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1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 17:49

 

 

 

 

 

 

Retour au village

 

 

 

Vint le jour où tu estimas qu’il était temps de passer à la deuxième partie du projet.

Un été où le poison se faisait rare, les eaux trop chaudes, tu décidas de rentrer chez toi.

Le balluchon fut vite prêt ! Un taxi te ramena chez les tiens.

Au mois d’août, tu passas de nombreuses heures à interroger les cousins.

-        Comment s’organisaient-ils en France ? Pourraient-ils te loger ? Où travaillaient-ils ?

Ils te décrivirent une vie qui te paraissait le rêve. Electricité, télévision, eau courante, que de choses, non pas inconnues au village mais inexistantes ou presque.

Pour l’électricité il fallait habiter la ville, la télévision ? Avec un générateur on pouvait espérer capter les chaînes nationales.

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On découvrait alors le monde ses tentations, ses nouvelles, il semblait que la-bas, tout le monde tournait un bouton et, sans fatigue, sans bruit, la lumière était là !

Les grands magasins, les super marchés, ils ne savaient comment décrire ces espaces où tout peut s’acheter ! Un souk quotidien !

Dans leurs explications dithyrambiques, ils oubliaient de préciser que si tout était à vendre, tout le monde ne pouvait acheter !   

 

Petit à petit, ils comprirent ton intention et essayèrent de t’en dissuader.

Le moment était mal choisi, la situation peu favorable à l’immigration, mais ils ne pouvaient se démentir et nier la légende qu’ils avaient forgée au cours des années !

Ils ne pouvaient, non plus te refuser l’hospitalité quand tu serais en France.

Ta participation au voyage du retour serait la bienvenue, il était de plus en plus difficile d’assumer les cadeaux traditionnels, et les frais du trajet.

 

Ton départ fut programmé, ils t’accompagnèrent pour les formalités administratives. De nombreux allers-retours à Tan-Tan furent nécessaires, rien ne te découragea.

 

Un jour, un matin dès l'aube, ce fut le grand départ vers l'Europe.

Plusieurs années de vie difficile, une seule idée, un seul but: gagner de l'argent et revenir au pays.

Quelques années plus tard, tu étais là chez toi prêt pour un  nouveau départ, une nouvelle vie!

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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 17:15

 

 

 

 

Une vie nouvelle commençait, elle te plaisait, les jours se suivaient ne se ressemblaient pas. Il y avait les bons et les mauvais : quand la mer était généreuse, mais aussi quand elle grondait, quand les vagues se fracassaient contre les rochers.

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Ces jours là, vous restiez sur le plateau, dormant, récupérant des fatigues entassées.

 

Il arrivait que le vent se lève, un vent de sable qui pénétrait partout. Il cinglait le visage et pénétrait dans les plis des vêtements, dans la nourriture !

Pas question de pêcher, les falaises étaient désertées.

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L’été revînt et les cousins de retour au pays te rendirent visite et te permirent de revenir dans ta famille pour quelque temps

Personne ne connaissait tes vrais projets.

Pour tout le monde tu étais parti, la vie étant trop difficile au bled.

On chuchotait qu’il te fallait de l’argent pour, peut-être, envisager une vie de famille !

Rien n’était complètement faux dans tout cela !

Quelqu’un savait, quelqu’un connaissait tes rêves, mais tu ne le dirais pas.

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De retour sur la côte, tu découvris d’autres touristes, tes compatriotes, qui venaient eux aussi  tenter leur chance pendant un été.

Des tentes de fortune, un petit village était né, les fils s’emmêlaient, les cris joyeux retentissaient, c’était les vacances, le travail sérieux reprendrait plus tard !

 

 La ronde des saisons ramena les camping caristes !

Comme les oiseaux migrateurs, ils prenaient la route du sud et venaient chaque année passer six mois avec l’espoir de la prise inoubliable !

 

Petit à petit tu avais pris ta place dans ce groupe. On s’adressait à toi pour des conseils, tu réglais des litiges, tu écrivais les lettres.

Cette vie rude dura trois ans.

Des compagnons de travail, des amis venant de diverses régions de France, agrémentèrent les journées.

Tu apprenais la géographie de la France, partageant le café, le couscous ou les tagines.

Les nouveaux arrivants savaient qu’ils pouvaient te demander conseil!

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22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 16:41

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    Choisir son rocher, le nouveau lieu de vie, ne se fit pas à la légère !

D’abord regarder, écouter, essayer, puis se décider enfin, et construire sa « maison ».

