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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 10:47

 

Pêche des falaises

 

Entre El Ouatia et Tarfaya la route longe l'Atlantique. Le plateau surplombe l'océan et du haut de ces falaises de nombreux pêcheurs exercent leur passion.

 

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falaise 01

 

Ils vivent dans des cabanes en planches.

 

falaise 02

 

et du haut de ces promontoires exercent leur métier. De nombreux touristes sont tentés

 

falaise 03

 

et parfois c'est la belle prise!

 

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la remontée est lente et délicate

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une belle surprise: un sar de 1kg800.

 

falaise 06

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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 17:13

 

 

  Après la soupe je vous convie à la préparation puis à la dégustation d’une paella à la ….marocaine !

Le calendrier des marées vous sera très utile pour choisir le jour de sa réalisation. Une à deux heures avant la marée basse, (vous aurez de préférence choisi une période de grandes marées) vous allez vous transformer en glaneur de grève. Quelques préliminaires s’imposent :

-           des chaussures adéquates, sur les plateaux de rocaille il y a des risques de glissades  sur les algues, les trous peuvent être profonds et dans les failles les rochers dentelés comme une scie  sont un danger pour vos chevilles.

-          Toujours faire face à la mer pour ne pas être surpris par une vague traitresse.

-          Vous munir du matériel nécessaire, épuisette, balance, couteau et crochet. Une sardine, un petit poulpe et un chiffon blanc serviront d’appât.

 Maintenant au travail !

 Les crevettes se prennent en raclant le plafond des cavernes herbeuses, les plus proches de la mer. Ne récolter que la quantité suffisante pour votre plat.

Les bulots se ramassent en fin de la descendante et en limite des plateaux qui ne découvrent qu’à cette occasion.

Les moules sont en ici en grande quantité, il faut les décrocher avec précaution pour  ne pas détruire les naissains.

La recherche des étrilles est la plus amusante. Il faut fourrager  sous les plaques rocheuses pour les débusquer et s’en saisir avant que l’animal ne fuit vers un autre abri et sans que ses pinces ne se vengent sur vos mains.

Plusieurs techniques sont possibles mais je laisse à votre esprit inventif, le soin d’en choisir une !

Si le temps ne vous est  pas compté la chasse aux poulpes réserve bien des plaisirs !

 

Promener un bâton armé d’un chiffon blanc, d’un crabe ou d’un petit poulpe,  dans les trous d’eau présentant des cachettes. Crocheter la bête dès sa sortie. Attention l’animal est coriace, après l’avoir achevée il faut le frapper de nombreuses fois pour l’attendrir. La méthode est cruelle, n’oublions pas que nous sommes des prédateurs et que nous occultons  ces barbaries  lors de la dégustation !

Votre besace est pleine ? De retour au campement c’est le cuisinier qui se met aux fourneaux ! La suite de la recette, vous la connaissez : riz, tomates, poivrons, oignons, et la fameuse poêle qui donne son nom au plat que vous allez confectionner pour vos amis.

La paella est un plat convivial, alors ….à table et bon appétit !  




les connexions étant très longues je ne peux vous laisser de messages sur vos blogs,
je vous remercie de vos visites

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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 13:19

 

Pour faire une  soupe de poissons il faut comme dans la chanson, se lever de bonne heure !

-            Aller à marée basse ramasser des vers dans les creux de rocher au fond de gravier. L’opération est longue, il en faut une grande quantité.

La provision d’appâts étant conséquente, choisir un bon poste de pêche sera votre préoccupation. Il est pour cela utile de se fier aux pêcheurs locaux, ils connaissent la côte pour l’avoir minutieusement explorée.

-            S’installer confortablement sur un caillou, un tabouret ou un fauteuil !

Les choses sérieuses vont commencer !

-            Préparer sa ligne,  choisir un hameçon et un fil fin.

-          Bien examiner l’océan, il serait préférable de l’avoir vu lors de la basse mer pour repérer  les rochers sur lesquels vous ne manquerez pas de vous accrochez !

Un peu de chance, de la dextérité et au bout de quelques lancers, bien conseillé par un artiste en la matière, vous sentirez « la touche » et fièrement remonterez votre première prise.  Il vous suffira de renouveler l’exploit autant de fois qu’il sera nécessaire pour obtenir une bourriche bien remplie !

De retour à la maison, vidage et écaillage des bêtes qui seront jetées dans une marmite découpées en gros morceaux. Y ajouter deux tomates pelées, un poivron, deux piments vertueux, un oignon, une carotte, un brin de céleri, ail, sel, poivre et épices (le secret de la réussite est dans l’art de doser les épices), deux verres d’eau et sur le feu. Après les premiers bouillons compter une demi-heure de cuisson.

