut donc la seule à subir le châtiment. Honteuse, de peur des moqueries elle décida de ne plus sortir que la nuit pour se nourrir ! C'est pour cela qu'elle est devenue un oiseau nocturne. Répudiée, mise à l'écart, certains la considèrent comme maléfique.

Voilà comment, par sa précipitation, la chauve souris s'est fait une mauvaise réputation !

  • - Elle n'est pas méchante? Demande Marion.
  • - Non, elle cherche sa nourriture. Celle-ci est une pipistrelle. Et maintenant, au lit!



    Histoire inspirée par une légende africaine
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28 décembre 2007 5 28 /12 /décembre /2007 10:30
                                                               
                                                                           
           
Nuit des merveilles
 
 
 
-           24 décembre, youpi s’écria Benjamin, nous y sommes c’est aujourd’hui !
-           Oui  répond maman ce soir c’est la nuit de Noël !
Mais Benjamin a d’autres idées en tête, bien sur il y aura demain matin des cadeaux au pied du sapin. Dans les paquets, soigneusement empilés, il trouvera la console commandée, les DVD choisis, cochés sur la liste remise par papa pour la communiquer au père Noël, le blouson qu’il a admiré dans la vitrine de la boutique, il sera comblé mais pas surpris. Depuis longtemps il sait que ce jour là, ses vœux sont exaucés.
Certains de ses camarades n’ont pas sa chance, ils attendent avec impatience le grand matin et quelquefois il lui arrive de les envier ! Il exagère mais connaître ce petit frisson qui précède la découverte, il aimerait bien !
Jamais il ne dira  cela à ses parents, car en fait il apprécie sa situation et cette année il est lui aussi fébrile, il a rendez-vous ce soir avec …. Chut ! Personne ne doit savoir avant l’heure !
Il y a deux jours, au cours d’une expédition dans les combles, Benjamin a déniché un livre de légendes très vieux et comme il adore lire, il l’a emporté !
A huit ans on aime les belles histoires, on croit encore aux contes de fées même si on ne l’avoue pas !
« Aminuit,  La nuit des merveilles, (ainsi nomme-t-on la nuit de Noël)  les animaux parlent le langage des hommes. Ils échangent des commentaires sur leurs maîtres. » Maman l’a appelé, il n’a pas continué, mais il a mijoté son projet : surprendre ses chiens, Love et Mina. Ce sont deux caniches, chouchoutés par maman, toujours soigneusement toilettés, qui accompagnent la famille depuis de longues années.
Parfois, Benjamin est jaloux de l’attention que maman leur porte, il aimerait savoir ce que cachent ces regards espiègles, se moquent-ils des humains ? Comprennent-ils tout ce qu’on dit comme l’affirme papa ? Comment sont-ils si intelligents sans aller à l’école ? Jamais de devoirs pour eux, jamais ils n’entendent la sempiternelle phrase qui sonne à ses oreilles quand il baille aux corneilles devant ses cahiers : tu dois travailler pour avoir un bon métier quand tu seras grand !
A minuit il quittera la table familiale, prétextant une envie soudaine et pressante et il filera vers la pièce où en principe on aura enfermé les chiens pour qu’ils ne dérangent pas mamie. Pour une fois, Benjamin apprécie qu’elle ne les aime pas !
Après il improvisera mais il y a peu de chance qu’on découvre son absence, les adultes seront occupés à porter des toasts.
La journée n’en finit plus, Benjamin a repéré les lieux, préparé son scénario. A vingt deux heures les invités sont là, tout se déroule comme prévu, Love et Mina ont rejoint leur coussins, tandis que maman et mamie s’activent à la cuisine, papi et papa commentent les dernières nouvelles. Ensuite projection du film : Kirikou et les bêtes sauvages. Blotti contre sa mère, Benjamin se laisse emporter par la magie de l’histoire. Il rêve de l’Afrique, il sera explorateur, il filmera les animaux … mais il a oublié de prévenir le marchand de sable et ses paupières s’alourdissent. Maman le prend dans ses bras et le dépose doucement sur son lit, on le réveillera pour le repas.
Beaucoup plus tard, des aboiements tirent Benjamin de son sommeil. Que se passe-t-il ? Papi vient le chercher, le père Noël est passé, on n’attend plus que lui pour ouvrir les cadeaux, même les chiens manifestent leur impatience.
-           Quelle heure est-il ?
-           Deux heures du matin, tu ouvres les paquets et ensuite on dégustera la bûche de Noël.
Benjamin est déçu, mais rapidement ses nombreux jouets lui rendent son sourire, il y a une surprise : la panoplie Harry Potter, il pourra faire de la magie !
Quelques jours plus tard, il reprend sa lecture interrompue, la fin de l’histoire lui donne des frissons : ceux qui cherchent à surprendre les conversations animales prennent le risque de devenir muet !
-           Je l’ai échappé belle, merci Marchand de sable !
   