Deux jours y furent consacrés, mais cela vous permit de  faire connaissance avec vos nouveaux compagnons. Ce fut facile, les amitiés se nouent simplement dans la difficulté. Déjà les informations, les conseils, arrivaient.

Le grand jour, le premier lancer, le premier espoir, un beau soleil, et le départ d’une nouvelle vie !
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Tout se bousculait dans ta tête, le doute, que tu voulais écarter, sans y parvenir complètement :

Avais-tu choisi la bonne direction pour ta vie d’adulte ?

Une pensée pour tes parents, et …

Plus de questions, on ne se retourne plus, on jette tous ses espoirs dans l’océan !

Cette vie dura plusieurs saisons.

Les premières prises te permirent de reprendre espoir.

Les courbines étaient au rendez-vous.

Après plusieurs lancers, une sensation étrange dans le fil, une sorte de décharge électrique, de faible intensité certes, tu ferres, tu moulines, tu n’oses y croire et pourtant… il est bien là le poisson, celui pour qui tu es venu !

C’était un bon jour, la marée propice, le groupe eut de la réussite. Ce soir le mareyeur remplira sa camionnette. En échange de quelques dirhams, bien gagnés, il donnera le pain, l’eau et les légumes qui complèteront le repas.
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 Les derniers touristes, curieux, venaient commenter les prises. Bientôt, ils repartiraient vers leur pays, l’hiver était fini !

Les conversations allaient bon train, l’hospitalité arabe n’est pas un vain mot, vos partagiez le thé, le café, les cigarettes. Serviable avec tes amis, discret mais affable, les compagnons de ton aventure t’aidaient et te faisaient partager leurs connaissances.

Les hommes du village voisin, parcouraient la falaise, en mobylette ou à vélo eux aussi gagnaient ainsi leur pain quotidien. Un jour Chaoui te montra comment lancer ton fil pour le placer au bon endroit. C’était le meilleur pêcheur à des kilomètres à la ronde.pêcheur 5

 

 Vous vous lièrent d’amitié et avec lui « la récolte » fut plus abondante. Devenu vedette à la suite d’une émission de télévision, sa réputation n’était pas surfaite. Il pratiquait son métier avec art, sachant observer la mer et choisir avec précision l’endroit adéquat.

Un accident de travail l’avait rendu borgne : son plomb, lors d’un lancer malheureux, tel un boomerang, était revenu taper son orbite lui ôtant la vue !

 Il t’expliqua comment choisir l’appât qui convenait le mieux selon les vents ou la force de l’océan.

Au fil des années, vous deviendrez comme père et fils.

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 07:55

 

 

 

 

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                                                     Nouvelle vie

 

Dans ces années 80, une « richesse » était en train de naître !

Sur les falaises qui longent l’Atlantique, des hommes venus du nord du pays, profitant des conditions de paix revenues, pratiquent la pêche à la ligne.

Une organisation rapidement mise en place, fait naître de nouveaux métiers.

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Pêcheur à la ligne ne nécessite qu’un petit investissement : une canne à pêche, souvent un long bambou, quelques fois deux bâtons attachés à grand renfort de ficelle !

Il faut cependant prévoir les appâts !

La sardine ! Que serait le pêcheur sans la sardine ?

Mets du pauvre, appréciée de tous, son odeur nous poursuit dès qu’on s’approche de la côte !

Pour s’approvisionner rien de plus simple : se rendre au port, assister au déchargement des bateaux et espérer recueillir un seau de la précieuse denrée.

Seul inconvénient le port se trouve à soixante kilomètres des falaises !

Posséder une voiture, mieux  une fourgonnette, va permettre à certains débrouillards de gagner leur vie sans trop de sueur.

 

Tous les matins on les voit sillonner la côte, déposant les plateaux de sardines, de la glace  pour préserver la fraîcheur du futur poisson, et prenant rendez-vous pour la fin de soirée, afin d’en assurer la commercialisation.

Les discussions sont animées, au coucher du soleil, acheter au meilleur prix pour revendre avec le bénéfice maximum, demande de longues palabres, qui se terminent toujours à l’avantage de l’acheteur !

La marchandise sera expédiée vers la criée la plus proche et chargée dans les camions poursuivra son voyage vers les tables des amateurs.

L’histoire de ces hommes alimentent les discussions autour des tasses de thé, et chacun croyant connaître la vérité, enjolive les faits.

 

Gagner de l’argent, posséder quelques pièces, pouvaient sembler facile et étaient surtout très tentant !