Passer le tout au moulin à légumes (grosse grille), ajouter du concentré de tomates, goûter, rectifier l’assaisonnement, rajouter de l’eau si nécessaire et refaites bouillir quelques minutes.

Inviter des amis, une bonne soupe se partage !

Avec des croutons aillés, du gruyère râpé, si vous aimez, autour de la marmite fumante, les langues se délieront, la partie de pêche commentée, enjolivée  mais surtout respectée et appréciée.

 

Il existe une version plus rapide de la recette :

-            Donner quelques pièces à un gamin pour qu’il ramasse les vers.

-            Eventuellement aller chez le poissonnier acheter la matière première.

Je ne vous la conseille pas, le résultat final ne sera pas à la hauteur !

Il y manquera ce « je ne sais quoi » qui fera dire à vos convives :

    Cette soupe ? Un vrai délice !

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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 11:38



Les côtes sont très poissonneuses et le pêcheur rentre, ravi au bivouac!
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24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 10:50





à la recherche de places pour la pêche







cabane de pêcheur
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2 juin 2009 2 02 /06 /juin /2009 20:07

 

 

 

Vous souvenez-vous ? Au début de notre séjour nous avions rencontré un homme (nous l'avions nommé Diogène), nous sommes revenus le voir. Il vit toujours dans sa citerne, à l'embouchure du Draa, ce fleuve de 1300km, asséché dans la plus grande partie de son cours et qui retrouve à une cinquantaine de km de l'océan retrouve un aspect majestueux qui sied à sa réputation. Atteindre son embouchure est chose facile, une piste entièrement rénovée y conduit. Elle traverse le plateau caillouteux et nous apercevons de loin en loin des champs de blé semés lors des pluies d'automne. Ils ont bénéficié des averses tombées au long de l'hiver et sont aujourd'hui prêts à être moissonnés. C'est un labeur pénible, les machines modernes ne sont pas adaptées, les épis sont très courts et c'est à la faucille que femmes et hommes courbés au ras du sol, fauchent le champ.

Le désert quand il a plu, se couvre de fleurs et un tapis mauve, jaune et vert le recouvre, une vraie splendeur !

Au hasard de nos pérégrinations nous croisons des troupeaux de moutons et de chèvres gardés par des enfants. Les dromadaires déambulent librement dans l'immensité, le chamelier connaît les points d'eau pour les rassembler quand ils viennent s'abreuver. Diogène, notre ami, nous ramasse des vers de vase pour appâter le poisson, pour le remercier nous lui apportons des cigarettes. Contrairement au grec qui nous a inspiré son nom il est dépendant de l'herbe à Nicot et son isolement rend l'approvisionnement difficile. Grâce à ses appâts nous ferons de bonnes pêches et je cuisinerai des soupes de poissons délicieuses.

Vous l'avez deviné  nous sommes curieux et aimons découvrir des endroits sauvages. Nous avons décidé de remonter le cours de l'oued aussi loin que le permettrait la piste. Nous atteignons  un site qui nous offre en amont et aval une vue éblouissante. A notre époque moderne où tout est répertorié, classé, celui-ci mériterait quatre étoiles. Nous sommes seuls, au milieu de nulle part, coupés de toute vie civilisée et nous sommes heureux de pouvoir profiter de cette beauté.

Nous étions venus pêcher des anguilles : au travail, une ligne à l'eau ! Après plusieurs essais infructueux, un petit crabe puis un autre s'accroche désespérément à la sardine qui garnit l'hameçon. Changement de programme, la balance est mise à l'eau. Croyez-moi ,  nous nous sommes amusés comme des gamins ! En peu de temps nous avons rempli un seau de crustacés et la soupe du soir était une fois de plus un régal !

Pendant que nous étions occupés par notre récolte un homme s'est approché. C'est un ouvrier du chantier de la piste, il nous a offert un verre de thé. Gardien de la pompe, il vit sous une tente et possède un braséro qui lui permet avec quelques brindilles de respecter les traditions d'hospitalité du pays.

Notre séjour touche à sa fin et nous allons reprendre la longue route qui nous conduira vers la France. Dans une dizaine de jours nous reprendrons nos habitudes mais nous garderons au fond des yeux des paysages  et dès que possible nous envisagerons un nouveau départ !