 
           
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20 décembre 2007 4 20 /12 /décembre /2007 10:11
NUIT DE NOËL
 

boules de Noël en papier roses et vertesboules de Noël en papier roses et vertesboules de Noël en papier roses et vertes

La nuit était froide et étoilée comme souvent en hiver. Il gelait à pierre fendre. La lune ronde s’épanouissait dans le ciel lumineux. La voie lactée traçait son chemin au-dessus de nos têtes.
Les planètes poursuivaient leur rotation et rien ne semblait troubler leur trajectoire :   
-   Saturne entourée de ses anneaux,
-   Mars la rouge ne s’inquiétait guère de l’attrait qu’elle produisait chez les humains,      
-  Vénus se laissait conter, indifférente, quelques romances.
Aucunes ne jalousaient les puissantes machines qui depuis peu envahissaient l’espace. Les fusées ne remplaceront jamais les étoiles filantes et les satellites seront pour toujours des sphères métalliques.
Des savants, l’œil rivé sur leur télescope, surveillaient le ballet sans fin qui tournait là-haut.
 Il régnait une atmosphère étrange. Dans les villes des petites lumières scintillaient, partout des guirlandes se balançaient et lançaient des lueurs multicolores.
 Les oiseaux, qui n’avaient pas entrepris leur migration, étaient tout étonnés quand par hasard ils ouvraient un œil avant l’aube :
   -   Le jour est-il déjà levé ?
 C’est sûr un évènement important se préparait.
Un petit lapin, né au printemps, curieux, s’approcha d’un parc où trônait un conifère paré d’ampoules rouges, jaunes et bleues.
-       Que se passe-t-il ? Demande-t-il à l’arbre.
-       Tu ne sais pas, c’est la fête de la nativité !
-       Et alors ?
-       C’est la nuit de tous les miracles !
Un peu surpris, ne comprenant pas très bien ce que cela voulait dire, l’animal repartit en gambadant.
-       Miracle ! Miracle ! Chantait-il.
-       Que dis-tu ? Marmonna une hulotte à l’affût d’une invisible proie. 
-       C’est la nuit de Noël ! Cria la bête fière de connaître un secret.
-       La nuit de Noël ! La nuit de Noël ! répétait l’écho.
Minuit !
Les cloches se mirent à sonner, les étoiles à briller encore plus fort.
Partout dans la forêt, résonnèrent les grelots du renne qui apportait à chacun un cadeau.
Les animaux, surpris dans leur sommeil, découvrirent près de leur gîte leur présent qu’ils s’empressèrent de déguster. Inutile de se mettre en chasse, la paix doit régner entre tous. Les plantes secouèrent leurs branches et entamèrent une ronde pour célébrer cet instant magique.
Au ciel, les astres furent pris d’une folie que personne ne remarqua: tous étaient dans la ferveur du saint anniversaire.
Les yeux embués de larmes de joie, le lapereau applaudissait.
Au matin, quand revint le silence après les agapes de la nuit, quand les illuminations s’éteignirent, il s’écria un peu triste :
   -   Adieu Noël ! Adieu !
   -   Pourquoi dis-tu cela ? Demanda dame chouette, l’année prochaine tout recommencera !           
Une fois l’an depuis deux millénaires se produit le prodige : 
Faire régner sur Terre, un instant de paix, d’espoir et de fraternité.
Deux ou trois pirouettes sur l’herbe gelée et la petite bête regagna son terrier, le poil brillant de givre et la tête emplie de merveilleux souvenirs.
 
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27 juillet 2007 5 27 /07 /juillet /2007 11:40

 

 

 


Mésaventure d’un petit poisson

 

Petit poisson deviendra grand

Si gros poisson ne le mange pas !

Petit poisson deviendra grand

Si un filet ne le ramasse pas

Petit poisson deviendra grand

S’il ne mord pas un hameçon !

Ainsi va la vie du poisson..

Ainsi songeait petit chinchard..

Au grès des vagues, porté par la marée

Il se trouvait dans un port.

Comme des milliers d’autres avant lui,

Comme des milliers d’autres après lui,

Un seul mot d’ordre :

Manger, ne pas être mangé !

Finir dans la gueule d’un congre ?

Quelle horreur !

Dans celle d’un loup ?

Destin peu enviable !

Dans un plat, préparé avec amour ?