 

Il faut se lancer dans l’aventure !

Au village personne n'est pêcheur, mais tous savent que des hommes venus d’Agadir et même de plus loin quittent leur famille pour venir tenter leur chance sur les falaises.

Mohamed les avait vus, un jour qu’il accompagnait les cousins. Des campements de fortune, s’égrenaient le long de la côte.

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Avec des cartons de récupération, des pierres entassées, ils ont construit des abris sommaires mais suffisants, les conditions climatiques étant favorables.

Pour la cuisine, un réchaud en terre cuite, le kanoun, sert à la préparation du thé et à la cuisson des tagines.

A la nuit tombée, des feux s’allument, et la vie domestique s’organise. On s’enroule ensuite dans des couvertures et le sommeil permet de reconstituer ses forces.

Il faut convaincre les parents, ce ne sera pas chose facile ! .

 Tout un hiver, tu préparas ta nouvelle vie en secret, tu écoutas, tu glanas des informations sans jamais dévoiler tes intentions.

 

Au printemps, tu te sentais prêt à tenter l'aventure !

 

 Plusieurs années de sécheresse font craindre des moments difficiles.

Le père donna son autorisation et tout le monde t’aida à préparer le départ.

La mère te fournit les couvertures et le brasero, le père y alla de ses recommandations, les sœurs eurent quelques larmes. C’est ainsi que muni de quelques pièces tu  prends le taxi pour la ville.

 

Un copain t’accompagne, vous alliez partager le campement, les soucis et peut-être les réussites.

Un arrêt à la ville pour les achats : une canne à pêche, du fil, des hameçons….

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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 16:25

 

Mohamed habitait  un village, dans l’intérieur du pays, loin de la mer.

Un été, il devait avoir vingt ans, étaient arrivés au village des cousins partis chercher fortune en France, dans ce qu’il croyait être le paradis.

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 Une voiture chargée de cadeaux pour toute la famille, tout laissait à penser qu’effectivement la vie était meilleure de l’autre côté du détroit.

Pour leur arrivée on fit la fête ! Elles sont si peu nombreuses les occasions de faire la fête au village ! On tua le mouton, on posa des questions, on assista à la distribution des cadeaux.  Une bousculade mémorable accompagna le déchargement de la voiture .

Il fallut d’abord enlever la bâche bleue qui recouvre la galerie de toutes voitures rentrant au pays.

La curiosité était grande, les enfants s’emparèrent des vélos, certes pas neufs, mais qui allaient égayer les vacances et qui rendraient de bons services, le vélo est ici un moyen de locomotion pas un jouet !

Les filles admirèrent les vêtements, les mamans rangèrent  la nourriture, les hommes eurent droit aussi à quelques objets qui rendraient service.

Avec fierté  les cousins jouaient les pères noël.

La route était longue de la région parisienne jusqu’au village. Plusieurs jours de conduite, la France, l’Espagne puis le passage du bac  d’Algésiras à Ceuta, et enfin la descente du «  pays » jusqu’ici.

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Ils sont arrivés, fatigués mais contents de retrouver la famille. Ils ont oublié les tracas de la route, les siestes rapides pour reprendre des forces, la longue file d’attente pour le passage du détroit.

Vous n’étiez pas les seuls à rentrer au pays !

Oubliés aussi, les soucis, là-bas ce n’est pas forcément le paradis. On ne va pas casser le rêve, on ne racontera que les bonnes choses. Un mois de vacances, congés payés c’est déjà quelque chose, pourquoi parler du travail à la chaîne, des   levers à l’aube, et de tout le reste.

Les hommes écoutaient, un peu envieux de cette réussite apparente. Mohamed, attentif, faisait des projets : un jour, lui aussi rentrerait et distribuerait des cadeaux !

Tu vivais chez tes parents, travaillant avec eux. Cultiver quelques arpents de terre, tenir l’épicerie, occupaient tes journées mais ne te laissaient pas espérer un avenir meilleur. L’agriculture est soumise aux conditions météo et celle-ci sont capricieuses !

Il n’est pas rare dans cette région d’attendre plusieurs années,  une pluie nécessaire !

Tu étais allé à l’école et avais appris à lire et à écrire. Tu étais même allé au collège à quelques dix kilomètres de ton village, ce n’était pas si courant !

Malgré ces études tu étais revenu au village, rejoindre tes sœurs, qui, elles, aidaient la mère, gardaient les chèvres et assuraient les provisions d’eau en allant tous les jours au puits.