          Nicole          

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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 13:08

Parfois la patience du pêcheur est bien récompensée!
une courbine de 6 kg




Elle fera d'excellentes brochettes!
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30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 12:19


Ce matin la marée basse est à huit heures, et son coefficient 96 indique une amplitude importante, les conditions sont remplies pour une pêche à pied (c'est ainsi qu'on nomme le fait d'aller à la recherche de coquillages ou autres).
Sacs, crochet, couteau, un petit trident et surtout de bonnes chaussures les risques de glissades sont nombreux sur les rochers recouverts d'algues, le plateau s'étend sur plus d'un kilomètre, il est entièrement hors d'eau, la chasse est ouverte ! Je suis seule, les blocs calcaires ont des arêtes coupantes, c'est donc avec précaution que j'avance vers l'océan. Surprise ! Je dérange quelques oiseaux marins qui s'envolent en poussant des cris stridents de colère ou de peur. Les effluves iodés se mêlent à l'odeur salée de l'Atlantique. Pour être sure de ne pas revenir bredouille je me dirige vers la plate forme des moules. Tout le monde connait ce coquillage oblong, noir bleuté ou violacé à reflets châtains. Cette moulière naturelle me permet, en choisissant les plus grosses pièces, de remplir une poche pour le dîner. Il faut essayer de les détacher une à une et ne pas arracher le naissain. Maintenant chasse aux bulots également appelés buccins ou rochers. Ces gros escargots à coquille allongée se repèrent en limite du plateau lors des marées de vive eau (plus au Nord on ramasse des rochers à pourpre). Parfois ils s'aventurent sur la rocaille mais sont le plus souvent dans les anfractuosités à l'abri de l'assaut des vagues. Un œil exercé, une habitude des lieux mais surtout la passion de la cueillette font de la quête une réussite. Glaner des coquillages oblige à surveiller l'heure, inévitablement le flux avance de plus en plus loin et le rocher sur lequel on se croît en sécurité pourrait bien se trouver isolé et rendre le retour périlleux. Pour les novices les bigorneaux ont colonisé le plateau et les berniques (chapeau chinois) solidement fixés à la paroi rugueuse ne tentent guère le promeneur averti. Une autre fois, munie d'une balance, j'irai piéger les crevettes. Elles se cachent dans les recoins sombres des trous d'eau et sont attirées par l'odeur d'une sardine déposée au fond de la cavité. On peut en relevant très vite le piège en cueillir une poignée. Il suffit de recommencer, la patience est recommandée ! Le pêcheur local traque le poulpe, il a une valeur marchande mais possède une intelligence qui est loin d'en faire une proie facile. Il faut savoir qu'il est gourmand ; résiste difficilement à une sardine qui se balance devant son refuge. C'est également un animal solitaire et la vue d'un congénère le fait jaillir pour une attaque. Une petite pieuvre ou un chiffon blanc servant de leurre et on peut apercevoir un tentacule se projeter pour punir l'intrus. La patience sera récompensée, l'animal après plusieurs tentatives ira à l'affrontement. Aurons-nous encore l'envie de le harponner?
Plus facile est la récolte des oursins appelés châtaignes de mer ou hérisson de mer. Sachons-nous protéger de ses épines calcaires !
Le retour est une promenade sur la plage : un chien errant course les mouettes qui piaillent, des petits oiseaux à longues pattes courent sur le sable........

 

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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 12:02
Assis sur un rocher, un homme pêche.
Tout autour de lui les goélands tournent.
Peuple de prédateurs à la recherche de nourriture! Lui descendant lointain de l'homme de Cro Magon, aimerait rentrer au campement arborant un trophée qui lui vaudra l'admiration de la tribu.
Eux doivent assurer la survie de l'espèce:pondre puis nourrir leur progéniture, et pour celà il faut des forces.Dans ce lieu désert les occasions sont rares, le pêcheur a des appâts qu'il abandonne souvent en fin de journée.  Surveillance et patience seront récompensées.
Dans les eaux tumultueuses qui s'agitent et frappent les rochers, la lutte pour la vie se poursuit. Les gros poissons mangent les petits!
L'homme vient bouleverser l'ordre normal, il jette une sardine dans l'océan, le plus gourmand ou le plus affamé vient mordre à l'hameçon. Les sardines ont été prises au filet, aucune chance d'y échapper le banc est enserré dans le filet. Plus tard les oiseaux viendront mendier, voler leur part du butin.
La lutte pour la vie, la survie est parfois cruelle.
La-haut sur son rocher le pêcheur guette son fil....pour certains il s'agit aussi d'assurer le repas de la famille.

Passe temps pour nous, la pêche à la ligne est dans ces provinces sahariennes un vrai et le seul métier du père de famille. Repas du jour ou monnaie d'échange, le poisson est un bien précieux.

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