Plus chic mais guère mieux !

Que faire ?

Un chalutier rentra au port

Plein, plein de sardines,

Des goélands l’accompagnaient,

Plongeant et replongeant

Pour attraper quelques morceaux,

Jetés par les marins.

Ne pas s’approcher,

Se faire tout petit,

Se cacher contre les flancs du bateau,

Et se nourrir à bon compte.

Petit chinchard se voyait déjà

Enorme, bien ventru,

Se jetant à son tour,

Sur une sardine bien inconsciente !

Hélas ! le danger était là.

Enivré par l’odeur de la sardine,

Assourdi par les cris des oiseaux,

Attiré par des mouches

Qui s’agitaient entre deux eaux

Il se jeta pour les gober !

C’était un leurre !

Les plumes cachaient un piège !

Un pêcheur les manœuvrait habilement

Lui faisant croire qu’elles étaient vivantes.

Il eut beau se débattre,

Ses sursauts n’eurent comme résultat

Que d’attirer d’autres poissons

Qui se jetèrent à leur tour

Sur les insectes trompeurs !

Un bruit de moulinet,

Un fil qui remonte

Trois gourmands qui se débattent

Et atterrissent sur le quai !

 

Ainsi finit la vie

De trois petits poissons !

 


               Nicole 

 

 

 

 

 

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24 juin 2007 7 24 /06 /juin /2007 17:32
 
 
C’était il y a très longtemps,
bien avant que l'homme n’apparaisse sur terre.
En ce temps- là, les animaux s’étaient partagé le monde :
 prairies pour les herbivores, savane pour les carnassiers,
la forêt pour les singes et les oiseaux .
Les points d'eau étaient très enviés, les bagarres y étaient fréquentes.

Certains étaient solitaires, d’autres vivaient en meute, d’autres en familles
et, là-bas, au-delà de la forêt, il y avait le monstre.

Personne ne l'avait vu, mais tout le monde en parlait.
Il était au dire de chacun, effrayant,
 possédait une voix qui vous glaçait le sang.
La terreur régnait dans cette partie du monde !
Un jour cependant, une petite boule de poils, curieuse et inconsciente,
s'approcha de l'orée du bois.
 Un bébé lion avait faussé compagnie à ses parents ……
                                                                                                                             
 
 
Le lionceau regarde autour de lui: l'immensité des arbres
dont les feuilles se balançaient au rythme du vent pernicieux,
les cris des oiseaux sauvages, l'effraient,
il ne sait s'il doit rebrousser chemin
et retrouver sa famille
ou affronter le danger,
si danger il y a;
 mais cette angoisse ne dure pas longtemps,
 la peur, il ne connaît pas!
Avant de s'enfoncer dans les ténèbres de la futaie,
 le lionceau se retourne,
il a cru entendre un murmure...
 Haussant sa tête
où pointent les  premiers poils de sa crinière,
il s’avance.
 Il fait ce qui est interdit depuis des millénaires:
 Il entre au royaume tabou,
il franchit la limite
ne mesurant pas encore l'énormité de son geste.

- Il est fou! Chuchotent les singes.
Il faut aller le chercher !
Ce lion ne sait pas ce qui l'attend là-bas.
Un jeune se dirige
 vers la frontière,
un vieux l’arrête d'un coup de bâton sur le dos.
- Tu es encore plus fou que lui, gronda t il.
Que veux-tu faire?
Jouer aux héros?
- Mais, nous devons le sauver! réplique le petit.
- Ne parle pas si fort! Riposte l’ancien.
D'ailleurs, nous avons assez traîné dans les parages,
allons, rentrons chez nous avant de déclencher une nouvelle bagarre.
 Nous devons partir,
c’est ce que nous avons de mieux à faire!
Bien malgré lui, le jeune singe suit l’ aîné…
 
 
Territoires, limites, frontières, danger, monstre...
L’animal rage, depuis sa naissance,
les adultes sans cesse lui répètent ces mots.
On n'en dit pas plus: interdiction formelle de quitter
le groupe!
Lui, il veut rejoindre le curieux et le sauver !
Le sauver de quoi?
Personne n’a vu le maître du royaume !
Deux jours déjà...
Qu'est-il devenu?
Sa famille ne s'inquiète-t-elle pas?
Il se tasse sur lui-même, abattu...