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Une vie simple, peu lucrative, qui n’autorisait aucune fantaisie, ni surprise !

Un jour par semaine, le souk attirait du monde, on y faisait provision de légumes et autres courses nécessaires à la vie de tous les jours. De temps en temps, le taxi vous amenait à la ville, pour des formalités administratives ou pour des achats spéciaux.

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Si tu ne réagissais pas ta vie ressemblerait à celle de tous, tu voulais autre chose. Une femme, des enfants, tu avais de l’ambition pour eux, mais il te fallait partir.

Partir, une idée qui ne quitterait plus !

Dans ta tête commençait à s’organiser tes futures actions : gagner de l’argent pour le départ, convaincre ta famille, et tenter la grande aventure pour revenir au pays les bras chargés de cadeaux, et voir les sourires heureux des tiens.

Si tu restes ici, les quelques dirhams que tu gagnes te serviront tout juste à survivre, pas besoin de banque pour tes économies !

Gagner de l’argent, oui, mais comment ?

 

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8 juillet 2012 7 08 /07 /juillet /2012 16:06

 

 

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Il y a quelques années on ne rencontrait guère d’étrangers dans cette région. Les Sarahouis voulaient leur indépendance, de nombreux affrontements suivirent, ce fut la guerre.  La paix est aujourd'hui revenue.
 Les conditions de vie sont rudes,  
 l’envie est forte de prendre la mer et de se diriger vers les Canaries si proches ! Nombreux sont ceux qui y pensent.

Partir, partir, aller chercher ailleurs l’eldorado, le leitmotiv est dans toutes les bouches.
Les barques échouées sur le rivage, les postes de garde qui s'égrennent sur la côte ne dissuadent pas les candidats au départ.fatma7.JPG

Quelques jours plus tard, quelques courbines de plus, nous sommes à nouveau sur le bord d’une falaise espérant  une réussite dans notre entreprise.

Une petite fille s’approche de moi :

-   Mon papa n’a pas attrapé de poissons aujourd’hui !

-    Ah ! Oui ! Je te reconnais, je n’ai pas encore fait développer les photos, comment t’appelles-tu ?

-    Malika et mon papa Mohamed.

-    Où est-il ?

-   Là-bas sur le rocher.

-   Tu n’es pas à l’école ?

-   Non pas aujourd’hui, mais les autres jours, oui. Bientôt je saurais lire !

Je m’approche de l’homme, et lui demande si la pêche est bonne.

-    Non pas aujourd’hui, la mer descend, on ne prendra plus rien !

-    Tu es un bon pêcheur, tu connais bien la côte ?

-   Il y a quelques années je vivais ici dans une cabane, c’était avant d’aller en France !

-   Il y avait beaucoup de poissons à cette époque ?

-    Plus que maintenant, il y avait moins de monde !

-    Pourquoi es-tu allé en France ? Pour  travailler ?

-    Oui, pour gagner de l’argent !

-    Et pourquoi es-tu revenu ?

Ah! ça c'est une longue histoire!
                                                                                            

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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 16:13

 

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Une petite fille s’avance vers le chanceux.

Une longue natte danse dans son dos, elle regarde avec fierté dans la caisse : qu’il est gros ! Puis elle part en courant vers le groupe des femmes.

-   Maman, maman, papa a attrapé un poisson, viens voir !

Elle sautille, elle gambade, elle essaie d’attirer sa mère vers le groupe des hommes, sans succès.

Maman  reste avec les femmes, elle verra le poisson plus tard quand le soir venu, ils repartiront chez eux. Papa racontera, ils discuteront de la meilleure façon de l’accommoder, elle aura son mot à dire, peut-être suggèrera-t-elle d’inviter des amis, des parents, pour partager ce festin, mais ici, elle reste discrète.

Un groupe de touristes s’avance, eux aussi veulent voir, veulent savoir comment, avec quoi, pourquoi lui, et pas eux.

Je m’approche, un appareil photo en bandoulière, voulant fixer le visage de la petite fille, de l’homme et du poisson.

-   Bonjour ! Je peux faire une photo ?

-   Oui

-   Avec ta fille tu veux bien ?

-   D’accord !

-   C’est ton métier la pêche ?

-     Non, je suis venu parce que c’est dimanche, j’ai eu de la chance ! Tu es française, d’où ?

-     De Bordeaux, 33

-   Mon papa dit une petite voix, il est déjà allé en France !

-   Où ?

-   Paris, la Provence

-  Il y a longtemps ? 

-   Quand je n’étais pas née !

-   Tu veux le thé ?

-   Non merci, je te laisse en famille !

Les ombres s'allongeaient le soleil était bas sur l’horizon,  la fin de la journée s'annonçait. L’heure du retour était là, il rassembla ses affaires et se dirigea vers le véhicule où l’attendait sa femme.

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Les pêcheurs du pays regagnaient leur village, seuls restaient les Européens.

Déjà autour du campement, on s’afférait, il n’y aurait bientôt plus assez de lumière pour vaquer aux occupations extérieures.

Près du tropique, la nuit tombe vite, chacun essayait de compenser le manque d’électricité, lampe à gaz, générateur électrique, panneaux solaires, la technique permettait une amélioration aux conditions de vie plutôt rudes de la région. 
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L’eau demeurait la priorité la plus difficile à satisfaire.

Des camions citernes approvisionnent les réserves dans les bourgades. La population locale, vient remplir des bidons, en échange de quelques pièces.

Les conditions sanitaires sont loin d’être respectées, nous les touristes, nous avons nos réserves soigneusement désinfectées.

Il faut cependant les alimenter et faire quelques cent kilomètres pour cela.

Mais rien n’arrête l’amateur de grosses prises, ce qui peut sembler inconcevable chez nous devient ici naturel ! Trente kilomètres pour trouver du pain le font apprécier, les courses deviennent une occasion de replonger dans la civilisation, et chacun s’y soumet avec plaisir.
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Retrouver une vie simple, aimer la nature, apprécier le temps doux en ce début d’hiver, ne sont que quelques-unes des raisons qui ramènent chaque saison,  un nombre de plus en plus important de voyageurs.

 

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 15:08

Je vous invite à écouter l' histoire un peu romancée d'un homme, à la fin du siècle dernier, devenu "pêcheur des falaises" sur la côte atlantique, au sud de Tantan.
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Des falaises surplombant l’océan,

un soleil brûlant,

un paysage désertique,

lieu de rêve ou de misère,

 Nous sommes en Afrique.

Comment vivent les gens sur cette étendue de sable et de rocaille ?

Y a-t-il des humains dans ce désert ?

On entend les vagues qui inlassablement se jettent à l’assaut des rochers.

La vie est là !

 

Un homme est assis, un long bambou dans les mains, attentif au moindre frémissement du fil. Il n ‘est pas seul, c’est dimanche aujourd’hui, ils sont nombreux à espérer la touche, la prise, qui fera de cette journée  une bonne journée. Des enfants jouent, crient, se font rabrouer, et repartent plus loin. Près des voitures, les femmes, elles,  se sont retrouvées et papotent en surveillant les enfants.

Les réchauds à tajine exhalent une odeur de fumée, ils sont prêts pour la pause, le moment opportun, qui permettra aux hommes de quitter leur poste et de venir se sustenter pour reprendre des forces.  

 

Quelques camping-cars sont garés un peu plus loin.

 

Passionnés de pêche, amateurs ou professionnels, tous sont venus pêcher la courbine. Pour les uns,  c’est leur gagne pain, pour les autres, leur distraction.

 

Soudain, un silence, le poisson est là, un grand geste pour le ferrer, un moulinet qui grince, les lignes les plus proches sont relevées, tout le monde s ‘approche, rien n’apparaît encore dans les eaux noires et profondes. Des gestes surs, précis, quelques conseils, on prépare le matériel, chacun prend part à l’action, mais le maître d’œuvre est toujours celui qui a la ligne.

 

La voilà ! Elle est grosse ! Vite le crochet ! Un homme s’approche, descend l’instrument qui va enserrer le cou de l’animal. Lentement il laisse filer la corde entre ses mains, la dirige vers le poisson, la manœuvre est délicate, l’enjeu important.

Ca y est, réussie, la bête est remontée, une belle courbine d’au moins dix kilos !

On se presse autour du héros du jour, on commente, on soupèse, puis on repart  tenter sa chance à nouveau !

 

Les poissons se déplacent en banc, il y aura d’autres prises avant le coucher du soleil !
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                                                                                      à suivre

 


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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 10:58

 

 

 

   Je vous emmène en promenade vers un ksar au milieu du désert 

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Le ksar constuit par un français.

Il accueille les voyageurs dans ce cadre magnifique!

 

 

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L'ancien fort des goumiers

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à suivre

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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 17:14

 

 

     Des rencontres...

 

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                                    à suivre

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