 Le téméraire est affamé, épuisé : difficile de trouver une proie
quand on ne sait pas encore chasser.
Il ne connaît pas les lieux , il est loin de sa brousse…

Maman lionne ne viendra pas,
une antilope entre les dents pour satisfaire son appétit...
 Son cœur se serre, 
mais bien vite, il chasse cette idée:
 ses frères et sœurs se moquent sans cesse de lui,
on le prend pour un peureux,
un lâche toujours blotti entre les pattes maternelles...
Il en a eu marre de ces sarcasmes, il va leur prouver qu'il n'est pas craintif.
Est- ce mal d'aimer si fortement sa mère et de s’accrocher à elle
tout le temps?
Est-ce plus agréable d’être poussé dans la grande rivière ?
 Il se serait noyé si maman n'était pas intervenue pour le tirer de là...
Il leur prouverait qu'il pouvait être aussi fort que son père...
En attendant, il a faim. L'endroit est hostile.
Il n'a pas rencontré âme qui vive
 depuis qu'il s'est aventuré sous les branchages.
Depuis combien de temps se trouve-t-il là?
Il a perdu toute notion de temps: il fait toujours noir ici.
 Il n'aperçoit pas le soleil...
C'est le royaume de la nuit, disent les adultes.

"- Il ne faut jamais, jamais quitter la meute!
                                                                             Personne ne revient vivant du royaume de la nuit..."
                                                                                                  Le royaume de la nuit...
Il n'y a donc personne ici?

   Un hurlement s’élève des entrailles de la terre...
Le bruit enfle, se propage, s’approche…
Des profondeurs du bois,
s'envolent des hiboux, des chouettes et autres oiseaux rapaces...
C'est comme un roulement de tonnerre à l'heure de l'orage,
 même la montagne ne gronde pas de la sorte
quand elle se met en colère
et crache sa lave brûlante!
Le lionceau a peur, vraiment peur cette fois.
Il pleure, il appelle au secours,
immobile, incapable de faire le moindre pas, tétanisé par la frayeur.

Ce cri, tous les animaux l'ont entendu
 C’est la panique.
Le monstre s'est réveillé...
Tous: oiseaux, serpents, hyènes, guépards, lions, singes...
Tous se blottissent dans leurs refuges.
Il ne faut pas sortir tant que la terre tremble,
Tant que le silence n’est pas revenu.
 
Et malheur à celui qui se trouve sur le chemin du monstre.
Le petit singe, ne parvient pas à arrêter
 les tremblements de son corps,
- Qu’est devenu le lionceau ?
 
 Ses larmes coulent.
Ah, si seulement l’ancêtre l'avait laissé le rejoindre !
 Au péril de sa vie, il descend du baobab familial,
et détale comme une flèche vers la forêt...
 Sourd aux cris et appels des siens
 il poursuit sa course folle ...
 
 
 
A l'orée du bois, une lueur permet d'apercevoir
les animaux qui s'enfuient.
Le bruit effroyable, le bruit qui vous glace le sang continue.
Où est donc ce monstre ?
Où est donc le petit lion ?
Que peut-il faire pour le sauver ?

La lumière grandit, une odeur acre l'accompagne.
Et toujours ce grondement,
 ce cri du monstre qu'on ne voit jamais
 mais qu'on entend arriver !

 Le lionceau est paralysé.
Ses yeux piquent.
Le singe lui aussi se frotte les yeux.
L’ennemi possède une arme inconnue !
- Viens ! Suis-moi !
Pas de réponse,
Pétrifié, le félin regarde :
 Apparaît devant eux ... le maître des lieux,
la terreur des animaux, le seigneur,
celui dont on parle de génération en génération,
 régnant depuis des siècles.
                                                                                                                                               
 
 
Rouges, orangées, des formes bizarres lèchent le sol
et avancent lentement mais sûrement vers eux :
un être extraordinaire à mille bras !
Sur son passage les arbres s’effondrent,
 partout des craquements se font entendre,
tout disparaît !
Un dragon ? Mille dragons ?
Petit lion n’en croit pas ses yeux !
La chose change de forme en permanence !
 Elle enfle, s’allonge, pour atteindre ses proies !
Tout autour de lui comme un feu d’artifice,
des brindilles rougeoyantes volent
et de nouvelles flammes participent au festin !
Effrayé mais subjugué, curieux,
il ne peut détacher son regard de cet incroyable spectacle.
Vite il faut raconter à maman !
Cette idée le sauve !
Son sauveur le voit partir comme une fusée,
il essaie de le suivre.
Fatigué par les jours sans nourriture,
 petit lion ne peut courir longtemps,
 il s’arrête, suffisamment loin du danger !
Le singe le rejoint, s’assoit sur son arrière train, et lui dit :
nous avons vu le monstre !
 Nous avons gagné le monstre !
 Encore tremblant, d’une voix un peu hésitante , il répond :
- Jamais plus je ne quitterai Maman !
 
 
Lentement il revient vers sa famille,
raconte son aventure,
 ses frères le regardent comme un héros,
 Maman se fâche, un peu, elle a eu tellement peur !
Il promet de ne jamais recommencer,
mais toujours il gardera en lui cette vision du monstre,
 ce monstre INCENDIE qui
 détruit tout sur son passage !         
                                                                                                                                             
 
 
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4 juin 2007 1 04 /06 /juin /2007 10:51

Si vous aimez les aventures de Saperli et de Popette

aidez-moi! Dites-moi où vous aimeriez les voir évoluer.

    Merci et bonne lecture  Nicole

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4 mai 2007 5 04 /05 /mai /2007 18:45
Il était une fois, une goutte d’eau,
ronde comme une perle, qui se prélassait sur la ramée.
Le soleil la faisait briller de tous ses feux.
Elle était arrivée là, venant d’un petit cumulus, au cours d’une pluie fine.
A l’aube, elle glissait lentement sur le bord de la feuille,
craignant d’avoir le vertige.
Elle devait s’éloigner de la chaleur qui l’expédierait vers un autre nuage,
or elle voulait tenter la grande aventure !
On lui avait raconté qu’elle pouvait faire un très long voyage,
 à condition d’être patiente,
avant de revenir dans le ciel d’où elle retomberait
et pourrait recommencer indéfiniment ce périple !
Mais, si elle n’y prenait garde,
elle retournerait aussitôt d’où elle était venue !
Un papillon s’approcha, vite s’éloigner, ne pas lui servir de petit déjeuner !
se faire toute petite contre la tige, mais……
tout à coup : plouf !
Elle atterrit sur une primevère toute jaune.
Elle huma le parfum délicat, s’en imprégna.
La tête commençait à lui tourner et sans y prendre garde, elle roula sur la terre
du sous-bois.
Elle entendit comme un clapotis, tout près d’elle : des milliers d’autres gouttes
sautaient sur les cailloux.
Elle devait les rejoindre, ne pas rester seule dans ces lieux inconnus !
-Où allez-vous si joyeuses ? 
-Nous partons pour la grande aventure, veux-tu venir avec nous ?
Comment refuser une invitation si gentiment formulée ?
-Je viens !
D’autres gouttes esseulées se joignirent à elles.
Tout à coup, un grand trou noir !
On y va ! on y va ! crièrent les premières. Attention ! baissez les têtes, ouvrez
grand vos yeux !
Certaines se mirent à trembler et leur chant se fit plus doux. On aurait dit un train
fantôme, sillonnant sous terre, se frayant un passage entre les pierres. De temps
en temps, le convoi dérangeait quelques vers de terre ou autres insectes sous
terrains. Un petit lérot, qui avait creusé son terrier tout près,
 s’enfuit, ne voulant pas
être emporté par le convoi.
Il y avait des cris, des silences, des peurs et des inquiétudes,
mais beaucoup de
curiosité pour la suite .
Où tout cela allait-il les conduire ?
Une lueur apparut au loin :
-La sortie, j’aperçois la sortie, hurla le chef de train.
Un précipice les attendait
avant leur retour vers la lumière.
Floc ! Floc ! Floc! Firent-elles en tombant sur les cailloux.
Une source avait jailli,
 et un petit ruisseau se faufila entre les touffes
d’herbes,
 sous les branches des arbres et qui toujours descendait
emporté par le courant.
Soudain le paysage changea.
Des près fleuris bordaient le ru qui se
Tordait et serpentait pour pouvoir avancer.
D’autres rus les rejoignirent et une petite rivière se forma.
Petite goutte, complètement stupéfaite par ce voyage n’osait parler
de peur de perdre sa place.
Au-dessus d’elle, des barques naviguaient,
à côté d’elle, des poissons mangeaient ,
certains essayant de remonter à contre courant.
Sur la rive des enfants jouaient.
De loin en loin d’autres rivières les rejoignaient.
 A droite, à gauche, devant, derrière….de l’eau
 Inquiète petite goutte demanda :
-Où allons –nous ?
-Vers la mer,  ignorante !
Ne sais-tu pas que le grand océan nous attend ?
Elle n’osa plus rien demander, voyant que les autres se laissaient transporter,
elle fit de même.
et atteignit la mer !
Des grosses vagues la secouèrent, elle se retrouva sur le sable
et le soleil brûlant l’expédia vers un cumulus.
Ce voyage là était terminé,
mais elle reviendrait sur terre et recommencerait !
 Elle était prête pour la grande aventure !  
                                                                                                       Nicole
 
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